ARTICLE
Évolution du GBEA et intégration
dans le manuel de l'Anaes
La version 1999 du GBEA fait apparaître une responsabilisation
accrue des différents acteurs des établissements hospitaliers,
notamment des biologistes dans les activités en amont (conditions
de prélèvement, organisation du transport des échantillons
biologiques et/ou des centres de tri) et en aval (élimination des
déchets) de l'analyse biologique, ainsi que la coordination de
leurs actions. Cette obligation réglementaire se rapproche d'une
des préoccupations de l'Anaes visant à coordonner les interfaces.
Organisation du laboratoire
Le système assurance qualité
La nouvelle version du GBEA positionne, en introduction de l'organisation
du laboratoire, le système assurance qualité (SAQ), et en
fait un élément essentiel. Si, en 1994, le SAQ est uniquement
basé sur les procédures opératoires et sur les conditions
d'exécution des analyses, en 1999, la démarche qualité
d'un laboratoire s'inscrit dans une démarche globale de l'établissement
de santé par une communauté des objectifs. Par ailleurs,
la mise en uvre d'évaluations internes apparaît dans
le chapitre Assurance qualité du GBEA permettant un rapprochement
étroit avec l'étape d'auto-évaluation, obligatoire
avant la visite d'accréditation. Ces évolutions s'inscrivent
ainsi totalement dans la philosophie de l'Anaes, qui précise que
la « gestion de la qualité et prévention des risques
» vise à mettre en place au sein de l'établissement
un système opérationnel comprenant l'ensemble des moyens
humains, techniques et organisationnels pour améliorer la qualité
des prestations.
Comme en 1994, le GBEA 1999 souligne l'importance de s'assurer que les
procédures en vigueur sont écrites, vérifiées,
approuvées, datées et mises en uvre par le personnel,
exigence retrouvée dans le manuel de l'Anaes (OPC 14a : «
Les secteurs d'activité cliniques et médico-techniques utilisent
les recommandations de pratiques cliniques adaptées à leur
domaine d'activité »). Ainsi, le GBEA exige clairement
la mise en place d'un système d'assurance qualité incluant
la gestion des documents évoquée à plusieurs reprises
: « toute modification de procédure doit être écrite
et approuvée par le biologiste », « conserver
un fichier chronologique de toutes les procédures opératoires
». Cette exigence permet de répondre à la référence
QPR3 du manuel de l'Anaes : « la gestion de la qualité
permet la maîtrise des processus, des métiers et des documents
».
Obligations de la direction et des responsables
Le GBEA et l'Anaes s'attachent tous deux à souligner l'importance
d'une structure organisationnelle connue, définissant la place
et le rôle des professionnels ainsi que l'adéquation entre
qualifications et fonctions. Par ailleurs, la formation du personnel est
une obligation dans le « domaine de la biologie médicale »
pour le GBEA, point traité de manière plus large dans le
manuel de l'Anaes (GRH 8 : « la formation continue permet d'assurer
l'amélioration du niveau de compétence des personnels »).
Le GBEA 1999 rappelle l'obligation pour le biologiste de signer les
comptes rendus d'analyses, y compris les résultats issus d'un système
d'aide à la validation biologique. La loi du 13 mars 2000 [4] valide
la signature électronique. Cependant, en l'absence d'un décret
d'application, qui définira notamment les procédures techniques
donnant les garanties d'identification et d'intégrité exigées
par le législateur, l'obligation de signature manuscrite est toujours
en vigueur. Quoi qu'il en soit, la nouvelle loi fait entrer la biologie
clinique dans l'ère des nouvelles technologies de l'information.
Concernant les examens urgents, le GBEA accepte la transmission de résultats
partiels avant validation biologique, mais la mention de cette particularité
est alors nécessaire. La restitution des résultats dans
le cadre d'une urgence est à rapprocher d'une part de «
l'organisation mise en place pour faire face aux urgences vitales internes
» (Anaes, OPC 7c) et, d'autre part, de la référence
OPC 10c, qui stipule que « les résultats d'examens répondent
aux besoins des secteurs d'activité cliniques en termes de qualité
et de délais de transmission ».
Sécurité du personnel
L'arrêté du 26 novembre 1999 intègre la réglementation
ultérieure à 1994, notamment concernant la toxicité
des produits employés et l'élimination des déchets.
Cette notion de sécurité est également essentielle
dans l'accréditation hospitalière. L'un des objectifs de
l'Anaes est en effet d'apprécier « comment l'établissement
de santé a pris en compte d'éventuelles observations et
recommandations formulées lors des contrôles obligatoires
et systématiques à caractère réglementaire
» [5]. La problématique concernant la distinction des
filières spécifiques en fonction des catégories de
déchets (risque infectieux, chimiques, matériels coupants
et piquants...) est commune au GBEA 1999 par l'intégration du décret
du 6 novembre 1997 et au manuel de l'Anaes (GFL 7 : « l'établissement
assure l'élimination des déchets »).
Fonctionnement
Installations et équipement
Concernant les installations (aménagement, sécurité),
il n'existe aucune évolution notable du GBEA. Dès 1994,
le risque incendie est pris en compte. L'Anaes, pour sa part, précise
que « l'établissement est organisé pour assurer
la sécurité des personnes contre l'incendie » (GFL
9). La liste des équipements minimaux nécessaires à
tout laboratoire fait référence, dans la version 1999 du
GBEA, au décret n° 95-1321 du 27 décembre 1995. Pour
les équipements spécifiques à chaque analyse par
discipline, aucune évolution n'est à noter. Si les systèmes
analytiques doivent, comme en 1994, être choisis en fonction des
performances souhaitées, la version 1999 ajoute que « dans
le cas d'automates permettant d'effectuer des analyses autres que celles
prévues par le fabricant ou utilisant des réactifs non fournis
par celui-ci, toute extension d'utilisation non validée par le
fournisseur engage la responsabilité du biologiste ».
En matière de maintenance et de procédures en cas de dysfonctionnement,
aucune évolution entre les deux versions du GBEA n'est à
signaler. D'une manière plus large, l'Anaes traite de la maintenance
des bâtiments, des équipements, des installations et des
procédures d'intervention (GFL 2c, 2d et 2e).
Entretien
Quant à l'entretien des locaux et des équipements, l'Anaes
(GFL 5a : « le nettoyage des locaux et des équipements
fait l'objet de protocoles et d'évalua-tions ») et le
GBEA exigent tous deux des procédures opératoires écrites.
Cependant, la notion d'évaluation n'existe pas dans le guide [6].
Dans la mesure où le GBEA impose que toute opération soit
réalisée par « une personne formée »,
il satisfait au critère GFL5b (« le personnel chargé
du nettoyage des locaux et des équipements est formé »).
Matériels et réactifs
En termes de stockage et de péremption des matériels et
réactifs, l'arrêté de 1999 est similaire à
celui de 1994. En revanche, le GBEA 1999 renforce la traçabilité
: « la période d'utilisation au laboratoire de chaque lot
de réactif doit être consignée, de sorte qu'en cas
de besoin on puisse rapprocher un résultat avec les réactifs
ayant permis de les obtenir ». Suite à la mise en place
de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits
de santé (Afssaps), qui développe une activité de
réacto-vigilance, le GBEA 1999 impose d'appliquer les mesures nécessaires
consécutives à un retrait de réactifs par cet organisme.
Informatique
D'une façon générale, la version 1999 du GBEA souligne
l'importance de la sécurisation de tout système informatique
(données, confidentialité, transmission électronique,
traçabilité). En effet, outre l'obligation réglementaire
d'une déclaration à la CNIL, introduite dans cette version,
la confidentialité est renforcée par l'obligation d'une
part de protéger les logiciels et les systèmes contre toute
intrusion et, d'autre part, d'établir une convention avec les sociétés
de maintenance respectant le secret professionnel. Sur ce sujet sensible,
les références DIP 7b, DPA 1c et GSI 2 de l'Anaes insistent
sur les notions de sécurité des informations, protection,
confidentialité et secret professionnel. La version 1999 du GBEA
exige également de vérifier les capacités et compatibilités
des logiciels et automates utilisés, ainsi que leurs adaptations
aux évolutions scientifiques et techniques. Enfin, le texte réglementaire
précise que toute modification du système informatique nécessite
l'information et l'accord du biologiste, celui-ci restant seul responsable.
Exécution des analyses
Prélèvement et identification
Le prélèvement fait l'objet d'un développement
important dans le GBEA 1999. Ce dernier instaure la mise en place d'une
coordination biologico-clinique, passant par une information bidirectionnelle
relative aux conditions de réalisation des examens, ainsi qu'aux
renseignements administratifs et cliniques, par l'intermédiaire
d'une « fiche de suivi médical » (annexe B du guide).
L'Anaes, dans le manuel d'accréditation, s'intéresse particulièrement
à l'étude des interfaces. Cette nécessité
d'échange entre professionnels des laboratoires et secteurs d'activité
clinique est traitée dans l'organisation de la prise en charge
du patient (OPC 10a : « Les règles relatives aux conditions
de prescription, de prélèvement, d'acheminement et de communication
des résultats des examens sont établies » et OPC
10b : « En fonction des circonstances cliniques, les prescriptions
d'examens mentionnent les renseignements cliniques requis et les objectifs
de la demande »).
L'identification des échantillons apparaît plus rigoureuse
dans la version 1999 du GBEA. Sont notamment précisées les
obligations d'assurer un étiquetage complet par le préleveur
quelle que soit la dimension du tube, de mettre en place une procédure
permettant de lier l'échantillon biologique au patient et, enfin,
de définir la conduite à tenir en l'absence d'identification.
Ces exigences se retrouvent également dans le manuel de l'Anaes
(OPC 7a : « L'identification du patient est assurée aux
différentes étapes de la prise en charge »).
Si la vérification de la conformité des échantillons
reste une exigence forte du GBEA, il est en outre précisé
que tout refus doit être argumenté, introduisant ainsi la
notion d'échantillons biologiques précieux.
Un nouveau paragraphe relatif au groupage sanguin est ajouté
dans la version 1999 reprenant en quelques lignes la réglementation
existante en matière de transfusion sanguine et en cohérence
avec les références relatives aux vigilances sanitaires
et sécurité transfusionnelle (VST) du manuel de l'Anaes.
Transmission et conservation des échantillons
Concernant le transport et la transmission des échantillons biologiques,
le GBEA 1999 impose des procédures écrites fixant les conditions
relatives aux délais, à la température et aux emballages
ainsi que toutes les précautions visant à éviter
les risques de contamination et de dégradation des constituants
(application des arrêtés sur le transport des matières
dangereuses). Des indicateurs de durée de transmission et de rupture
de la chaîne du froid sont à mettre en place en cas de nécessité.
La conservation des échantillons biologiques fait dorénavant
l'objet d'une annexe C reprenant différents types d'examens biologiques
et permettant ainsi une clarification du sujet.
Transmission des résultats
Si la validation (traitée ci-dessus) et les comptes rendus d'analyses
ne montrent que peu d'évolutions, la version 1999 du GBEA traite
la transmission des résultats de manière approfondie. En
effet, tous les dispositifs d'acheminement des comptes rendus mis en place
doivent répondre aux critères de confidentialité
et de conformité établis en coordination avec la direction
de l'établissement et les cliniciens. En outre, lors de l'utilisation
d'un serveur de résultats, la traçabilité des transmissions
doit être assurée. Enfin, le système de réception
des comptes rendus doit permettre soit l'accessibilité directe
aux cliniciens dans les réanimations, soit, dans les autres services,
la visualisation ou l'impression sur la demande du prescripteur uniquement,
qui doit utiliser un code ou un support matériel personnel. Ainsi,
donc, à côté de la chaîne qui va du prélèvement
à l'exécution de l'analyse se dessine pour la transmission
des résultats les mêmes contraintes de responsabilité
pour le biologiste, à savoir l'assurance du respect des délais,
de l'intégrité et de la confidentialité des données.
Ces exigences ont d'ailleurs fait l'objet de travaux de la Société
française d'informatique de laboratoire (Guide de bonne utilisation
de l'informatique [7]) et s'inscrivent totalement dans le référentiel
d'accréditation de l'Anaes, la coordination des interfaces (références
OPC) et la gestion du système d'information (références
GSI) étant des éléments déterminants dans
la démarche d'amélioration de la qualité.
Dans le cadre du diagnostic prénatal et des analyses de cytogénétique,
le décret du 28 mai 1997 a été intégré
dans la version 1999 du GBEA.
Cas particuliers
L'avis du biologiste concernant l'interprétation des résultats
biologiques des examens destinés aux recherches biomédicales
est dorénavant requis pour éviter de fausses conclusions
sur l'essai clinique.
Un nouveau chapitre dans la version 1999 aborde les examens utilisant
les techniques de biologie moléculaire, notamment celles fondées
sur l'amplification génique. Des contraintes structurelles particulières
sont nécessaires pour limiter les possibilités de contaminations
croisées par les produits d'amplification. Le GBEA préconise
la création de trois zones indépendantes dont la distribution
assure une circulation cohérente et mono-directionnelle. L'avis
de l'Afssaps peut être requis lorsque l'automatisation des analyses
de biologie moléculaire nécessite des exigences concernant
les locaux. Enfin, des précisions sont données concernant
d'une part la réalisation des examens, en particulier pour les
réactifs et, d'autre part, l'expression des résultats, notamment
le nom du réactif ou, à défaut, la technique utilisée
doivent être mentionnés.
Contrôle de qualité
La version 1999 du GBEA donne au contrôle de qualité une
autre dimension. En effet, concernant le contrôle national, dorénavant
« lorsque les résultats du contrôle de qualité
d'un laboratoire présentent des anomalies répétées
ou importantes au regard de leur utilisation médicale, le cas de
ce laboratoire est soumis anonymement à la commission chargée
du contrôle de qualité qui se prononce sur le caractère
de gravité de ces anomalies. Lorsque celles-ci sont jugées
graves, le laboratoire est obligatoirement signalé par l'Afssaps
au ministre chargé de la Santé... en vue de réaliser
un contrôle plus approfondi ». La formalisation des conséquences
d'un mauvais résultat au contrôle de qualité national
traduit la volonté du législateur de renforcer le rôle
de la commission chargée du contrôle.
Par ailleurs, si en 1994, le GBEA mentionnait que le laboratoire «
peut participer » à d'autres contrôles externes
de qualité, en 1999 cette participation devient « recommandée
». Le GBEA exige ainsi une évaluation de la qualité
des analyses et des mesures correctives en cas d'anomalies. Cela peut
être rapproché des références : OPC 15 («
Les secteurs d'activité cliniques et médico-techniques évaluent
les pratiques professionnelles et les résultats obtenus »)
et QPR 4c (« Les événements indésirables
sont analysés et les mesures d'amélioration utiles sont
prises »). Toutefois, en dehors du contrôle de qualité,
qui ne porte que sur la partie strictement analytique, le guide n'exige
pas l'utilisation d'indicateurs de résultats, ni de système
de signalement des événements indésirables, qui représentent
un premier pas vers la gestion du risque. En revanche, la démarche
d'accréditation de l'Anaes préconise la mise en place de
tableaux d'indicateurs de suivi permettant de faciliter l'appréciation
de l'amélioration continue de la qualité dans les établissements
de santé. Les biologistes, à court terme, auront de fait
un rôle essentiel à jouer dans ce domaine.
Stockage et conservation des archives
Quelques précisions supplémentaires concernant les archives
sont apportées dans la version 1999 du GBEA. Outre la conservation
pendant 5 ans des résultats et actions correctives de tout contrôle
de qualité externe (et non plus uniquement du contrôle national),
ce chapitre met l'accent à nouveau sur la sécurisation informatique.
En effet, il est spécifié d'une part que tous les documents
relatifs aux modifications des programmes informatiques doivent être
archivés et, d'autre part, que lorsque les documents sont conservés
sous forme informatique, les supports doivent permettre de garantir la
pérennité et l'intégrité des informations.
Cette dernière exigence s'inscrit totalement dans la référence
DPA 6b de l'Anaes, qui stipule que « le dossier du patient est
conservé dans le respect des délais de conservation et des
conditions de sécurité ».
CONCLUSION
L'étude des deux « référentiels » opposables
aux laboratoires, à savoir le GBEA et celui de l'Anaes, montre
la complémentarité des démarches qualité entreprises.
Si le GBEA, référentiel sectoriel et réglementaire,
s'intéresse particulièrement aux processus techniques pré-,
per- et post-analytiques afin d'aboutir à une optimisation de la
sécurité de la réalisation des analyses, la démarche
d'accréditation de l'Anaes conduit l'établissement à
centrer sa réflexion sur une prise en charge optimale du patient.
L'analyse montre ainsi que le GBEA ne prend en compte que très
partiellement le patient considérant davantage les relations laboratoires-services
cliniques. L'accueil, l'information, le consentement éclairé
du patient, la notion de bénéfice-risque sont des actions
s'inscrivant dans une démarche qualité, qui dépasse
le cadre réglementaire du GBEA. Il apparaît clair en effet,
que le laboratoire doit articuler sa démarche qualité avec
celle de l'établissement. Pour ce faire, le développement
de la coordination biologicoclinique est un axe essentiel pour assurer
la continuité des soins. Cela ne peut être envisagé
que par une participation active des biologistes aux réunions cliniques
et par la mise en place du conseil biologique.
L'amélioration de la qualité est une volonté affichée
du GBEA 1999. Toutefois, la stratégie de l'établissement
n'est prise en compte que partiellement. Elle n'est en effet évoquée
qu'en termes de cohérence des objectifs d'assurance qualité.
La gestion de la qualité devrait être élargie aux
différentes fonctions du laboratoire, notamment dans les domaines
des ressources humaines et financières afin de permettre une réelle
implication de l'ensemble des professionnels et ainsi d'assurer des conditions
de travail optimales. Si le GBEA réglemente les grandes fonctions
du laboratoire, l'évaluation des pratiques professionnelles et
l'utilisation d'indicateurs de résultats restent encore embryonnaires.
Cette notion d'évaluation est en revanche omniprésente dans
l'ensemble des références Anaes.
Aujourd'hui, la réflexion de biologistes hospitaliers semble
s'orienter vers l'élaboration d'un additif au manuel de l'Anaes,
visant à préciser, voire à intégrer des références
concernant les laboratoires. Par ailleurs, un groupe de travail de la
confédération des communautés européennes
de chimie clinique (EC4) visant à l'harmonisation des systèmes
qualité et d'accréditation a élaboré un document
précisant les besoins spécifiques des laboratoires d'analyses
médicales [8, 9]. Ce référentiel constitue l'une
des sources de la future norme européenne EN 15189 présentée
au congrès de Philadelphie le 15 juin 2000. Selon toute vraisemblance,
il devrait trouver prochainement une traduction en droit français.
La conjonction du GBEA au sein des laboratoires et de l'Anaes au niveau
de l'établissement devrait apporter une réponse organisée,
coordonnée, de qualité au service du patient.
Remerciements. Nous remercions J.-L. Beaudeux (Laboratoire
central de biochimie, Groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière)
pour ses suggestions constructives lors de la rédaction de ce manuscrit.
Article reçu le 2 mai 2000, accepté le 20 juillet 2000.
REFERENCES
1. Ministère des Affaires sociales, de la Santé
et de la Ville. GBEA : arrêté du 2 novembre 1994 relatif
à la bonne exécution des analyses de biologie médicale.
JO du 4 décembre 1994 : 17193-201.
2. Ministère des Affaires sociales, de la Santé
et de la Ville. GBEA : arrêté du 26 novembre 1999 relatif
à la bonne exécution des analyses de biologie médicale.
JO du 11 décembre 1999 : 18441-52.
3. Agence nationale d'accréditation et d'évaluation
en santé (Anaes). Manuel d'accréditation des établissements
de santé. Paris, février 1999.
4. Loi n° 2000-230 du 13 mars 2000 portant adaptation du
droit de la preuve aux technologies de l'information et relative à
la signature électronique. JO du 14 mars 2000 : 3968-9.
5. Agence nationale d'accréditation et d'évaluation
en santé (Anaes). Direction de l'accréditation : préparer
et conduire votre démarche d'accréditation. Un guide pratique.
Paris, juin 1999.
6. Tetard MC. Le GBEA et l'accréditation par l'Anaes,
alternative ou complémentaire. Maîtrise de sciences et
techniques de gestion des organisations sanitaires et sociales. Paris-IX
Dauphine, 1999.
7. Dubois O. Le GBUI : libération des résultats,
signature électronique et transmissions télématiques.
Spectra Biologie 1999 ; 18 : 24-30.
8. Jansen RTP, Blaton V, Burnett D, Huisman W, Queralto JM, Zerah
S, Allman B (European Communities Confederation of Clinical Chemistry,
EC4). Essential criteria for quality systems in medical laboratories.
Eur J Clin Chem Clin Biochem 1997 ; 35 : 121-32.
9. Zerah S, Sachs C. Traduction française du texte Essential
criteria for quality systems in medical laboratories. Critères
de base des systèmes qualité des laboratoires médicaux.
Ann Biol Clin 1998 ; 56 : 614-22.
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