Accueil > Revues > Biologie et recherche > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Biologie et recherche
Journal de Pharmacie Clinique
- Numéro en cours
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable
  Version PDF

Référentiels pédagogiques en pharmacie et impact sur les pratiques professionnelles : revue de la littérature française


Journal de Pharmacie Clinique. Volume 27, Numéro 2, 113-9, avril-mai-juin 2008, article original

DOI : 10.1684/jpc.2008.0084

Résumé   Summary  

Auteur(s) : C Planus, B Charpiat, B Allenet, J Calop , Service pharmaceutique, Hôpital de la Croix-Rousse, Hospices civils de Lyon, Centre hospitalier universitaire de Grenoble, Laboratoire ThEMAS TIMC UMR CNRS 5225, Université Joseph Fourier, Grenoble.

Résumé : Près de vingt ans après la mise en place de la réforme des études pharmaceutiques ayant pour objectif d’améliorer la qualité des actes professionnels, nous nous sommes interrogés sur le nombre et la nature des travaux présentés par des équipes françaises décrivant une stratégie pédagogique ou mesurant la qualité des actes professionnels dans le domaine de la pharmacie française. L’objectif de ce travail est de présenter les résultats de cette recherche bibliographique, de discuter les raisons du constat et de proposer quelques pistes d’évolution, ceci afin d’engager un débat qui nous apparaît nécessaire, compte tenu du contexte hospitalo-universitaire actuel. De rares articles issus d’équipes françaises abordent la thématique de la pédagogie et de ses conséquences en termes de pratique. Les raisons de cette absence de recherche en pédagogie dans le domaine pharmaceutique sont peu évoquées. Le résultat de nos réflexions reste qu’il semble urgent à notre sens de stimuler la recherche dans ce domaine, et de combler un retard méthodologique important sur les référentiels de pratiques et sur les stratégies d’évaluation. Des efforts considérables sont à faire pour proposer des méthodes d’apprentissage validées issues de la pédagogie active. Par ailleurs, les progrès au niveau de l’enseignement et de la formation ne peuvent être validés que dans le cadre d’une évaluation régulière et standardisée, évaluation de l’enseigné et de l’enseignant. L’évaluation des étudiants doit intégrer des outils innovants, s’intéressant plus à la compréhension et aux capacités de réflexion. Il convient également de proposer des outils pour évaluer la pertinence des enseignants et des enseignements par rapport aux pratiques professionnelles.

Mots-clés : pédagogie, pratiques professionnelles, pharmacie, évaluation

ARTICLE

Auteur(s) : C Planus1, B Charpiat1, B Allenet2,3, J Calop2

1Service pharmaceutique, Hôpital de la Croix-Rousse, Hospices civils de Lyon
2Centre hospitalier universitaire de Grenoble
3Laboratoire ThEMAS TIMC UMR CNRS 5225, Université Joseph Fourier, Grenoble

C’est au cours de l’année 1984-1985 qu’une réforme des études pharmaceutiques a mis en place la 5e année hospitalo-universitaire et l’internat qualifiant. Cette réforme avait pour objectifs d’améliorer la qualité de la formation des étudiants et par là même la qualité des actes professionnels qu’ils seront amenés à réaliser lors de leur exercice professionnel. L’un des axes majeurs sous-tendus par cette réforme était de développer les compétences (savoir, savoir-faire, savoir-être) du pharmacien auprès du clinicien et de le rapprocher du patient au travers de ce qui est communément appelé la pharmacie clinique. L’un des éléments clés de cette réforme était la création du stage hospitalier de 5e année mi-temps d’une durée d’un an et, dans une moindre mesure, l’internat en pharmacie, avec certains stages dédiés à des activités de pharmacie clinique. Les étudiants de 5e année hospitalo-universitaire et les internes en pharmacie sont des adultes en situation d’apprentissage continu et de professionnalisation. Ceux-ci sont en période de transition entre leur vie étudiante de formation exclusivement théorique et leur vie professionnelle.

Il existe de très nombreux ouvrages et des journaux (Pharmacy Education, Pharmacy Practice, The International Journal of pharmacy education and practice) qui traitent d’évaluation pédagogique et de mesure de la qualité des actes réalisés dans le domaine médical et pharmaceutique, notamment dans les pays anglo-saxons. Près de vingt ans après la mise en place de la réforme des études, nous nous sommes interrogés sur le nombre et la nature des travaux présentés par des équipes françaises ayant pour objectifs de décrire une stratégie pédagogique, d’en mesurer les résultats et les conséquences, notamment sur la qualité des actes professionnels réalisés soit par les étudiants en pharmacie soit par les pharmaciens.

L’objectif de notre travail est de présenter les résultats de cette recherche, de discuter les raisons du constat et de proposer quelques pistes d’évolution, ceci afin d’engager un débat qui nous apparaît nécessaire dans un contexte hospitalo-universitaire délicat.

Matériel et méthodes

La recherche bibliographique avait pour objectif d’identifier des articles, ouvrages ou études décrivant une stratégie pédagogique ou mesurant la qualité des actes professionnels dans le domaine de la pharmacie française (articles en langue française ou anglaise publiés par des équipes françaises). Nous avons interrogé les bases de données suivantes : Embase [1], Pascal [2], Pubmed [3]. Les mots-clés suivants ont été utilisés pour effectuer notre recherche : « teaching pharmacy », « pharmacy learning », « pharmacy students », « pharmacy resident(s) », « resident learning », « resident learning and pharmacy », « residency and pharmacy », « resident and pharmacy », « internship and residency and pharmacy », « program evaluation and health education/organization & administration and community pharmacy », « program evaluation and community pharmacy ».

Cette recherche bibliographique a été complétée par une recherche manuelle à partir des références bibliographiques citées dans les articles analysés. Les journaux consultés ont été les suivants : Le Journal de Pharmacie Clinique, La Pharmacie Hospitalière Française, Le Pharmacien Hospitalier, Les Actualités en Pharmacie Clinique et Biologique, ISPB Info, thèses et/ou mémoires de fin d’internat, Pharmacy Education.

Nous devons aussi évoquer : 1) le rapport très intéressant du comité national d’évaluation [4] en 1998 ; 2) l’introduction d’éléments positifs du décret du 14 Août 2003 [5] ; 3) l’analyse réalisée sur les pharmaciens en France par la DREES en 2005 [6]. Ce dernier document nous renseigne sur la répartition selon les métiers ce qui peut donner une idée des besoins et des orientations en termes de formation initiale et continue. Ces documents traitent essentiellement des études de pharmacie, des débouchés et des réformes à entreprendre pour améliorer les performances en termes de recherche et de formation.

Résultats

La dernière consultation des bases de données a été effectuée en date du 12 septembre 2007.

Notre recherche bibliographique a montré qu’au cours des 15 dernières années, 15 papiers ont été publiés sur cette thématique. Au regard des publications réalisées par les équipes anglo-saxonnes, ce nombre peut être considéré comme extrêmement faible.

L’analyse des résultats obtenus avec la base de données Pascal n’a permis de trouver aucun article concernant l’apprentissage des internes en pharmacie et des étudiants hospitaliers en France.

Sur Embase, en utilisant les mots-clés « teaching pharmacy », « pharmacy learning », aucun article publié par une équipe française sur les 32 références n’a été identifié. En utilisant le mot-clé « pharmacy students », 2 articles français sur les 346 références ont été trouvés [7, 8]. Aucune référence bibliographique n’a été trouvée en tapant les mots clés suivants : « pharmacy resident(s) », « resident learning and pharmacy ». Sur les 21 références répertoriées en utilisant « resident learning », aucune ne concerne le domaine pharmaceutique. Les mots-clés « residency and pharmacy » ont permis de référencer 201 articles, aucune équipe française n’est à l’origine de ces publications.

Sur la base de données Pubmed, les mots-clés « resident and pharmacy » ont permis de répertorier 93 références dont une issue d’une équipe française [9]. En utilisant les mots-clés « internship and residency and pharmacy », 138 articles sont référencés, aucun ne provient d’une équipe française. Les mots-clés suivants « program evaluation and health education/organization & administration and community pharmacy » et « program evaluation and community pharmacy » ont permis de répertorier respectivement 8 et 69 références mais aucun article issu d’une équipe française.

La recherche bibliographique complétée par une recherche manuelle à partir de la bibliographie citée dans les articles retrouvés a permis d’identifier quelques travaux traitant de pédagogie et de son évaluation : Guide des fonctions hospitalières de pharmacie clinique à l’usage des étudiants de 5e année hospitalo-universitaire [10] par l’Association Nationale des Enseignants de Pharmacie Clinique (ANEPC), ISPB info : compte rendu du Congrès de l’Association Internationale de Pédagogie Universitaire de Sherbrooke des 27 et 30 mai 2003, bulletin de l’ordre [11]. Les sommaires de revues spécialisées dans le domaine pharmaceutique ont été passés en revue : Pharmacy Education, Journal de Pharmacie Clinique, Annales pharmaceutiques françaises. De rares articles issus d’équipes françaises abordent la thématique de la pédagogie et de ses conséquences en terme de pratique [12-21].

Les articles issus d’équipes françaises retrouvés dans la littérature concernent pour la plupart le domaine officinal [15-19]. Ces travaux ne portent pas sur les compétences de l’évalué -définies comme une mobilisation effective et à bon escient des connaissances dans une situation de travail. Ces articles traitent de l’acquisition des connaissances théoriques de la personne formée et de l’appréciation du niveau d’apprentissage de celle-ci (utilisation de QCM, de questionnaires) [13, 18].

Quatre articles décrivent et/ou évaluent un programme de formation [7, 11, 18, 19]. Ferry décrit les objectifs, le contenu et l’organisation d’une formation initiale de pharmacie clinique destinée aux étudiants en pharmacie. Cet article souligne la nécessité d’effectuer le bilan de cet enseignement par l’intermédiaire d’une évaluation [11]. Cependant, notre recherche documentaire ne nous a pas permis de trouver trace de cette évaluation.

L’objectif du travail de Brouard [18] était d’évaluer une séance d’un programme de formation continue de pharmacie clinique. L’étude porte sur l’analyse de l’évolution des connaissances scientifiques du pharmacien avant la séance, juste après et un mois plus tard au moyen d’un questionnaire à choix multiple (QCM). Les résultats montrent que pour 81 % des questions, la formation a permis d’améliorer les connaissances des pharmaciens d’officine ou les a laissées stationnaires. Cette démarche évaluative a permis aux évalués de tester leurs connaissances et de les motiver à les entretenir, et aux formateurs de cerner les lacunes de la formation. Un autre article de Brouard [19] évalue également un programme de formation continue destiné aux pharmaciens d’officine et utilise comme indicateur d’évaluation de la formation, la satisfaction des patients. Les résultats montrent une amélioration de la satisfaction des patients du groupe pharmaciens suivant la formation continue, comparativement à celle du groupe pharmaciens témoins ne participant pas à la formation continue. Cette étude montre également que la satisfaction du patient peut être utilisée comme outil d’évaluation du bénéfice apporté par l’actualisation régulière des connaissances du pharmacien à l’officine. L’article de Auray [7] a pour objet la description d’un programme de formation et de validation permettant l’accès des étudiants en stage hospitalier à l’exercice de la consultation pharmaceutique dans le cadre de la dispensation des médicaments antirétroviraux. L’étape préalable à cette formation est la mise à niveau des connaissances des étudiants sur les médicaments antirétroviraux non enseignés à l’université. La formation s’appuie sur la validation de toutes les prescriptions avec vérification du respect des contre-indications, des posologies et des interactions médicamenteuses, la rédaction de plans de prises écrits en tenant compte des paramètres pharmacocinétiques ou physico-chimiques du médicament, des habitudes alimentaires et du mode de vie des patients et sur l’apprentissage de la communication avec l’utilisation d’un niveau de langage adapté à chaque patient. La validation de la formation s’effectue selon deux modalités : questions à choix multiples et mise en situation. Cet article souligne des lacunes des étudiants en termes de communication. L’impact de la formation sur la qualité et sur le devenir des pratiques professionnelles des étudiants formés n’est pas évalué dans cet article.

Deux articles seulement parmi ceux référencés évaluent les performances des internes en pharmacie. Allenet [12] évalue l’impact d’un programme de formation sur la pratique des internes dans le cadre de l’analyse de prescription. L’outil d’évaluation utilisé est une mesure indirecte de la performance des internes : il s’agit d’un niveau d’acceptation par les médecins des interventions réalisées par les internes en pharmacie dans le cadre de l’analyse des prescriptions. Le taux d’acceptation des prescripteurs sur les recommandations effectuées par les internes était de 47 %. Cependant, le taux d’acceptation s’avère plus important pour les pharmaciens seniors que pour les pharmaciens juniors. L’article de Charpiat [14] mesure également la performance des internes en pharmacie dans le domaine de l’analyse de prescription et du bon usage du médicament et a permis d’identifier leurs domaines de compétence et de préciser le ou les domaines de l’analyse de prescriptions où la formation hospitalière doit être revue. Enfin, Planus [20] étudie l’impact d’un programme de formation d’internes en pharmacie à l’analyse de prescription. Les auteurs montrent que ce programme a permis d’améliorer les performances en matière de contre-indications/non-conformité aux référentiels, indication non traitée, surdosage, interactions médicamenteuses, voie d’administration inappropriée, incompatibilités physico-chimiques. En revanche, des insuffisances persistent dans le domaine de la nutrition parentérale, dans la détection des interactions médicamenteuses et des incompatibilités physico-chimiques rencontrées au cours des perfusions. Les auteurs suggèrent que ces insuffisances sont plus liées à des problèmes de comportement vis-à-vis de l’emploi des outils d’aide à l’analyse de la prescription qu’à des problèmes de connaissances et proposent qu’une recherche soit développée dans le domaine de l’étude des comportements.

Quatre articles de nature politique sur la thématique de l’apprentissage et de la formation des étudiants en pharmacie sont référencés dans la littérature française [15-17, 21]. Ces articles dressent le même bilan au niveau des insuffisances constatées dans le cadre de la formation et de l’enseignement dispensé que ce soit dans le cadre officinal ou hospitalier. Ainsi, Charpiat [21] souligne qu’il n’existe pas de contrat d’objectifs pour les étudiants de 5e année hospitalo-universitaire à Lyon. Les objectifs à atteindre tant sur le plan de l’enseignement que de la pratique professionnelle ne sont pas définis. Notre recherche nous a permis de trouver seulement un guide fixant les objectifs de la 5e année hospitalo-universitaire, l’organisation des fonctions hospitalières et la validation des fonctions hospitalières [10]. Calop et al. [15] soulignent une absence de coordination entre enseignement et pratique professionnelle et la nécessité de rechercher des indicateurs permettant de mesurer et d’évaluer les pratiques en vue de proposer une évolution de l’enseignement ainsi qu’un niveau de performance à atteindre. Il n’existe par ailleurs aucune publication décrivant de quelle manière se fait la coordination entre enseignement et pratique professionnelle. L’auteur met en avant le manque d’organisation du suivi de la formation et remet en cause l’enseignement dispensé aux étudiants en pharmacie qui n’apparaît pas adapté aux besoins.

Quatre articles mettent l’accent sur les lacunes dans la formation des étudiants en termes de communication, notamment lors de la consultation pharmaceutique. Or, ceux-ci ne sont notamment pas préparés à la nécessité de percevoir le niveau socioculturel de leur interlocuteur et au besoin d’y adapter leur discours [7].

Discussion

Les résultats de notre travail mettent en lumière une absence d’intérêt pour l’évaluation des enseignements. Ceci est d’autant plus surprenant que la majorité des étudiants formés par les facultés de pharmacie sont destinés à l’exercice officinal, une plus faible partie étant destinée à l’exercice hospitalier. On pourrait s’attendre à ce qu’il y ait une recherche visant à déterminer la relation entre enseignement et qualité de l’exercice officinal. On peut donc s’interroger sur la finalité des notes attribuées par les enseignants chercheurs universitaires suite aux examens qu’ils font passer aux étudiants. Est-ce que ces enseignants considèrent leur travail terminé une fois que la notation est effectuée ? S’interrogent-ils sur les performances en termes d’exercice tant officinal qu’hospitalier des étudiants qu’ils ont formés ? Y a-t-il des organismes ou des textes qui les incitent à le faire ?

D’une façon plus ciblée et pour reprendre l’état d’esprit de la réforme des études pharmaceutiques introduisant le stage hospitalier (arrêté du 17 Juillet 1987 [5]), la recherche de la littérature sur les aspects pédagogiques et l’évaluation des pratiques met en évidence de très rares articles dans le domaine des exercices professionnels, mais aussi sur l’évaluation de cette réforme pédagogique qu’a constitué l’introduction d’une cinquième année hospitalo-universitaire que certains enseignants voudraient paradoxalement voir réduite en importance.

Dans le domaine pharmaceutique il n’y a donc pas ou peu de recherche en pédagogie. Les raisons de cette absence de recherche sont connues mais peu évoquées officiellement et nous pouvons en citer quelques-unes.

Un manque d’incitation

Un éditorial du Lancet [22] a souligné un budget insuffisant pour la recherche dans le domaine de la pédagogie médicale du fait d’une sous-estimation du coût généré par les chercheurs en éducation, et d’un manque de reconnaissance de leur travail. L’enseignement et la formation hospitalière sont considérés comme une charge et comme ayant un coût et non pas comme un investissement. Les chercheurs en éducation dans le domaine médical doivent prouver qu’ils peuvent améliorer l’apprentissage des étudiants et à terme, avoir un impact sur les patients. En clair, quel intérêt un enseignant aurait-il à engager une telle recherche et quels sont les mécanismes incitateurs ? Reprenons les principales idées préconisées dans le rapport du CNE de 1998 [4] qui constate un décalage entre les métiers et la formation. Il est étonnant de voir la difficulté de l’évolution pédagogique de l’ensemble des facultés de pharmacie et le peu de motivations et de moyens pour mettre en œuvre des éléments simples. Cela confirme que l’enseignement représente pour les universitaires une sorte d’handicap promotionnel dans la carrière.

Un retard méthodologique important sur les référentiels de pratiques…

Dans le domaine pharmaceutique, tant officinal qu’hospitalier, on n’a jamais cherché à définir ce qu’est un pharmacien compétent ni à le mesurer. Le séminaire de réflexion sur la « place de l’évaluation des pratiques professionnelles à l’hôpital » n’accorde que peu de place à l’évaluation de la compétence du pharmacien hospitalier [23].

…et, ainsi sur les stratégies d’évaluation

Nous avons aussi constaté qu’il n’existe actuellement aucun référentiel permettant au pharmacien responsable d’évaluer un interne ou un étudiant selon des critères définis et de manière objective. La question que nous pouvons nous poser est la suivante : quels indicateurs d’évaluation de la formation peuvent être considérés comme acceptables ? Sur quels critères ? Par rapport aux pays anglo-saxons, nous avons un retard considérable quant à l’évaluation des pratiques professionnelles et à la recherche d’indicateurs permettant de mesurer et d’évaluer ces pratiques en vue de proposer une évolution de l’enseignement, ainsi qu’un niveau de performance à atteindre [15]. La littérature n’accorde que peu de place à l’évaluation de la compétence du pharmacien hospitalier. Le rapport de mission d’août 2003 rédigé par Matillon portant sur les « modalités et conditions d’évaluation des compétences professionnelles des métiers de la santé » [24] consacre une page seulement à l’évaluation des pratiques professionnelles des pharmaciens hospitaliers. Paradoxalement, il existe de nombreux ouvrages, rapports ou articles traitant de l’évaluation des pratiques professionnelles des médecins à l’hôpital, de la formation des internes en médecine, des méthodes d’évaluation des enseignants et des enseignements en médecine.

Le constat fait, d’une quasi-absence de réflexion sur la thématique de la pédagogie dans le domaine pharmaceutique et sur ses conséquences en termes de pratique, nous nous sommes intéressés à quelques pistes concernant l’offre de formation.

Quelle offre de formation ?

La formation doit intégrer les trois composantes savoir, savoir-faire, et savoir être. C’est au niveau de cette dernière dimension sociale que la formation est inexistante. La connaissance des référentiels métiers doit permettre de construire un cursus de formation adapté et régulièrement mis à jour en fonction de l’évolution de ces métiers et des exigences sociétales. La question dans ce travail reste de savoir si nos facultés préparent correctement à exercer les différents métiers de pharmaciens : industriels, biologistes, hospitaliers, officinaux… Pour avoir une pertinence dans l’enseignement, il convient de pouvoir connaître le métier et ses évolutions. Si l’on regarde le programme des études de pharmacie, ce dernier est constitué essentiellement de textes réglementaires sans volume horaire et sans définition des objectifs pédagogiques. Il convient de cibler au maximum les interventions dans ce qu’elles ont d’original et d’utile pour l’exercice des métiers de la pharmacie ; la physico-chimie, par exemple, doit s’imprégner des problèmes de la pharmacotechnie pour construire des programmes basiques pertinents et avoir systématiquement des exemples, des problèmes à résoudre permettant d’illustrer et de donner un sens pédagogique à la discipline enseignée.

Il serait probablement intéressant que des enseignants universitaires et des pharmaciens hospitaliers impliqués dans la formation des étudiants et des internes en pharmacie décrivent les méthodes d’apprentissage qu’ils mettent en place pour que les étudiants et les internes soient capables de résoudre des problèmes, écrire des rapports, analyser des articles scientifiques, faire des présentations orales. Il serait également souhaitable qu’ils décrivent de quelle manière ils apprennent aux étudiants à penser d’une manière critique. Les Etats-Unis restent un modèle concernant l’introduction de la pédagogie active dans leur programme d’enseignement de pharmacie et la description des méthodes d’apprentissage utilisées [25]. A titre d’exemple, leur programme inclut de plus en plus de méthodes d’apprentissage telles que l’apprentissage en groupe ou « collaborative learning » et vise à associer science et pratique. Cette stratégie d’apprentissage permet de développer les aptitudes sociales des étudiants telles que le leadership, la prise de décision, la communication et le management. Cette forme d’apprentissage consiste pour les étudiants à travailler en groupe pour résoudre des problèmes, écrire des rapports, créer des posters, améliorer les présentations orales, analyser des articles scientifiques. Les enseignants ont mis au point des travaux de développement créatif et des exercices pour apprendre aux étudiants à penser de façon critique. Leur programme d’études inclut aussi de nombreuses sessions pratiques, appelées « apprentissage par l’expérience » ou « experiental learning ». Par ailleurs, de nombreuses universités de pharmacie aux Etats-Unis introduisent le « problem-based learning » (PBL) ou « apprentissage basé sur un problème » dans leur programme de formation. Le PBL est une technique d’enseignement et d’apprentissage spécifique centré sur l’étudiant (l’apprenant détermine ce qu’il a besoin de savoir). Le principe du PBL est de confronter les étudiants à une situation réelle à partir d’un cas clinique. Cela nécessiterait pour notre pays que nos facultés puissent s’associer à des équipes des sciences de l’éducation spécialisées dans les domaines de l’évaluation pour proposer des outils validés et standardisés qui permettrait d’établir des comparaisons entre les méthodes utilisées et de progresser pour que l’étudiant se libère d’un enseignement traditionnel peu propice à l’expression individuelle et de groupe. Des efforts considérables sont à faire dans ce domaine au travers des commissions pédagogiques.

Notons deux évolutions enregistrées dans les textes réglementaires sur les études de pharmacie d’août 2003 [5] : 1) celle des enseignements coordonnés qui devaient permettre la constitution de véritables équipes pédagogiques ; 2) celle des stages d’application devant illustrer dans le métier d’officinal la différence entre un enseignement théorique et ce qui se passe réellement sur le terrain avec le patient. Il serait intéressant de dresser un bilan de l’application des textes visant à mettre en place ces dispositifs. Nous restons persuadés que comme la médecine et l’odontologie, la pharmacie gagnerait beaucoup à une formation par alternance dans des stages d’immersion face à des responsabilités à prendre et des problèmes à résoudre. Cela permettrait : 1) d’accéder à de vraies collaborations médico-pharmaceutiques en mêlant des cultures complémentaires permettant de sortir de la relation « J’ordonne tu exécutes » ; 2) d’avoir des cohérences dans la mise en œuvre des politiques de santé entre institutions, professionnels et universités. Comment dans les programmes des études de médecine et de pharmacie, justifier l’absence de disciplines comme l’économie de la santé ou l’apprentissage des sciences comportementales dans un contexte où le déficit de la sécurité sociale ne pourra que s’aggraver et où le patient doit apprendre à gérer sa maladie ? Un article [26] met l’accent sur le fait que l’objectif de l’internat est d’entraîner les étudiants à la pratique professionnelle et aux activités de management. A titre d’exemple, un programme d’études de pharmacie à Pittsburgh aux Etats-Unis introduit des notions de communication dans ses enseignements, notions souvent négligées dans la formation des étudiants et des internes en pharmacie [14, 15]. Ce constat est d’autant surprenant qu’il a été démontré qu’une communication de qualité améliore le devenir clinique et la qualité de vie des patients [27].

Revenons sur l’aspect de l’enseignement et de la formation. Les progrès à ce niveau ne peuvent être enregistrés que dans le cadre d’une évaluation régulière, validée à l’aide d’échelles construites sur des objectifs précis. Elle comporte les deux parties suivantes.

Evaluation des étudiants par l’enseignant

L’évaluation des connaissances des étudiants se fait normalement et traditionnellement d’une façon académique par discipline, avec les examens traditionnels. Cette évaluation doit évoluer avec les enseignements coordonnés et s’intéresser plus à la manière dont les étudiants arrivent à résoudre un problème en intégrant des connaissances diverses provenant de différentes disciplines. Des outils innovants sont de plus en plus utilisés et permettent une évaluation de la compréhension et des capacités de réflexion de l’étudiant, plus qu’une évaluation de connaissances théoriques. L’Université de Pittsburgh a développé une grille d’évaluation des étudiants en pharmacie au cours de leur stage hospitalier [27]. Le questionnaire permet une évaluation de l’étudiant sur différents critères : analyse de prescription et dispensation, connaissances théoriques, aptitudes de l’étudiant à trouver une information, management, communication avec le patient et les autres professionnels de santé, démonstration de compétences professionnelles, qualité de présentation, capacité de recherche. Chacun de ces critères est détaillé de façon à permettre une évaluation objective de l’étudiant en pharmacie. Le référentiel d’évaluation mis en œuvre en 5e AHU, au CHU de Grenoble, dérive de celui de l’Université de Montréal et vise à évaluer avec l’étudiant, au cours d’une mise en situation professionnelle dans l’unité de soins, les étapes suivantes : 1) attitudes et comportements généraux dans l’unité de soins ; 2) établir une relation de confiance avec les personnes du service ; 3) recueillir l’information et communiquer ; 4) évaluer la thérapeutique prescrite ; 5) élaborer une observation pharmaceutique conjointement avec le patient.

Par ailleurs, on ne sait pas de quelle manière les praticiens hospitaliers, qui encadrent les étudiants et les internes dans le cadre de leurs activités hospitalières, sont informés des programmes reçus par ces étudiants avant leur arrivée à l’hôpital, ni les techniques pédagogiques employées. L’université ne renseigne pas sur les acquis individuels de chacun de ces étudiants avant qu’ils ne viennent exercer à l’hôpital et/ou à l’officine. Dans ces conditions, certains praticiens hospitaliers qui s’impliquent dans la formation de ces étudiants et de ces internes se voient contraints de réaliser, s’ils en ont le temps, un diagnostic pédagogique afin d’identifier les lacunes et de déterminer les priorités de formation nécessaires pour que l’étudiant et l’interne puissent commencer à exercer de manière efficace et être en mesure de devenir autonome. L’autoévaluation devrait être favorisée afin de faire prendre conscience aux internes de leur niveau de connaissance dans le cadre de l’activité qu’ils accomplissent quotidiennement. L’utilisation d’un « portefeuille de compétences » peut être un bon moyen pour l’interne d’entreprendre son autoévaluation. Ce « portefeuille des compétences » s’inspire de la pratique nord-américaine du portfolio. Il est défini comme « un processus de formalisation de ses acquis par lequel une personne cherche à démontrer, avec preuves à l’appui, les apprentissages qui résultent d’expériences supervisées ou non et qui se rapportent à des cours, programmes ou emplois précis » [28]. Ce portfolio constitue un des moyens d’une démarche de connaissance de soi pour l’interne et lui permet de quantifier et de valoriser sa pratique professionnelle et ses connaissances acquises, ce qui n’est pas effectué en pratique. C’est un moyen également pour le praticien de connaître les acquis des étudiants ou internes en pharmacie.

Il apparaît important également de mesurer et de suivre l’évolution des performances des internes au cours de leur apprentissage. La notion de contrôle avec information en retour des étudiants et internes (« feed-back ») est nécessaire à leur apprentissage et à l’assurance de la qualité des soins qu’ils procurent. Cette notion est abordée dans un article évaluant un nouveau programme d’apprentissage des internes en pharmacie aux Etats-Unis [29]. Par ailleurs, les internes exercent de façon autonome, il est important d’effectuer une évaluation périodique des interventions ou des activités des internes en pharmacie.

L’évaluation de l’enseignant par l’étudiant

Il s’agit ici d’un problème délicat qui touche à la personne des enseignants. Comment être exigeant lorsque l’on sait que la formation d’enseignants universitaires n’existe pas et se fait sur le tas au travers du maintien d’un système ; il n’y a pas de formation et l’évaluation obligatoire depuis 2002 [30] n’est pas encore systématique et même lorsqu’elle est organisée, il n’y a aucune conséquence ; paradoxalement ce sont les étudiants qui feront évoluer cet aspect. Les IUFM forment les professeurs des écoles mais les universitaires doivent s’improviser enseignants ; si des initiatives de formation sont prises, ce sont souvent ceux qui en ont le moins besoin qui suivent les formations et ces dernières n’ont aucun caractère obligatoire. Les formations les plus dynamiques sont celles qui sont proposées pour acquérir la maîtrise des outils informatiques utilisables à des fins d’enseignements et il faut s’en féliciter. Quant à la pédagogie proprement dite, si des recherches existent au niveau des sciences humaines vis-à-vis des écoles maternelles ou des lycées, il n’y a que très peu de travaux sur l’enseignement universitaire. C’est dire l’intérêt que portent les grandes institutions universitaires à la qualité de l’évaluation pédagogique des enseignants. Plus encore soulignons « l’étanchéité » entre les facultés des sciences humaines et celles dites scientifiques. Les premières ont les outils et les méthodes mais les collaborations sont rares sur cette dimension de l’évaluation des formations, peut-être, du reste, parce que l’évaluation de la qualité des enseignements au niveau des facultés des sciences sociales n’est que très émergente et non systématique. C’est pourtant bien dans ces universités qu’il convient d’aller chercher des outils et des méthodes à la fois pour l’évaluation des formations mais aussi pour s’inspirer des recherches sur la didactique professionnelle, afin de proposer des méthodes pour les évaluation pratiques professionnelles désormais obligatoires pour les professionnels de santé. Si l’on prend l’exemple des grandes universités américaines, l’étudiant est un véritable client au travers des droits d’inscription fort élevés qu’il paie ; de ce fait il est en droit d’exiger à la fois une rigueur dans l’organisation et la qualité des enseignements. La loi prévoyant l’autonomie des universités va-t-elle permettre d’avancer dans ce domaine ?

Nathalie Younés dans sa thèse [31] propose des solutions pour éviter que l’on tombe dans la confusion de l’évaluation de l’enseignant et l’évaluation des enseignements. En particulier, cette évaluation doit être organisée collectivement au sein des départements d’enseignement et en rendant des outils accessibles (logiciels spécialisés) par internet et anonymes permettant aux étudiants de remplir des questionnaires validés et exploités statistiquement faisant ressortir les points d’amélioration à travailler collectivement pour gommer des dysfonctionnements insupportables.

Conclusion

Plus de vingt ans se sont passés depuis la mise en place d’une réforme et personne ne s’est intéressé à en mesurer les conséquences. Ainsi, ignore-t-on de quelle manière cette réforme a fait évoluer la pratique officinale et/ou hospitalière. A-t-elle eu un impact en termes de santé publique ? A-t-elle contribué à la diminution de l’iatrogénie médicamenteuse ? Soulignons le contenu noble mais qui reste incantatoire des éditoriaux du bulletin national de l’ordre des pharmaciens sur cet aspect. Or nous n’insisterons jamais assez sur le fait que des pratiques professionnelles ne peuvent que s’enrichir d’une recherche universitaire et ceci pour plusieurs raisons : 1) elle permet de mesurer les impacts d’une pratique ; 2) de comparer des pratiques et leurs résultats ; 3) de faire évoluer des pratiques par rapport à des attentes des clients ; 4) d’éviter l’éloignement des universités de la base c’est-à-dire des métiers du pharmacien que ces derniers s’exercent dans le domaine de la biologie de l’industrie ou de l’officine ; 5) enfin, l’élément peut-être le plus important : analyser si l’enseignement universitaire reste pertinent par rapport aux diverses pratiques professionnelles. Il serait fortement souhaitable que dans chaque faculté de pharmacie puisse exister un observatoire des pratiques professionnelles.

Ceci doit entraîner des devoirs et des contraintes au niveau des universitaires :

  • 1) connaître les diverses pratiques professionnelles par un recrutement plus systématique de professeurs associés qui doivent irriguer par leurs connaissances des pratiques, la réflexion pédagogique de l’université mais aussi et nous le répétons de favoriser des recherches sur ces pratiques professionnelles ;
  • 2) par le développement de véritables équipes pédagogiques que permet la dernière réforme des études pharmaceutiques avec les enseignements coordonnés ;
  • 3) par l’encadrement plus serré des stages professionnels (stages d’application, stages de 5e année, de 6e année) ;
  • 4) par l’autonomisation plus rapide des étudiants au travers d’une pédagogie par objectifs tels que l’imposent les derniers textes de la réforme pédagogique de 2002. A ce titre, l’utilisation de plateforme d’enseignement géré par tous les enseignants concernés favorise le travail personnel de l’étudiant, de l’interne et permet une autoévaluation avant par exemple la prise de fonctions hospitalières.

References

1 http ://www.embase.com consulté le 3 septembre 2007.

2 Pascal. [CD-ROM] 1997-2004 (10). Logiciel d’accès Webspirs Version 4.3. INIST-CNRS. Disponible à la faculté de pharmacie de Lyon. Dernière consultation le 24 août 2007.

3 Pubmed. Base de données consultable à l’adresse suivante : www.ncbi.nlm.nih.gov. Dernière consultation le 3 septembre 2007.

4 La formation des pharmaciens en France. Available from : http ://www.cne-evaluation.fr/wcne-pdf/Bulletin26.pdf. Dernière consultation le 12 septembre 2007.

5 Arrêté du 17 juillet 1987 modifié par l’arrêté du 29 octobre 1992, modifié par l’arrêté du 7 novembre 1994 modifié par l’arrêté du 20 mai 1998 modifié par l’arrêté du 2 juillet 1999 modifié par l’arrêté du 14 août 2003 relatif au régime des études en vue du diplôme d’état de docteur en pharmacie. Consultable à l’adresse suivante : http ://www.ordre. pharmacien.fr/fr/pdf/A170787.pdf. Dernière consultation le 20 juillet 2007.

6 Les pharmaciens en France. Situation démographique et trajectoires professionnelles. Consultable à l’adresse suivante : http ://www.sante.gouv.fr/dress/etude-resultat/er437/ er437.pdf.

7 Auray G, Charpiat B. Programme de formation des étudiants en stage hospitalier à la consultation pharmaceutique : application à la dispensation des antirétroviraux. J Pharm Clin 2000 ; 19 : 231-6.

8 Calop J. Medical history of hospitalized patient : a routine task to be effected by the pharmacy student. Acta Pharm Hosp 2005 ; 2 : 59-60.

9 Bedouch P, Allenet B, Labarere J, Brudieu E, Chen C, Chevrot D, et al. Diffusion des opinions pharmaceutiques dans le cadre d’une activité de pharmacie clinique en unité de soins. Therapie 2005 ; 60 : 515-22.

10 Guide des fonctions hospitalières de pharmacie clinique à l’usage des étudiants en pharmacie de cinquième année hospitalo-universitaire. Sous l’égide de l’Association des enseignants français de pharmacie clinique. Lab Bristol Myers Squibb, 2000.

11 Ferry S. Formation initiale en pharmacie clinique. Bulletin de l’ordre 336. 1992.

12 Allenet B, Bedouch P, Brudieu E, Chen C, Chevrot D, Tessier A, et al. Physicians’ acceptance of pharmacy residents’ recommendations on drug therapy. Pharm Educ 2004 ; 4 : 63-7.

13 Calop N, Allenet B, Calop J, Figari G. The effect of continuous education on the professional practice of French community pharmacists. Pharm Educ 2002 ; 2 : 185-90.

14 Charpiat B, Macchi-Andanson M, Perquin S, Leboucher G, Brandon MT. Mesure de la performance d’internes en pharmacie : application à l’analyse des prescriptions et au bon usage du médicament. J Pharm Clin 2003 ; 22 : 215-20.

15 Calop J. Préparer l’avenir : analyse de l’évolution professionnelle du métier de pharmacien d’officine. Nécessité d’un projet commun liant l’université et l’officine. Ann Pharm Fr 1996 ; 54 : 202-10.

16 Calop J. Préparer l’avenir : analyse de l’évolution professionnelle du métier de pharmacien d’officine. 2e partie : Nécessité d’un projet commun liant l’université et l’officine : des propositions pratiques. Ann Pharm Fr 1997 ; 55 : 77-85.

17 Calop J. Préparer l’avenir : analyse de l’évolution professionnelle du métier de pharmacien d’officine. 3e partie : Réinventer la profession. Ann Pharm Fr 1997 ; 55 : 86-90.

18 Brouard A, Conort O, Oliary J, Hazebroucq G, Daures JP. Evaluation d’une séance de pharmacie clinique pour les officinaux dans le cadre de la formation continue. J Pharm Clin 1995 ; 14 : 272-9.

19 Brouard A, Daures JP, Hazebroucq G, Conort O, Oliary J. Pharmacie Clinique et formation continue pour les pharmaciens d’officine : proposition d’utilisation de la satisfaction du patient comme indicateur dévaluation. J Pharm Clin 1996 ; 15 : 235-42.

20 Planus C, Charpiat B, Calop N, Allenet B. Effects of a training program on the practices of hospital pharmacy residents in the field of prescription analysis. Pharm Educ 2007 ; 7 : 109-15.

21 Charpiat B, Maire P, Roy M. Dix années d’AHU… Quelques réflexions hospitalières. Où en sommes-nous de la 5e année hospitalo-universitaire? Lyon Pharm 1995 ; 46 : 275-9.

22 Davis MH, Ponnamperuma GG. Medical education research at the crossroads. Lancet 2006 ; 367 : 377-8.

23 61es journées du Groupe d’Etudes et de Réflexion des Hôpitaux Non Universitaires. La place de l’évaluation des pratiques professionnelles à l’hôpital : entre accréditation et évaluation des compétences, vers une optimisation de la qualité. 23 et 24 mai 2003. Consultable à l’adresse suivante : http ://www.gerhnu.free.fr/congres.html, consulté le 12 septembre 2004.

24 Matillon Y. Rapport de mission « Modalités et conditions d’évaluation des compétences professionnelles des métiers de la santé ». Août 2003. Consultable à l’adresse suivante : http ://www.sante.gouv.fr/htm/actu/matillon/rapport_matillon.pdf, dernière consultation le 20 juin 2004.

25 American society of hospital pharmacists. ASHP Accreditation Standard for Specialized Pharmacy Residency Training (with Guide to Interpretation). Am J Hosp Pharm 1994 ; 51 : 2034-41.

26 O’Malley C. Training pharmacists for careers in managed care. Am J Health Syst Pharm 1997 ; 54 : 2055.

27 University of Pittsburgh, School of Pharmacy. Guide for students and preceptors experimental learning manual. Consultable à l’adresse suivante : http ://students. pharmacy.pitt.edu/elp/P1-P4.pdf, consulté le 10 décembre 2006.

28 Richard C, Lussier MT. La communication professionnelle en santé. Saint Laurent (Québec). Québec : ERPI, 2005 ; (sous la direction de).

29 Smith KM, Hecht KA, Armitstead JA, Davis GA. Evolution and operation of a pharmacy residency on-call program. Am J Health-Syst Pharm 2003 ; 60 : 2236-41.

30 Décret n° 2002-481 du 8 avril 2002 relatif aux grades et titres universitaires et aux diplômes nationaux publié. Journal officiel n°84 du 10 avril 2002.

31 Younes N. L’effet évaluation de l’enseignement supérieur par les étudiants. Discipline sciences de l’éducation soutenue le 27 juin 2006. Université Pierre Mendès France Grenoble.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]