Accueil > Revues > Biologie et recherche > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Biologie et recherche
Journal de Pharmacie Clinique
- Numéro en cours
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable

Vaccin contre l'hépatite B et sclérose en plaques : bilan des dernières études épidémiologiques


Journal de Pharmacie Clinique. Volume 21, Numéro 4, 228-35, Décembre 2002, Pharmacothérapie


Résumé   Summary  

Auteur(s) : M. BOAZIS, Service de pharmacie, Centre hospitalier de Châlons-en-Champagne..

Résumé : L'hépatite B est devenue une priorité mondiale de santé publique. Cette pathologie peut être prévenue par des vaccins efficaces, sûrs et immunogènes. La moitié de la population générale est vaccinée et les enfants, comme les professionnels de santé sont les principaux groupes à vacciner en priorité. Récemment, des effets indésirables neurologiques tels que la sclérose en plaques ont été attribués aux vaccins contre l'hépatite B. Les études épidémiologiques ne mettent pas en évidence un lien de causalité entre atteintes démyélinisantes du système nerveux central et vaccination antihépatite B. La découverte en France d'une nouvelle pathologie, la myofasciite à macrophages et son éventuelle association avec la maladie auto-immune et les vaccins contenant de l'aluminium nécessite des investigations complémentaires. La vaccination universelle préconisée par l'Organisation mondiale de la santé et soutenue par les médecins et les pharmaciens reste l'unique moyen d'éradication de l'hépatite B dans le monde.

Mots-clés : hépatite B, vaccination, sclérose en plaques, pharmacovigilance, myofasciite à macrophages.

Illustrations

ARTICLE

Rappel sur la maladie

Le terme d'hépatite virale est utilisé pour décrire l'atteinte hépatique (Figure 1) causée par des virus hépatotropes dont six ont été identifiés : A, B, C D, E et G.

L'hépatite B aiguë

La forme asymptomatique est la plus fréquente et n'est alors pas diagnostiquée. Seuls 25 % des sujets atteints présentent un ictère (expression clinique typique), des symptômes cliniques trompeurs (tableaux de gastro-entérite, pseudogrippal ou rhumatismal). La détection d'un taux d'ALAT ou d'ASAT supérieur à 500-1 000 U/L et la présence d'un AgHBs positif et d'IgM anti-HBc permettent d'établir un diagnostic d'hépatite B aiguë.

Dans 95 % des cas, l'évolution est favorable. Une minorité (moins de 1 %) évolue vers une hépatite fulminante souvent mortelle et 5 % des adultes infectés demeurent porteurs chroniques du virus de l'hépatite B (VHB).

Le sex-ratio homme/femme est de 1,6. L'âge médian de la contamination est de 32 ans [27].

La transmission a lieu essentiellement par voie sexuelle (dans 25 % des cas par voie hétérosexuelle et dans 10 % par voie homosexuelle), par voie sanguine dans 34 % des cas (injection parentérale de produits illicites, contamination par transfusion sanguine ou lors des séances de dialyse) [27] ou au moment de la naissance, si la mère est porteuse de l'AgHBs.

L'hépatite B chronique

L'hépatite persistante depuis plus de six mois est associée à une cytolyse. La présence de l'antigène de surface sur l'enveloppe externe du noyau du virus (AgHBs) au-delà de six semaines incite à rechercher une protéine soluble : l'antigène HBe (AgHBe).

Le passage à la chronicité est quatre fois plus fréquent chez l'homme. La proportion de sujets évoluant vers la chronicité varie inversement avec l'âge [17].

L'hépatite B chronique peut évoluer vers la constitution d'une cirrhose et parfois après plus d'une décennie vers le cancer primitif du foie. Le risque est estimé à 30 % en 20 à 30 ans [44].

Épidémiologie

Le programme de vaccination universelle des nourrissons et des adolescents de tous les pays y compris les pays industrialisés développé dès 1992, par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait pour objectif l'élimination de l'hépatite B d'ici 2015. Plus de 80 pays ont adhéré à ce projet de l'OMS (Figure 2) [25]. En France, la vaccination des nourrissons a été introduite dans le calendrier vaccinal de 1995 avec rattrapage des pré-adolescents non vaccinés depuis 10 ans grâce à une campagne nationale de vaccination dans les collèges.

Entre 1991 et 1994, période précédant le début des vaccinations massives, 20 000 contaminations nouvelles par le virus de l'hépatite B ont eu lieu chaque année en France, et ont provoqué un millier de nouvelles infections chroniques annuelles. Le nombre de porteurs chroniques est estimé à 100 000 [14]. Dans le monde, 350 millions de personnes ont développé une hépatite B chronique et 1 million meurent chaque année d'une affection du foie liée au virus de l'hépatite B [25].

Vaccins

Les vaccins sont des dérivés non pathogènes d'agents microbiens ou viraux qui induisent l'acquisition d'une immunité cellulaire, humorale ou mixte.

Les vaccins utilisés pendant les dix premières années de la vaccination (1980-1990) étaient produits à partir du plasma de sujets porteurs asymptomatiques du virus de l'hépatite B.

Au début des années 1990, les premiers vaccins contre l'hépatite B recombinants par génie génétique ont été commercialisés et ont supplanté définitivement les vaccins dérivés du plasma. Les techniques de clonage sont utilisées pour exprimer l'antigène de surface purifié capable d'induire une réponse immunitaire protectrice. Le clonage du gène et son transfert dans une cellule hôte rendent l'agent pathogène inutile pour assurer la production du vaccin qui ne contient plus de particules virales infectieuses.

Deux types de vaccins recombinants existent (tableau I) :

1 - les vaccins dérivés de levure : Engerix B®, Infanrix Penta®, Twinrix® (Smithkline Beecham), HB Vax DNA®, Hexavac Hep®, Hexavac Hexa® (Aventis Pasteur-MSD). Ces vaccins sont des suspensions stériles contenant le principal antigène de surface (AgHBs) produit par culture de lignée cellulaire de levure Saccharomyces cerevisiae.

Ces vaccins sont hautement purifiés par plusieurs étapes physico-chimiques.

HB Vax DNA® comprend également comme adjuvant du thiomersal, dérivé mercuriel pouvant se révéler toxique. Aux États-Unis, depuis 2000, le thiomersal a été retiré de la fabrication des vaccins destinés aux enfants. Toutefois, les vaccins à base de thiomersal continuent d'être recommandés pour la vaccination des adultes [28]. Une AMM européenne vient d'être attribuée à Aventis Pasteur-MSD pour leur nouveau vaccin anti-hépatite B exempt de thiomersal (HB Vax Pro®).

2 - le vaccin produit par cellules de mammifères : GenHevac® (Pasteur Mérieux-MSD). La cellule CHO (cellule ovarienne de hamster) est transfectée par un plasmide contenant les séquences S mais aussi pré-S2 de l'antigène HBs. La petite protéine et la protéine moyenne (et donc les antigènes S et pré-S2), deux des trois protéines de l'enveloppe du virus sont codées durant la phase ouverte de lecture du génome [40].

Les anticorps pré-S2 sont produits avant les anticorps anti-HBs et permettraient une couverture plus large du génome du virus et une immunogénicité plus précoce. Mais, les études n'ont jamais montré de supériorité d'un des vaccins sur les autres.

Tous ces vaccins sont adsorbés sur de l'hydroxyde d'aluminium afin de permettre une résorption plus lente et plus prolongée de l'antigène et donc d'amplifier la réponse immune. Le vaccin est à injecter par voie intramusculaire dans la région antérolatérale de la cuisse chez les nourrissons, dans la région deltoïdienne chez les enfants, les adolescents et les adultes. La voie sous-cutanée est exceptionnelle et reste réservée aux patients avec une thrombocytopénie ou un risques hémorragique.

Schéma vaccinal

Depuis 1998, le schéma vaccinal est modifié. Il consiste à administrer le vaccin en deux injections initiales distantes d'un mois et à pratiquer l'injection de rappel 6 mois plus tard. Ce schéma dit 0-1-6 correspond au protocole anglo-saxon [8]. Il a le mérite d'être simple et de pouvoir être réalisé sur une année scolaire. En France, la vaccination est obligatoire pour les professionnels de santé exposés à un risque de contamination. Les recommandations de vaccination concernent les personnes présentant des risques individuels de contamination en raison de leur comportement (usagers de drogue intraveineuse, partenaires sexuels multiples) ou en raison d'une exposition particulière (du fait d'une activité professionnelle, de voyage en zone de forte endémie). La vaccination des nourrissons dans la première année de vie est également recommandée. Si la primovaccination a lieu avant l'âge de 25 ans, le rappel est inutile. Si la primovaccination a lieu après 25 ans et si le dosage des anticorps anti-HBs est supérieur à 10 U/L, le rappel n'est pas à prévoir [8, 19].

Immunogénicité

La réponse protectrice est obtenue un mois après la troisième injection de vaccin chez 96 % des sujets et 64 % maintiennent un taux d'anticorps supérieur à 10 U/L pendant 3 ans [30]. La mémoire immunitaire persiste même jusqu'à 7 ans après la primovaccination [43].

Les meilleurs taux de séroconversion (98 %) sont retrouvés chez les enfants et les adolescents de 1 à 19 ans, confirmant ainsi que la cible des campagnes de vaccination est bien représentée par les sujets jeunes [6].

Les vaccins combinés (Twinrix®, Infanrix® et Hexavac®) permettent d'obtenir un taux d'anticorps protecteurs chez 97 % des nourrissons vaccinés. Comparés aux mêmes vaccins monovalents, ils apparaissent bien tolérés, immunogènes et leur mode d'administration facilite la compliance [31, 35].

Toutefois, il existe des groupes à risque :

- les sujets hémodialysés. Le schéma de primovaccination est de quatre doses à 0,1,2 et 6 mois après la première dose permet d'obtenir chez 90 % des patients un taux protecteur d'anticorps anti-HBs supérieur à 10 U/L [39] ;

- les nouveau-nés de mère AgHbe positif après vaccination à la naissance en respectant le schéma 0-1-6 et administration concomitante d'immunoglobulines spécifiques sont protégés à 97 % à l'âge de un an. Ainsi, la vaccination anti-hépatite B prouve son efficacité dans la prévention de la transmission de la maladie par voie périnatale [21]. Il faut aussi rappeler que le dépistage systématique des mères porteuses de l'AgHBs est institué en France depuis 1992 ;

- les enfants prématurés chez qui les facteurs de risque d'un faible taux de séroconversion sont un poids de naissance inférieur à 1 500 grammes et le gain pondéral insuffisant dans les six premiers mois de vie [20].

Bénéfices de la vaccination anti-hépatite B

L'efficacité de la vaccination est prouvée par de nombreuses études qui ont toutes démontré que le vaccin permet de prévenir les infections par le virus de l'hépatite B (hépatites aiguës et portage chronique). En France, en 1992, la prévalence de l'AgHBs était de 0,72 % chez les femmes enceintes, ce taux augmentant jusqu'à 2,56 % chez les femmes issues de l'immigration [9]. Une vaccination systématique des nouveau-nés permettrait d'éviter les 850 infections annuelles transmises par voie verticale [9].

La vaccination obligatoire du personnel médical et paramédical a permis de réduire la prévalence du virus de l'hépatite B à 2,2 % et le taux de porteurs chroniques n'est plus que de 0,3 % chez les hommes et 0,1 % chez les femmes. La conséquence est la quasi-disparition des hépatites B professionnelles [14]. Chez les acteurs de santé américains, le nombre d'hépatites B a diminué de 17 000 en 1983 à 400 en 1995. L'inflexion de la courbe de l'incidence de l'hépatite est même une fois et demie plus rapide que dans la population générale [26]. Entre 1991 et 1996, une diminution de l'incidence de l'hépatite B aiguë a été observée alors que la prévalence des infections chroniques était en augmentation [27].

La vaccination massive pratiquée en Thaïlande, zone endémique de l'hépatite B, a permis de réduire le nombre de carcinomes hépatiques chez les enfants de 6 à 14 ans de 0,7/100 000 à 0,36/100 000 en dix ans. Pour la première fois, une étude démontre qu'une vaccination est efficace contre le cancer, le taux de portage du virus de l'hépatite B étant réduit de 80 % et l'incidence du cancer primitif du foie diminuée de 75 % [5]. Il a été calculé que pour une cohorte de 800 000 enfants français, représentant la classe d'âge de 11 ans, la vaccination contre l'hépatite B permet d'éviter de 3 à 29 hépatites fulminantes, 12 à 147 cirrhoses ou hépatocarcinomes, selon le choix d'un schéma à incidence élevée ou basse. Seule la vaccination à grande échelle permet de réduire de façon significative l'incidence de l'hépatite B et de ses complications [22].

Couverture vaccinale

En 2000, 27 millions de personnes (près de la moitié de la population) ont été vaccinées en France contre l'hépatite B, dont 8 millions d'enfants de moins de 15 ans [1].

Le taux de couverture vaccinale contre l'hépatite B varie en fonction de l'âge. Il était en 1997 de 42 % chez les nourrissons de 10 mois, de 50 % chez les enfants de 2 ans, de 48 % chez les enfants de 4 ans et de 84 % chez les adultes de 16 à 20 ans [45]. Ces taux restent faibles par rapport à ceux enregistrés aux États-Unis (taux de couverture de 82 % chez les enfants de 2 ans) et au Canada (taux de couverture de 90 % chez les préadolescents âgés de 9 à 13 ans) [34].

Vaccination et sclérose en plaques

Au total, depuis 1984, 80 millions de doses vaccinales de l'hépatite B ont été vendues : 23,3 millions en 1995 mais seulement 4,5 millions en 1998. Dans le même temps, la couverture vaccinale globale a chuté de 31 % en 1995 à 4 % en 1998 [1].

Ce ralentissement de la stratégie vaccinale est lié à la médiatisation des effets indésirables rapportés suite aux vaccinations et en particulier le risque de sclérose en plaques (SEP). Entre la mise sur le marché des vaccins et janvier 1999, 390 cas d'affections démyélinisantes centrales et 73 cas d'atteintes périphériques ont été enregistrés et validés par l'unité de pharmacovigilance de l'Agence du médicament [36].

Au nom du principe de précaution, le 1er octobre 1998, le ministère de la Santé a annoncé la suspension de la vaccination contre l'hépatite B des enfants de classe de sixième, alors que le Conseil supérieur d'hygiène publique ne remettait pas en cause la vaccination des nourrissons. Les indications ont été revues et les groupes à risques précisés. Les injections de rappel ont été supprimées. Le schéma vaccinal avec trois injections distantes de un mois et rappel après un an (schéma dit 0-1-2-12) a été remplacé par le schéma 0-1-6.

Le 2 novembre 1995, l'Agence du médicament a mentionné l'addition d'antécédents de sclérose en plaques, dans le chapitre précautions d'emploi des monographies des vaccins. Dans ce climat tendu, la controverse vaccin anti-hépatite B et sclérose en plaques, qui pourtant reste essentiellement française, a été relayée par une association des victimes du vaccin contre l'hépatite B, appelée REVAHB, qui demande, dès 1997, un moratoire des campagnes de vaccination. Les conséquences ont été le discrédit jeté sur les bénéfices de la vaccination, y compris chez les professionnels de santé, l'effondrement de la confiance du public, mais aussi le renforcement de la pharmacovigilance et l'analyse attentive des effets indésirables liés aux vaccins contre l'hépatite B.

Résultats des études

La sclérose en plaques est une maladie démyélinisante et inflammatoire du système nerveux central. L'étiologie de la sclérose en plaques conduisant à l'émergence de réactions auto-immunitaires dirigées contre la myéline, relèverait de la conjonction d'un facteur environnemental, de nature possiblement virale même si les arguments manquent pour étayer cette hypothèse, et d'un terrain de prédisposition génétique illustré par l'association de la pathologie à certains groupes HLA DR2 (en particulier en Europe du Nord).

La stimulation antigénique vaccinale induit une perturbation de l'immunité cellulaire et humorale. Un des mécanismes évoqués serait le mimétisme moléculaire par homologie entre la protéine virale S présente dans le vaccin contre l'hépatite B et certaines protéines de la myéline telles les protéolipoprotéines (PLP). Mais aucune réactivité immunitaire croisée ou action sur la physiopathologie de la sclérose en plaques n'a été démontrée [24].

Au cours de ces dernières années, les allégations de lien entre vaccins et maladies graves sont apparues. En effet, en 1991, la publication de deux cas de lésions d'atteinte démyélinisante centrale après administration du vaccin anti-hépatite B a lancé la controverse [16].

En France, une thèse de doctorat en médecine datant de 1996, a évoqué des accidents vaccinaux survenus au niveau mondial [12].

Les trois premières études qui ont été menées n'ont pas permis d'infirmer ou de confirmer le lien causal entre vaccin et atteinte neurologique.

En 1996, une première étude pilote cas témoin française a estimé un odds ratio statistiquement non significatif de 1,7 (IC 95 % = [0,5 ; 6,3]) entre la vaccination contre l'hépatite B et la survenue d'un premier épisode aigu de démyélinisation dans les deux mois suivant la vaccination. L'odds ratio est de 1,5 (IC 95 % = [0,5 ; 5,3]) pour une fenêtre comprise entre 2 et 6 mois [41]. Une deuxième étude cas témoins réalisée dans 18 services de neurologie français, en 1994-1995, a évalué sur 236 cas et 355 témoins, l'incidence d'une première poussée de pathologie démyélinisante centrale dans un délai de deux mois suivant la vaccination contre l'hépatite B. L'odds ratio est de 1,4 (IC 95 % = [0,4 ; 4,5]), donc non significatif. Quatre-vingt-trois pour cent des cas et 93 % des témoins étaient vaccinés. Mais les biais méthodologiques de cette étude ne peuvent pas être exclus en raison du nombre important de données manquantes (24 % des cas et 39 % des témoins) [42]. Une enquête cas témoins anglaise dont chacun des 481 cas de SEP et de démyélinisation était apparié à 6 témoins, a déterminé pour le même critère de jugement que celui de l'étude française, un odds ratio variant entre 1,4 (IC 95 % = [0,8 ; 2,4]) et 1,6 (IC 95 % = [0,6 ; 3,9]) suivant la fenêtre de temps de 2 et 12 mois. Dans cette analyse, des odds ratio élevés sont aussi retrouvés avec les vaccins diphtérie-tétanos-polio, anti-méningocccocique et anti-grippal. Cependant, le délai entre le premier symptôme de démyélinisation et le diagnostic de SEP est plus court chez les sujets vaccinés que chez les sujets non vaccinés. Mais la date de survenue des premiers signes chez les malades est mal connue [38].

Les odds ratios supérieurs à 1, bien que non significatifs, peuvent s'expliquer par un faible sur-risque ou le hasard et les données ne permettent pas d'envisager des fenêtres d'exposition plus courtes, inférieures à deux mois. Il est difficile de conclure à une relation entre vaccination et pathologie démyélinisante. En effet, ces résultats peuvent s'expliquer par un meilleur suivi des personnes vaccinées ou au contraire, par la facilitation ou le déclenchement de la maladie chez les sujets vaccinés.

Une enquête nationale de pharmacovigilance initiée de 1994 à 1996 a comparé les cas observés et les cas attendus. Vingt-trois cas observés chez les hommes et 60 chez les femmes ont présenté un premier épisode de SEP, de névrite optique ou de myélite dans un délai maximal de deux mois après l'injection du vaccin contre l'hépatite B. Il a été calculé selon l'incidence et la couverture vaccinale, un effectif supérieur mais proche de cas attendus entre 23,46 et 31,06 chez les hommes et un effectif entre 55,47 et 72,93 de cas attendus chez les femmes. Bien que cette étude ne mette pas en évidence une augmentation significative de cas chez les vaccinés, la sous-notification des déclarations spontanées induit une sous-estimation de l'incidence [10].

Parmi tous les effets indésirables rapportés auprès des centres régionaux de pharmacovigilance, aucune complication neurologique n'est apparue chez les enfants de moins de 7 ans depuis 1994 alors que 6 millions de doses leur ont été administrées. Cette constatation devrait renforcer l'intérêt d'une vaccination précoce [22, 23].

En France, 187 notifications spontanées d'atteintes démyélinisantes centrales après vaccination par GenHevac® ont été répertoriées en 10 ans. Le délai entre la dernière injection du vaccin et l'apparition des signes de la maladie varie entre un jour et 5 ans (médiane de 60 jours) et 73 % des sujets atteints sont des femmes. Ainsi les facteurs de risque prédisposant à ces pathologies neurologiques sont : la vaccination dans les deux mois précédents, adulte jeune de 30 ans, sexe féminin et antécédents familiaux neurologiques [37].

Trois études ont également été réalisées à l'étranger.

L'étude de cohorte américaine, réalisée entre 1988 et 1995, estime que le risque relatif brut de maladie démyélinisante est de 1,3 (IC 95 % = [0,4 ; 4,8]) pour les sujets ayant reçu une dose de vaccin par rapport à des témoins non vaccinés pour une fenêtre d'exposition de 6 mois et de 1 pour une fenêtre d'exposition de 12 mois. Des problèmes méthodologiques à cette étude ont été rapportés : pas de validation des diagnostics, présence de facteurs de confusion, puissance limitée [46]. L'étude cas témoins américaine a inclus parmi une population de près de 240 000 infirmières, 192 cas de SEP appariés à 645 témoins entre 1976 et 1998. Le risque relatif de sclérose en plaques associée à une vaccination contre l'hépatite B est de 0,95 (IC 95 % : [0,5 ;1,6]) et de 0,7 (IC 95 % : [0,3 ;1,8]) si la vaccination est effectuée deux ans avant les premiers signes de la maladie. Le taux de sclérose en plaques n'est pas plus élevé chez les femmes vaccinées que chez les femmes non vaccinées. Les résultats sont les mêmes si l'on considère uniquement les sujets dont la maladie est apparue après l'introduction du vaccin recombinant. Aucune association entre le nombre de doses de vaccin injectées et la survenue de SEP n'a été mise en évidence (Figure 3). Mais des critiques de la méthodologie de cette étude ont été émises : exclusion des patientes avec un seul épisode démyélinisant après vaccination, faible nombre de sujets vaccinés, exclusion plus importante de patientes exposées ayant développé une SEP que de sujets contrôle exposés [2]. L'étude « avant après » canadienne chez des adolescents de 11 à 17 ans ne dénombre pas une augmentation du nombre de nouveaux cas de sclérose en plaques avant et après la campagne de vaccination débutée en 1992 (9 cas sur 300 000 sujets entre 1988 et 1992 versus 5 entre 1992 à 1998). Mais cette étude est soumise à la possibilité d'un biais inhérent à la validité des données recueillies de façon prospective [33]. Le risque de réactivation d'une poussée de SEP suite à une vaccination a été aussi étudié chez des sujets déjà atteints par cette maladie.

L'étude Vaccimus menée en cross over, a montré que sur 643 femmes présentant une rechute de leur sclérose en plaques, 2,3 % avaient reçu un vaccin durant la période des deux mois considérée comme à risque alors qu'elles étaient 2,8 à 4 % à avoir été vaccinées durant une autre période. Le risque relatif d'une rechute de SEP associée à une vaccination quelconque dans les 2 mois précédant les symptômes est de 0,71 (IC 95 % : [0,4 ; 1,26]). Ainsi la vaccination anti-tétanos, hépatite B ou grippe n'augmente pas le risque de récidive de poussée de SEP à brève échéance [7].

En conclusion, les études n'apportent pas d'arguments en faveur d'une association entre la vaccination contre l'hépatite B et le déclenchement ou la réactivation d'une SEP. Une association chronologique n'est pas forcément le signe d'un lien de causalité.

De plus, il n'existe pas d'augmentation de l'incidence des maladies neurologiques en France. Le nombre de cas déclarés de SEP chez les personnes vaccinées est inférieur au nombre de cas attendus. La SEP est une maladie dont l'incidence est comprise entre 1 et 3 pour 100 000 [15]. L'incidence des cas notifiés en France est de 0,6/100 000 sujets vaccinés comme dans les autres pays ayant une politique vaccinale contre l'hépatite B. Les caractéristiques épidémiologiques des SEP recensées après vaccination sont identiques à celles des SEP habituelles (âge, sexe, gravité) et ne permettent pas de différencier une éventuelle SEP secondaire à une vaccination d'une SEP spontanée. Le délai d'apparition des SEP notifiées après vaccination reste aléatoire. Le virus de l'hépatite B n'a jamais provoqué par lui-même d'atteinte démyélinisante et la distribution géographique de ces deux pathologies sont différentes.

Toutefois, depuis peu, une récente donnée médicale sur la myofasciite à macrophages pourrait donner un nouvel éclairage sur cette controverse vaccinale.

Myofasciite à macrophages

En 1998, le Groupe d'études et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires (Germmad) décrit une nouvelle lésion histologique identifiée dans des biopsies musculaires réalisées au point de vaccination habituel, avec amas persistants et localisés de macrophages d'où le nom de la maladie : la myofasciite à macrophages ou MFM [11]. Cette maladie se caractérise par des douleurs diffuses devenant progressivement chroniques et une fatigue persistante.

L'enquête épidémiologique menée par l'Institut national de veille sanitaire a mis en cause, en 1999, l'hydroxyde d'aluminium car des inclusions cristallines d'aluminium étaient retrouvées dans les macrophages. Or, l'hydroxyde d'aluminium est un adjuvant utilisé dans 25 vaccins en France pour ses propriétés immunostimulantes. Les vaccins anti-hépatite B commercialisés étant les plus utilisés, ils sont devenus les plus suspectés. En 2001, parmi les 92 personnes atteintes de MFM recensées, l'administration d'un vaccin à base d'hydroxyde d'aluminium a précédé la biopsie révélatrice de 3 à 78 mois (moyenne 33 mois) [3].

Quatre-vingt-quatorze à 100 % des patients ont reçu au moins une injection d'un vaccin contenant de l'hydroxyde d'aluminium dans les dix années précédant la découverte de la MFM. Ces patients sont davantage vaccinés contre l'hépatite B (68 %) que la population générale (30 %) [18]. Les biopsies permettent de déceler les lésions typiques sur le site des injections de vaccins (muscle deltoïde).

En 1999, le Comité consultatif pour la sécurité des vaccins de l'Organisation mondiale de la santé a estimé que « la lésion locale qui caractérise la MFM pourrait être due à l'injection intramusculaire de vaccins contenant de l'aluminium » [29]. Mais le faible nombre de cas identifiés, l'absence de preuves du lien entre la lésion et la pathologie spécifique, le caractère peu invalidant des manifestations cliniques ne remettent pas en cause l'utilisation des vaccins contenant de l'hydroxyde d'aluminium. Des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer le lien éventuel entre vaccin et MFM « pathologie spécifique ».

CONCLUSION

L'Organisation mondiale de la santé souligne que toutes les données y compris françaises, confirment que le vaccin contre l'hépatite B est l'un des plus efficaces et des plus sûrs, aucun décès imputable en 10 ans n'étant à déplorer. Les enquêtes épidémiologiques n'ayant pas établi de rapport bénéfice/risque défavorable au vaccin, elles incitent à poursuivre à grande échelle la vaccination anti-hépatite B sans négliger l'interrogatoire du sujet sur ses antécédents personnels et familiaux neurologiques. En février 2002, l'Académie nationale de médecine a rappelé l'innocuité des vaccins et s'est même prononcée en faveur d'une action rendant à nouveau obligatoire la vaccination pour les adolescents.

Pourtant, en 2001, une cour d'appel a donné raison aux détracteurs du vaccin contre l'hépatite B et a parlé de « coïncidence chronologique ». Dix personnes atteintes de maladies neurologiques ont déjà été indemnisées par l'État, après avoir estimé qu'un risque faible de lien entre vaccin contre l'hépatite B et ces affections ne pouvait pas être exclu.

Auprès des groupes à risque, des programmes d'éducation et de prévention de l'hépatite B incluant une promotion de la vaccination sont à développer en collaboration avec les pharmaciens.

Une étude conduite dans les prisons de six pays européens montre que 16 % seulement des détenus sont vaccinés contre l'hépatite B. Or, 40 % des détenus se déclarent toxicomanes et 8 % portent un tatouage, ces pratiques constituant un risque supplémentaire de contamination par le virus de l'hépatite B [32]. Aux États-Unis, entre 1982 et 1998, l'incidence des infections d'hépatite B aiguës a diminué de 63,5 % chez les homosexuels, autre population à risque [13]. Toutefois, il est à rappeler que la vaccination peut leur être proposée lors d'un dépistage gratuit et anonyme du sida.

De plus, 10 % des infirmières américaines citent le pharmacien hospitalier comme vecteur d'information essentiel à la diffusion des recommandations sur la vaccination antihépatite B concernant le calendrier vaccinal, l'analyse critique des résultats des enquêtes et les dernières avancées scientifiques et technologiques [4].

Enfin, le pharmacien peut développer, à l'échelle locale, sur le modèle américain et canadien, un système spécifique de vaccinovigilance. Aux États-Unis, un programme adapté pour le suivi des vaccins, appelé VAERS (vaccine adverse event reporting system) permet le recueil de rapports spontanés sur un formulaire spécial.

La prise en compte du risque sanitaire lié aux vaccinations est devenue une priorité de santé publique. La mise à jour régulière des connaissances sur les vaccins est indispensable pour tous les acteurs de santé délivrant des informations auprès du public et de leur milieu professionnel.

REFERENCES

1. Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé. Vaccination anti-hépatite B, mise à jour des données et des études de pharmacovigilance. Affssaps, 2000.

2. Ascherio A, Zhang SM, Hernan MA, et al. Hepatitis B vaccination and the risk of multiple sclerosis. N Engl J Med 2001 ; 344 : 327-32.

3. Authier FJ, Cherin P, Creange A, et al. Central nervous system disease in patients with macrophagic myofasciitis. Brain 2001 ; 124 : 974-83.

4. Cabana MB, Aiken KD, Clark SJ. Newborn hepatitis B vaccination policy in hospital nurseries. Pediatrics 2002 ; 109 : E21-1.

5. Chang MH, Chen CJ, Lai MS, et al. Universal hepatitis B vaccination in Taiwan and the incidence of hepatocellular carcinoma in children. N Engl J Med 1997 ; 336 : 1855-9.

6. Coates T, Wilson R, Patrick G, Andre F, Watson F. Hepatitis vaccine: assessment of seropositive efficacy of two recombinant DNA vaccines. Clin Ther 2001 ; 23 : 392-403.

7. Confavreux C, Suissa S, Saddier P, Bourdes V, Vukusic S. Vaccinations and risk of relapse in multiple sclerosis. Vaccines in Multiple Sclerosis Study Group. N Engl J Med 2001 ; 344 : 319-22.

8. Conseil supérieur d'hygiène publique de France (section des maladies transmissibles). Calendrier vaccinal 2000. BEH N° 27/2000 : 115-7.

9. Denis F, Tabaste JL, Ranger-Rogez S. Prévalence de l'AgHBs chez 21 476 femmes enceintes. Enquête de 12 CHU français. Pathol Biol 1994 ; 42 : 533-8.

10. Fourrier A, Begaud B, Alperovitch A, Verdier-Taillefer MH, Touze E, Decker N, Imbs JL. Hepatitis B vaccine and first episodes of central nervous system demyelinating disorders: a comparison between reported and excepted number of case. Br J Clin Pharmacol 2001 ; 51 : 489-90.

11. Gherardi RH, Coquet M, Cherin P, et al. Macrophagic myofasciitis: an emerging entity. Groupe d'études et de recherche sur les maladies musculaires acquises et dysimmunitaires (GERMMAD) et l'Association francaise contre les myopathies (AFM). Lancet 1998 ; 352 : 347-52.

12. Grezard P. Accidents de la vaccination contre l'hépatite B : à propos de 9 cas observés de 1994 à fin 1995. Thèse de médecine. Université Claude-Bernard, Lyon I, 1996.

13. Goldstein ST, Alter MJ, Williams IT, et al. Incidence and risk factors for acute hepatitis B in the United States, 1982-1998: implications for vaccination programs. J Infect Dis 2002 ; 185 : 713-9.

14. Goudeau A, Dubois F. Incidence and prevalence of hepatitis B in France. Vaccine 1995 ; 13 (Suppl. 1) : 522-5.

15. Heinzlef O, Roullet E. Sclérose en plaques. Épidémiologie, diagnostic, évolution et pronostic. Rev Prat 1996 ; 46 : 2373-9.

16. Herroelen L, De Keyser J, Ebinger G. Central nervous system demyelinisation after immunization with recombinant hepatitis B vaccine. Lancet 1991 ; 338 : 1174-5.

17. Inserm. Hépatites virales : dépistage, prévention, traitement. Expertise collective Inserm. Paris : Inserm, 1997, 15-6.

18. Institut de veille sanitaire, en collaboration avec le Germmad. Myofasciite à macrophages. Rapport d'investigation exploratoire, 2001.

19. Kane MA pour l'European Consensus Commitee. Are booster immunizations needed for lifelong hepatitis B immunity? European Consensus Group on Hepatitis B Immunity. Lancet 2000 ; 355 : 561-5.

20. Lasonsky GA, Wasserman SS, Stephens I, et al. Hepatitis B vaccination of premature infants: a reassessment of current recommendations for delayed immunization. Pediatrics 1999 ; 103 : E14.

21. Lee CY, Huang LM, Chang MH, et al. The protective efficacy of recombinant hepatitis B vaccine in newborn infants of hepatitis B antigen-positive-hepatitis B surface antigen carrier mothers. Pediatr Infect Dis J 1991 ; 10 : 299-303.

22. Levy-Bruhl D, Rebiere I, Desenclos JC, Drucker J. Comparaison entre les risques de première atteinte démyélinisante centrale aiguë et les bénéfices de la vaccination contre l'hépatite B. BEH 1999 ; 9 : 33-5.

23. Lewis E, Shinefield HR, Woodruff BA, et al. The Vaccine Safety Datalink Workgroup. Safety of neonatal hepatitis B vaccine administration. Pediatr Infect Dis J 2001 ; 20 : 1049-54.

24. Liblau R, Gautam A. HLA, molecular mimicry and multiple sclerosis. Rev Immunogenet 2000 ; 2 : 95-104.

25. Mahoney FJ. Update on diagnosis, management and prevention of hepatitis B virus infection. Clin Microbiol Rev 1999 ; 12 : 351-66.

26. Mahoney FJ, Stewart K, Hu H, Coleman P, Alter MJ. Progress toward the elimination B virus transmission among health care workers in the United States. Arch Intern Med 1997 ; 157 : 2601-5.

27. Massari V, Maison P, Desenclos JC, Flahault A. Six years of sentinel surveillance of hepatitis B in general practice in France. Eur J Epidemiol 1998 ; 14 : 765-7.

28. No authors listed. Update: expanded avaibility of thiomersal preservative-free hepatitis vaccine. MMWR 2000 ; 49 : 642-51.

29. Organisation mondiale de la santé. Sécurité des vaccins. Comité consultatif pour la sécurité des vaccins. Relevé Épidémiologique Hebdomadaire 1999 ; 74 : 337-40.

30. Ozaki T, Mochizuchi H, Ichukawa Y, Fukuzawa Y, Yoshida S, Morimoto M. Persistence of hepatitis B surface antibody levels after vaccination with a recombinant hepatitis B vaccine: a 3 year follow-up study. J Oral Sci 2000 ; 42 : 147-50.

31. Ramonet M, Da Silveira TR, Lisker-Melman M, et al. A two dose combined vaccine against hepatitis A and hepatitis B in healthy children and adolescents compared to the corresponding monovalent vaccines. Arch Med Res 2002 ; 33 : 67-73.

32. Rotily M, Weilandt C, Bird SM, et al. Surveillance of HIV infection and related risk behaviour in European prisons. A multicentre pilot study. Eur J Public Health 2001 ; 11 : 243-50.

33. Sadovnick A, Scheifele D. School-based hepatitis B vaccination programme and adolescent multiple sclerosis. Lancet 2000 ; 355 : 549-50.

34. Scheifele D. Universal childhood hepatitis B vaccination: infants vs preadolescents, the Canadian perspective. Pediatr Infect Dis J 1998 ; 17 : S35-3.

35. Schmitt HJ, Knuf M, Ortiz E, Sanger R, Uwamwezi MC, Kaufhold A. Primary vaccination of infants with diphteria-tetanus-acellular pertussis-hepatitis B virus-inactivated polio virus and Haemophilus influenzae type b vaccines given as either separate or mixed injections. J Pediatr 2000 ; 137 : 304-12.

36. Secrétariat d'État à la Santé et à l'Action Sociale, communiqué de presse du 7 janvier 1999.

37. Soubeyrand B, Boisnard F, Bruel M, Debois H. Pathologies démyélinisantes du système nerveux central rapportés après vaccination hépatite B par GenHevac. Bilan de 10 années de notifications spontanées (1989-1998). Presse Med 2000 ; 29 : 775-80.

38. Sturkenboom MC, Wolfson C, Rollet E, Heinzlef O, Abenhaim L. Demyelination, multiple sclerosis and hepatitis B vaccination: a population based study in the UK. Neurology 2000 ; 54 : A166 (abstract).

39. Tele SA, Martins RM, Lopes CL, et al. Immunogenicyty of a recombinant hepatitis B vaccine (Euvax-B) in haemodialysis patients and staff. Eur J Epidemiol 2001 ; 17 : 145-9.

40. Tiollais P. Le virus de l'hépatite B. Un exemple d'application médicale du génie génétique. Ann Biol Clin 2001 ; 59 : 673-5.

41. Touze E, Gout O, Verdier-Taillefer MH, Lyon-Caen O, Alperovitch A. The first episode of central nervous system demyelinization and hepatitis B virus vaccination. Rev Neurol 2000 ; 156 : 242-6.

42. Touze E, Fourrier A, Rue-Fenouche C, et al. Hepatitis B vaccination and first central nervous system demyelinating event: a case-control study. Neuroepidemiology 2002 ; 21 : 180-6.

43. Van Herck K, Van Damme P, Thoelen S, Meheus A. Long-term persistence of anti-HBs after vaccination with a recombinant DNA yeast-derived hepatitis B vaccine: 8-year results. Vaccine 1998 ; 16 : 1933-5.

44. Van Damme P, Tormans G, Beutels P, Van Doorslaer E. Hepatitis B prevention in Europe: a premilinary economic evaluation. Vaccine 1995 ; 13 (Suppl. 1) : S54-57.

45. Vincelet C, Bourgin C, Quinet B, Tabone MD. Estimation of vaccination rates in children of 10 months, 2 years and 4 years of age who underwent a health checkup at the Well Child Clinic in Paris during the year 1997. Arch Pediatr 1999 ; 6 : 1271-8.

46. Zipp F, Weil JG, Einhaupl KM. No increase in demyelinating diseases after hepatitis B vaccination. Nat Med 1999 ; 5 : 964-5.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]