Les 198 enfants de cette étude sont nés en 1991-92 dans un
hôpital de Southampton en Grande Bretagne et ont été suivis
9 ans.
Les taux circulants de 25 (OH)-vitamine D à la fin de la grossesse
étaient insuffisants chez 31 % des mères, défectueux chez
18 %. Cette insuffisance (de même qu'une diminution du taux de calcium
dans la veine ombilicale) était associée 9 ans plus tard à
une réduction de la densitométrie osseuse chez les enfants (corps
entier et vertèbres lombaires). Les auteurs suggèrent un essai
randomisé destiné à démontrer qu'une supplémentation
en vitamine D chez les femmes (blanches) enceintes, notamment durant les mois
d'hiver, pourrait améliorer cette situation.
Javaid MK, Crozier SR, Harvey NC, Gale CR, Dennison EM, Boucher BJ, et al.
Maternal vitamine D status during pregnancy and childhood bone mass at age
9 years: a longitudinal study. Lancet. 2006;367:36-43.
Les questions que se pose la rédaction
Cette étude anglaise pose plus de questions qu'elle n'apporte de réponses...
Il est admis qu'une médiocre croissance intra-utérine et durant
l'enfance est associée à un risque approximativement doublé
de fracture de hanche 6 décennies plus tard. Mais d'une part, la relation
entre le statut vitaminique D maternel durant la grossesse et le développement
post-natal du squelette des enfants n'avait pas été évaluée
jusqu'alors, d'autre part le rapport entre la densitométrie osseuse de
l'enfant et son avenir "ostéoporotique" n'a jamais démontré.
Il manque encore beaucoup de pièces à ce "puzzle"...
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