Auteur(s) : Philippe Meurin, Raymonde Massabie, Nathalie Renaud, Hélène Weber, Anne Grosdemouge, Jean-Yves Tabet, Ahmed Ben Driss , Les Grands Prés, Centre de réadaptation cardiaque de la Brie, 27 rue Sainte-Christine, 77174 Villeneuve-Saint-Denis.
Résumé : Les preuves de l’efficacité de la réadaptation cardiaque chez les patients coronariens en termes de morbimortalité sont de plus en plus nombreuses. Il est donc surprenant que cette discipline soit encore sous-utilisée à l’heure de la médecine fondée sur les preuves. Cet article détaille les différentes techniques de ré-entraînement à l’effort, aujourd’hui basées sur la détermination d’une fréquence cardiaque d’entraînement obtenue par mesure directe de la fréquence cardiaque au seuil anaérobie ventilatoire lors d’une épreuve d’effort avec analyse des échanges gazeux ou approchée lors d’une épreuve d’effort conventionnelle. Les études récentes démontrant l’amélioration du pronostic vital et fonctionnel des patients entraînés sont présentées. Il faut insister sur les résultats de l’étude PET. En effet, dans cette étude randomisée, un programme de reconditionnement à l’effort de 12 mois chez des patients angineux stables a permis d’obtenir une meilleure survie sans événement (et pour un moindre coût) qu’une angioplastie.
Figure 1 L’entraînement physique est aussi efficace
qu’un traitement par bêtabloquant. À gauche, durée de l’effort, à
droite, seuil ischémique (d’après Todd et Ballantyne [4]).
Figure 2 Détermination du seuil anaérobie
ventilatoire.
Figure 3 Mécanismes d’action du reconditionnement à
l’effort.
Figure 4 Courbes de survie en fonction des capacités
d’effort initiales (d’après Myers et al. [12]).
Figure 5 Survie des coronariens stables en fonction
de la durée d’effort initiale (d’après Forslund et al. [13]).
Figure 6 Risque relatif de mortalité totale à 5 ans
en fonction de l’activité (données ajustées pour l’âge, le
tabagisme, le diabète, les antécédents d’infarctus ou d’accident
vasculaire cérébral) (d’après Wanamethee et al. [14]).
Figure 7 Risque relatif de récidives d’infarctus en
fonction de l’activité physique (d’après Steffen-Batey et al.
[15]).