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Validation des outils utilisés pour la mesure de la consommation téléphonique mobile dans l’étude INTERPHONE en France


Environnement, Risques & Santé. Volume 6, Numéro 2, 101-9, Mars-Avril 2007, Article original

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : Martine Hours, Lucile Montestrucq, Marie Arslan, Marlene Bernard, Harouna El Hadjimoussa, Martine Vrijheid, Isabelle Deltour, Elisabeth Cardis

Résumé : Dans le but d’analyser la capacité des sujets à quantifier l’usage de leur téléphone mobile à l’aide du questionnaire, des études de validation ont été réalisées au cours de l’étude INTERPHONE. Cet article présente les résultats pour la France de l’étude de validation qui a été réalisée auprès de 73 volontaires. Leurs consommations téléphoniques par mobile (nombre et durée des appels) ont été fournies par leur opérateur pour une période de six mois (1 er octobre 2000-30 mars 2001). Le questionnaire de l’étude INTERPHONE a ensuite été administré au cours du mois de juin 2001, puis à nouveau un an après : les sujets n’avaient pas été avertis avant la période d’enregistrement qu’ils seraient interrogés sur leur consommation. L’analyse a comparé la consommation moyenne estimée par les sujets à celle mesurée par les opérateurs (test t pour séries appariées), puis a recherché les facteurs expliquant la discordance par une régression logistique. Si les sujets estiment assez bien le nombre d’appels qu’ils passent (nombre moyen estimé : 195,6 par mois \; nombre moyen mesuré : 162,6 par mois \; ns), ils surestiment de façon importante la durée des appels (durée moyenne estimée : 16,4 h/mois \; durée moyenne mesurée : 6,3 h/mois \; p <\; 0,01) \; les femmes surestiment plus que les hommes \; toutes les tranches d’âges sont concernées ainsi que toutes les catégories socioprofessionnelles à l’exception des artisans et des employés de bureau. Le fait d’estimer la durée de ses communications par appel ou par jour (au lieu de donner une moyenne mensuelle ou hebdomadaire) est un facteur explicatif de la discordance. La surestimation de la durée paraît diminuer avec le temps : l’estimation faite en 2002 reste significative, mais dans une moindre mesure. La corrélation entre le nombre d’appels et la durée mensuelle mesurée par les opérateurs est bonne. Le nombre d’appels serait un indicateur de consommation téléphonique plus fiable que la durée.

Mots-clés : étude de validation, France, Interphone, questionnaire, téléphone mobile, téléphone portable

 

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