|
|
 |
 |
| |
Version imprimable |
Un enfant qui va mourir : peurs, illusions et désirs |
Médecine thérapeutique / Pédiatrie. Volume 12, Numéro 3, 149-54, mai-juin 2009, Les acteurs psycho-socio-éducatifs
|
Texte intégral
|
Auteur(s) : Isabelle Funck-Brentano |
Résumé : La famille, les soignants s’inquiètent à l’approche de la mort de l’enfant, de ce qu’il sait, pense et ressent. Ils se demandent si l’enfant a conscience qu’il va mourir, s’il en a parlé à quelqu’un, s’il faut prendre l’initiative de lui en parler et comment ? L’expérience montre que les enfants en fin de vie acquièrent une conscience de leur mort à venir à travers la dégradation de leur corps. Ils parlent de leur mort en exprimant leurs peurs et désirs, pour être écoutés ou poser des questions. L’entourage de l’enfant, aussi bien familial que soignant, éprouve aussi des peurs, illusions et désirs qu’il projette à bon ou mauvais escient sur l’enfant malade. La notion d’information à l’enfant sur sa mort prochaine est discutée à partir de ce que l’enfant en perçoit et de sa façon de réagir. Écouter ce que l’enfant dit ou ne dit pas nous éclaire sur ce qu’il sait, veut ou ne veut pas savoir. Il est important de garder à l’esprit que le doute et le clivage sont des mécanismes de défense qui protègent efficacement le patient de ses angoisses, en particulier de mort. Par ailleurs, les difficultés des soignants au moment de la fin de vie sont discutées par rapport à la notion de « mort idéale » et de toute-puissance. |
Mots-clés : attitude envers la mort, divulgation, professionnels de santé, patient |
|