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Fin de vie en oncologie pédiatrique : une période active de traitement |
Médecine thérapeutique / Pédiatrie. Volume 12, Numéro 3, 127-33, mai-juin 2009, État des lieux
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Texte intégral
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Auteur(s) : Arnaud Petit, Isabelle Aerts, Jean Bruno Lobut, Maud Guillon, Gudrun Schleiermacher, Hélène Pacquement, François Doz, Jean Michon, Étienne Seigneur, Daniel Orbach |
Résumé : Les études sur les enfants atteints d’un cancer en fin de vie sont limitées. L’objectif de cette étude était d’évaluer la phase terminale des enfants atteints d’un cancer. Une analyse rétrospective des patients décédés dans le département d’oncologie pédiatrique de l’Institut Curie a été conduite entre juillet 2002 et juillet 2004. 65 patients sont décédés pendant cette période. Les cancers traités étaient des tumeurs cérébrales (17 patients), des neuroblastomes (15 patients), des rhabdomyosarcomes (10 patients), des ostéosarcomes (7 patients) ou d’autres tumeurs (16 patients). L’âge médian au décès était de 10,5 ans après une période médiane de suivi de 16 mois. Durant la phase palliative, 44 patients ont reçu un traitement spécifiquement anticancéreux, par chimiothérapie orale principalement, pour une durée médiane de 3 mois \; 12 patients ont reçu un traitement expérimental \; 22 patients ont reçu une radiothérapie palliative principalement à visée analgésique \; 6 patients ont subi une chirurgie palliative. Le lieu de décès était l’hôpital (43 patients), le domicile (19 patients), un service de soins intensifs (2 patients) ou une unité de soins palliatifs (1 patient). Concernant les 26 patients décédés en hospitalisation à l’Institut Curie, les symptômes terminaux pendant la dernière hospitalisation étaient principalement l’altération de l’état général, la dyspnée, les troubles de conscience, la douleur et la constipation. Ces symptômes ont nécessité l’administration de traitements par morphine (96 %), stéroïdes (96 %), oxygène (65 %) et anticonvulsivants. Concernant l’évaluation de la douleur, le relevé médian des scores de douleur enregistré par l’infirmière dans les 72 dernières heures de vie était de 0. La prise en charge en réseau de ces patients a permis à 28 % d’entre eux de décéder à la maison. Les enfants en phase terminale d’un cancer évolutif exigent des traitements actifs. L’évaluation de la douleur en fin de vie est difficile par les échelles actuellement disponibles pour les enfants. |
Mots-clés : cancer, fin de vie, accompagnement |
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