ARTICLE
Auteur(s) : César
Kapseu
Équipe de recherche Réaction Extraction Sucrerie Séchage
Huilerie (RESH), Département de génie des procédés et
d’Ingénierie, Ecole nationale supérieure des sciences
agro-industrielles, Université de Ngaoundéré (Cameroun), BP
455 Ngaoundéré
Introduction
La production africaine des trois cultures oléagineuses les plus
importantes (palme, coton, arachide) a subi une courbe ascendante
pendant les dix dernières années. En même temps, les besoins
africains en huile et en tourteaux ne cessent de s’accroître du
fait de l’augmentation de la population africaine et de l’élévation
du niveau de vie. Les grandes cultures oléagineuses ont connu
des difficultés ces dernières années à cause du manque de
subventions des États dans le cadre de la libéralisation des
secteurs de productions agricoles. Ces cultures sont également
mal adaptées aux zones peu fertiles ou à de faibles niveaux
d’intrants agricoles. Ceci a conduit des paysans à se tourner vers
des cultures émergentes commerciales comme le karité. En effet, le
karité fait partie des 6 matières grasses végétales (MGV) dont
l’incorporation à une teneur maximale de 5 % est autorisée dans le
chocolat par la Commission européenne depuis 2000. Notre équipe de
recherche a mis à jour certaines nouvelles espèces oléagineuses
parmi les plantes domestiques. Il s’agit du Canarium
schweifurthii Engl, du Dacryodes edulis et du Ricinodendron
heudelotii dont les avantages sont notables et les potentialités
ont été étudiées [1, 2].
Au Cameroun par exemple, en 1985, le taux de couverture des
besoins en huiles végétales était de 49,0 % pour une offre nette de
83 000 tonnes. Les huiles végétales sont
essentiellement fournies par les noix de palme, les graines de
coton et les germes de maïs. Le pays regorge pourtant de
nombreux autres oléagineux rentrant généralement dans le régime
alimentaire des populations, mais inexploités à l’échelle
industrielle. Ce sont entre autres : l’avocat (Persea
americana), le safou (Dacryodes edulis), la noix de coco (Cocos
nucifera), le sésame (Sesamum indicum), le « djansang »
(Ricinodendron heudelotii), la courge (Cucumeropsis manii), le «
mbeu » (Canarium schweifurthii), le karité (Butyrospermum parkii)
[3].
Les besoins du marché des oléagineux et la détection de
fonctionnalités nouvelles ont suscité, au niveau national, un
intérêt de la recherche scientifique et technique en direction de
sources oléagineuses végétales locales, encore sous-exploitées.
Les axes de recherche développés dans ce cadre concernent
notamment la maîtrise des procédés d’extraction, la caractérisation
des huiles extraites et la définition de leurs qualités et de leur
fonctionnalité. Actuellement, outre le karité, l’aiélé ou « mbeu »
et le « djansang » bénéficient de cet intérêt [4-6].
Ce travail a pour but de connaître la production, la
transformation, l’utilisation ainsi que les compositions en acides
gras et en triglycérides des oléoprotéagineux d’Afrique
subsaharienne.
Grandes cultures oléoprotéagineuses
Palme (Elaeis guineensis)
Le palmier à huile (Elaeis guineensis) est une palmacée
monocotylédone qui pousse surtout sur les sols sableux le long des
côtes. Bien que des variétés naines et semi-naines existent pour
cette espèce, leur taille peut atteindre 15 à 30 m de
hauteur. Le palmier est cultivé à l’échelle industrielle. Sur
le plan structural, leurs fruits présentent des différences.
L’huile de palme provient de la pulpe des noix alors que l’huile de
palmiste provient de l’amande séchée (palmiste). Elles entrent non
seulement dans l’alimentation des populations, mais elles
constituent également une source de matière première pour
l’industrie de la savonnerie et de la cosmétique [7].
Le tableau 1 présente la production
en tonnes de l’huile de palme pour les pays africains.
Il apparaît que le Nigeria est le premier producteur suivi de
la Côte-d’Ivoire et du Cameroun. Les sept premiers producteurs
africains représentent en moyenne 6,5 % de la production mondiale
et sont parmi les vingt premiers producteurs de l’huile de palme
dans le monde.
Transformation
L’huile de palme est extraite localement suivant plusieurs
techniques, manuellement, artisanalement et industriellement à
partir des noix de palme. Le procédé obéit généralement aux
étapes suivantes : stérilisation (cuisson), malaxage, extraction,
finition, fractionnement et raffinage. À la suite de ces étapes,
les huiles de palme et de palmiste sont obtenues.
Tableau 1 Sept premiers producteurs d’huile de palme en
Afrique.
|
Pays
|
1998
|
2002
|
2005
|
2006
|
2007
|
|
Monde
|
18 215 637
|
25 844 879
|
34 298 016
|
37 680 400
|
39 279 920
|
|
Nigeria
|
845 000
|
961 000
|
1 170 000
|
1 287 000
|
1 300 000
|
|
Côte d’Ivoire
|
264 403
|
252 289
|
289 932
|
320 000
|
320 000
|
|
Congo (RDC)
|
168 830
|
170 000
|
175 000
|
175 000
|
104 000
|
|
Cameroun
|
139 000
|
153 121
|
154 000
|
160 000
|
172 000
|
|
Ghana
|
111 370
|
108 000
|
117 000
|
121 000
|
109 000
|
|
Angola
|
51 000
|
50 000
|
53 000
|
54 000
|
54 500
|
|
Guinée
|
50 000
|
50 000
|
50 000
|
53 000
|
53 000
|
Applications
L’huile de palme est utilisée à des fins alimentaires et non
alimentaires. Sur le plan alimentaire, cette huile entre dans les
recettes culinaires (koki, sauce jaune, eru, kwem…). L’huile de
palme occupe une place importante dans les rituels (culte). En
Afrique, l’huile de palme est utilisée dans le culte des ancêtres,
partagée lors des cérémonies de naissance, s’offre comme élément de
dot lors des mariages et est mélangée aux potions médicamenteuses
pour soulager les coliques. Au sujet des usages non alimentaires,
l’huile de palme entre dans la fabrication du savon à l’échelle
artisanale et industrielle. Elle sert aujourd’hui de matière
première pour la fabrication des biocarburants.
L’huile de palmiste entre également dans la fabrication des
médicaments et des produits cosmétiques. Sur le plan thérapeutique,
l’huile de palmiste est sollicitée dans la prévention et le
traitement des coliques infantiles. Elle est utilisée contre les
maladies de la peau comme les érythèmes fessiers, la gale, la
teigne, l’acné et les démangeaisons. Elle est aussi utilisée pour
le massage du corps des nourrissons. Sur le plan cosmétique,
les femmes âgées en usent habituellement pour entretenir leur
peau et soulager leur rhumatisme.
Coton (Gossypium sp.)
Production
L’huile de coton fait partie des produits alimentaires les plus
véhiculés dans le monde, particulièrement dans les régions
tropicales. En ce qui concerne l’Afrique, elle constitue une source
principale de lipides pour la population. L’huile de coton, pour
être utilisée comme huile de table, doit cependant être débarrassée
de certaines impuretés [8].
Le tableau 2 représente la production
en tonnes de l’huile de coton pour quelques pays africains.
Il apparaît que le premier producteur est le Burkina-Faso
suivi du Nigeria, de l’Égypte et du Mali. La production de
l’huile de coton dans ces quatre pays représente 3,5 % de la
production mondiale.
Tableau 2 Quatre premiers producteurs d’huile de coton
en Afrique en 2006.
|
Pays
|
1998
|
2002
|
2005
|
2006
|
2007
|
|
Monde
|
52 032 202
|
53 825 804
|
69 446 228
|
71 455 708
|
72 504 406
|
|
Burkina Faso
|
324 557
|
439 247
|
712 707
|
725 000
|
690 000
|
|
Nigeria
|
348 000
|
428 000
|
521 000
|
563 000
|
570 000
|
|
Égypte
|
627 694
|
765 612
|
560 000
|
560 000
|
560 000
|
|
Mali
|
518 415
|
439 722
|
534 143
|
432 466
|
414 965
|
Transformation
La transformation du coton passe par les étapes suivantes : la
trituration, l’extraction et le raffinage. L’extraction se fait à
la presse suivie par l’épuisement au solvant. L’huile brute est
ensuite raffinée. La technologie a évolué passant de
l’extraction par presse à l’extraction directe au solvant.
La neutralisation se fait en milieu solvant.
Applications
Au niveau artisanal, les fibres de coton entrent dans la confection
des pagnes (leppi) par les tisserands. Au niveau industriel, ces
fibres sont utilisées dans la fabrication des pagnes (wax) aux
motifs et couleurs chatoyants qui rappellent la tradition
africaine.
L’huile de coton est utilisée dans les recettes culinaires, dans
les bains de friture (beignets, croquettes) et dans la pâtisserie
traditionnelle. Les sous-produits de l’huilerie de coton
entrent dans la fabrication du savon (soapstock) et des aliments
pour le bétail. Les tourteaux de coton revêtent une importance
capitale dans les zones où les conflits entre pasteurs et éleveurs
sont exacerbés par le manque de pâturage.
Arachide (Arachis hypogaea)
Production
L’arachide (Arachis hypogaea) est une légumineuse annuelle dont le
fruit mûrit en terre. Ses graines servent surtout de matière
première pour l’extraction des huiles utilisées comme
assaisonnement en cuisine et pour produire le beurre d’arachide.
Une partie appréciable de la production d’arachide est utilisée
comme produit vivrier : arachides grillées consommées telles
quelles ou utilisées comme condiment, notamment dans la préparation
de sauces réputées. Généralement, les ventes en coque sont
destinées à la consommation de bouche et les ventes en décortiqué à
la confiserie. L’arachide est la sixième culture parmi les
oléagineuses les plus importantes dans le monde. Elle contient
48-50 % de corps gras, 26-28 % de protéine et elle est riche en
fibre, minéraux et vitamines. L’arachide est cultivée sur
26,4 millions d’hectares à l’échelle mondiale avec une
production totale de 37,1 millions de tonnes métriques et une
productivité moyenne de 1,4 tonnes à l’hectare. La part
de l’Afrique dans la production mondiale d’arachide était en
1992 de 20 % dont la moitié revenait à l’Afrique de l’ouest.
La part de la production de l’Afrique de l’Ouest est passée
actuellement à 15 %. Les exportations ont chuté de 55 % à 20
%. Le Sénégal, le Soudan et le Nigeria demeurent parmi les
plus grands producteurs africains d’arachide dans le monde (tableau 3). La culture de l’arachide
reste une des principales sources d’emplois, de revenus et
d’échanges extérieurs dans beaucoup de pays de l’Afrique de
l’Ouest. Pour cela, il y a un besoin de réviser les perspectives de
marché et saisir les opportunités pour aider l’Afrique de l’Ouest à
reconquérir ses parts de marché [9, 10].
Tableau 3 Production d’arachides en milliers de tonnes
– principaux producteurs africains.
|
Pays
|
Tendances
|
Données
|
|
Afrique du Sud
|
1970-2000
|
169,5
|
|
Burkina Faso
|
1970-2000
|
205
|
|
Cameroun
|
1970-2000
|
160
|
|
Congo (Rép. Dém.)
|
1970-2000
|
382
|
|
Égypte
|
1970-2000
|
182
|
|
Ghana
|
1970-2000
|
190
|
|
Guinée
|
1970-2000
|
182
|
|
Nigeria
|
1970-2000
|
2 783
|
|
Sénégal
|
1970-2000
|
828,3
|
|
Soudan
|
1970-2000
|
990
|
|
Tchad
|
1970-2000
|
371,9
|
|
Zimbabwe
|
1970-2000
|
190
|
Transformation
Le procédé traditionnel d’extraction d’huile d’arachide comprend :
l’égoussage, le séchage, le décorticage, le toastage, le
dépelliculage et dégermage, le broyage-affinage et l’extraction
d’huile.
Utilisations
Les produits dérivés d’arachides sont l’huile, le tourteau, la pâte
d’arachide, le beurre d’arachide et les graines elles-mêmes.
L’huile d’arachide est utilisée en cuisine car elle est très
stable, et résiste bien à la cuisson, même à haute température.
L’huile d’arachide est composée de 17 % d’acides gras saturés, 47 %
d’acides gras mono-insaturés et de 32 % d’acides gras
polyinsaturés.
Le tourteau de graines d’arachide est riche en protéines (55-60
%) et est utilisé comme complément alimentaire ou dans la
préparation des aliments de sevrage. Il est aussi utilisé dans
la préparation des pains et d’autres aliments. Le beurre
d’arachide ou beurre de cacahuètes est une pâte à tartiner faite à
base de graines d’arachides.
Culture émergente commerciale : le karité
Butyrospermum parkii (G. Don) Kotschy ou Vitellaria paradoxa
Gaertn., Bassia parkii G. Don est vulgairement appelé karité en
français et shea en anglais et allemand. Arbre typique des savanes
arborées soudaniennes, le karité est un arbre de la famille des
Sapotacées, caractérisé par la présence du latex dans les organes.
Il peut atteindre 15 à 20 m de hauteur et 1 m
de diamètre. Les fruits de karité arrivent à maturité en début
d’hivernage (fin mai et jusqu’en août). Le fruit de karité est
comestible, de couleur verte et de forme arrondie. Il mesure
en moyenne quatre à cinq centimètres de diamètre, et est constitué
d’un péricarpe charnu, de quatre à huit millimètres d’épaisseur,
représentant à peu près la moitié du poids du fruit. À l’intérieur
de cette pulpe sucrée se trouvent une, deux et parfois trois noyaux
constitués chacun d’une amande blanchâtre à deux cotylédons,
protégée par une coque mince et dure de couleur beige à marron
foncé (figure
1). Après séchage, 50 % de la masse de l’amande sont
constitués de la matière grasse qui a une température de fusion de
40 °C et contient 5 à 7 % de latex insaponifiable ou
karitène [11, 12].
Production
Les données sur les rendements varient énormément. On compte
5 à 15 kg d’amandes non décortiquées par arbre et par an,
ces chiffres dépendent beaucoup des précipitations annuelles. Mais,
on connaît des arbres qui bien soignés et protégés donnent
45 kg. Des rendements annuels par hectare de 9 à
17 tonnes de fruits frais sont possibles ; 50 kg
fournissent 20 kg d’amandes séchées et 4 kg de beurre.
La production totale de noix de karité est difficile à estimer,
car une partie importante se vend en Afrique même ou se troque
contre des noix de cola et du sel. On l’estimait en 1913 en
Afrique occidentale entre 200 000 et 300 000 t
et en 1975 à 500 000 t, dont seuls 4 % parvenaient
sur le marché mondial. En 1978/79 on indique pour le Mali
100 000 t récoltées dont 50 000 t exportées
(valeur marchande 20 FCFA/kg). Les principaux
importateurs de karité sont l’Union européenne (UE), le Japon et
les pays d’Europe de l’Est. En 1992, les importations étaient de
11 900 tonnes de karité pour l’UE et de
5 076 tonnes pour le Japon.
Le tableau 4 représente la production
annuelle des amandes de karité en Afrique. Il en ressort que
le Mali est le premier producteur des amandes suivi du Nigeria et
du Ghana.
Tableau 4 Estimations annuelles en tonnes des
productions des amandes et beurre du karité en Afriquesubsaharienne
(Source : Lovett PNC. The shea butter value chain: production,
transformation and marketing in west Africa. Tehnical Report, 2004,
N° 2, 52 pp.).
|
Pays
|
Potentiels de production
|
Quantité collectée
|
Quantité consommée
|
Quantité exportée
|
|
|
|
|
Amandes
|
Beurre
|
|
Mali
|
250 000
|
150 000
|
97 000
|
50 000
|
3 000
|
|
Nigeria
|
250 000
|
100 000
|
80 000
|
20 000
|
|
|
Ghana
|
200 000
|
130 000
|
70 000
|
45 000
|
15000
|
|
Côte d’Ivoire
|
150 000
|
40 000
|
15 000
|
15 000
|
10 000
|
|
Burkina Faso
|
150 000
|
75 000
|
35 000
|
37 000
|
3 000
|
|
Soudan
|
100 000
|
10 000
|
9 800
|
0
|
200
|
|
Ouganda
|
70 000
|
6 000
|
5 900
|
0
|
100
|
|
Bénin
|
80 000
|
50 000
|
14 900
|
35 000
|
100
|
|
Togo
|
50 000
|
40 000
|
10 000
|
15 000
|
15 000
|
|
Cameroun
|
30 000
|
5 000
|
2 500
|
2 500
|
0
|
|
Guinée Conakry
|
25 000
|
5 000
|
4 500
|
450
|
50
|
Transformation
La transformation du karité demeure, dans la plupart des cas, une
activité artisanale. Les conditions paysannes de
transformation sont peu contrôlées et handicapées par les moyens et
les techniques de transformation. Les propriétés intrinsèques
des huiles dépendent non seulement de la technique d’extraction
mais aussi du soin apporté aux fruits, graines et amandes, de la
collecte au stockage des huiles. Le séchage direct au soleil
est l’un des handicaps du procédé car il est une technique lente,
soumise aux conditions climatiques avec les risques de pollution et
d’oxydation élevés. Elle est favorable à l’action des lipases qui
entraîne l’augmentation des acides gras libres. Les travaux
réalisés ont abouti à une voie d’amélioration du séchage au soleil.
Les méthodes traditionnelles d’extraction du beurre
Il n’existe pas une méthode unique d’extraction du beurre de
karité. Le procédé d’extraction varie d’une région à l’autre,
d’une tribu à une autre et est fonction du genre d’utilisation de
l’extrait.
Une méthode utilisée au Burkina Faso est résumée comme suit :
ramassage, dépulpage, séchage, décorticage, concassage,
torréfaction, pilage, laminage, barattage, recueil de la matière
grasse, chauffage, séparation du beurre des impuretés et
conditionnement.
Une deuxième méthode généralement pratiquée par les femmes
Foulbé du Nord-Cameroun se résume par les opérations suivantes :
récolte ou ramassage, dépulpage, cuisson, décorticage, pilage,
broyage, barattage, recueil de la matière grasse, lavage à grande
eau, chauffage, séparation du beurre des impuretés et
conditionnement (figure
2). Certaines traditions gardent les amandes dans l’eau
pendant 3 à 7 jours avant le pilage. Cette méthode se
rapproche de celle pratiquée au Mali.
Techniques d’extraction améliorées
Pour améliorer le séchage des noix et des amandes, des séchoirs
solaires indirects (figure 3) ont été conçus.
L’air chauffé dans le collecteur par les rayons solaires devient
moins dense et monte dans la chambre de séchage. Cet air chaud
entraîne l’eau contenue dans le produit et sort par le système
d’évacuation. Ce mode de séchage a l’avantage que le produit à
sécher est protégé contre les insectes et la pluie. En plus, les
rayons solaires n’irradient pas directement le produit à sécher.
Bup et al. [13] montrent que les amandes de karité séchées
dans le séchoir solaire indirect donnent le beurre de bonne qualité
selon les normes de karité pour les usages cosmétiques et
pharmaceutiques. Ce séchoir fonctionne aussi en convection
forcée. Le ventilateur est alimenté par l’énergie solaire
provenant des cellules photovoltaïques (figure 4).
La régulation de température est aussi assurée avec les
cellules photovoltaïques dans la chambre du séchage.
Les améliorations portent sur l’extraction proprement dite et le
pilage (broyage) qui est remplacé par le passage des amandes
entières ou pré-concassées dans un broyeur (moulin) à meules, animé
par un moteur. Les opérations de conservation
(pré-traitements) restent inchangées.
L’extraction par presse. La presse à vis manuelle Segama
fait la fierté des femmes au Sénégal, Gambie et au Mali ; elle est
adaptée au traitement du karité, de l’arachide, du sésame, du
raisin sauvage (Lanea microcarpa) et d’autres oléagineux en phase
d’expérimentation. Au Ghana, l’entreprise « SIS-Engineering » a
développé un appareil qui mécanise le barattage et le lavage. Au
Mali, les deux opérations sont effectuées par un autre système, le
Mockarité qui fonctionne avec une centrifugeuse. Au Burkina Faso et
au Mali, une presse à cric a été testée et vulgarisée pour
remplacer toute la chaîne, depuis le pilage jusqu’au lavage. Bien
que parfois le taux d’extraction reste à améliorer, les femmes ont
vu leurs tâches allégées et le rendement d’extraction (35 à 45
%) supérieur à celui obtenu par les procédés traditionnels
(25 à 28 %). La presse représentée par les figures 5 et 6, a été
optimisé pour l’extraction du beurre de karité. L’utilisation de
cette presse réduit la pénibilité du travail d’extraction. En
définitive, l’intégration du séchoir solaire indirect et la presse
réduit considérément le temps de fabrication du beurre de karité
[14].
Utilisations
En Afrique, les produits de karité se vendent sous forme de noix
séchées au soleil, d’amandes pilées en pâte (Kadanya), d’huile en
estagnons, de graisse en plaques (beurre de karité) ou de margarine
en boîtes.
Le produit principal du karité est son beurre qui joue un rôle
économique important dans plusieurs régions. Le beurre de
karité s’emploie localement dans la médecine en particulier pour
les pommades ou comme cosmétique. Il est utilisé comme huile
de friture et crème de beauté dans les campagnes. Dans les villes,
en pharmacie, en cosmétique et en pâtisserie, on l’utilise en
substitution au beurre de cacao à cause de son point de fusion
élevé.
Les cultures domestiques
Canarium schweinfurthii
Production
L’aiélé (Canarium schweinfurthii Engl.) est une Burcéraceae dont
l’aire géographique est très répandue en Afrique. En effet, en plus
du Cameroun où l’arbre pousse dans toute la zone Sud et même dans
la partie Nord (Mont Atlantica), cette plante se retrouve de la
Sierra Leone à l’Ouest de l’Afrique jusqu’à l’Est de l’Afrique et
au Sud de l’Angola. La plante produit des fruits qui sont des
oléagineux morphologiquement comparables aux olives européennes
(Olea europea). Le ramollissement de la pulpe se fait à l’eau
à une température de 45 °C pendant 40 minutes. Au-delà de
70 °C, les pulpes des fruits durcissent. Le durcissement
peut également survenir lorsque les fruits sont stockés 5 à
7 jours après la cueillette et se caractérise par la perte de
l’aptitude à ramollir. La teneur en huile de la pulpe des
fruits de l’aiélé est élevée (30 à 50 g/100 g) et
suscite l’intérêt des chercheurs africains (tableau 5). Pourtant, rien n’est encore fait pour
lutter contre le phénomène de durcissement de la pulpe des fruits
(figure 7), qui
entraîne des pertes énormes pour les paysans dus au fait que les
fruits durcis sont tout simplement jetés. Face aux pertes
post-récolte, il est important de conserver les fruits dans les
saumures et de valoriser les fruits en produisant de l’huile
[15-18] (figure
8).
Tableau 5 Composition chimique des huiles des
pulpes des fruits de l’aiélé.
|
Crus
|
Ramollis à 45 °C pendant 40 minutes
|
Durcis à l’eau
|
Durcis après stockage
|
|
Teneurs en huile
|
38,0 ± 1,0
|
44,0 ± 1,1
|
42,5 ± 0,6
|
37,5 ± 0,9
|
|
Triglycérides
|
81,6
|
76,5
|
72,6
|
81,1
|
|
Monoglycérides
|
15,3
|
16,4
|
24,6
|
14,0
|
|
Acides gras libres
|
1,1
|
-*
|
-
|
1,9
|
Transformation
Conservation des fruits ramollis
La conservation des fruits de l’aiélé en solution est possible et
les conserves mises au point (figure 9) restent stables
pendant cinq mois. La méthode de ramollissement des fruits à
l’intérieur des bocaux à l’aide de la solution de couverture
engendre moins de pertes que la méthode pour laquelle le
ramollissement des fruits se fait dans un bain d’eau à 45 °C
avant introduction dans les bocaux de conservation. L’essentiel des
transferts de matières entre la pulpe des fruits et la solution de
couverture s’effectue pendant les traitements thermiques et les
quatre jours de mise en conserve des fruits. Les tests
sensoriels des fruits montrent que la couleur des pulpes des fruits
ramollis et non conservés ainsi que leur texture restent les plus
appréciées, tandis que l’odeur et le goût des fruits conservés par
la méthode de ramollissement des fruits à l’intérieur des bocaux à
l’aide de la solution contenant du chlorure de sodium plaisent aux
dégustateurs [19, 20].
Valorisation des fruits
Les fruits de l’aiélé subissent les étapes suivantes pour la
production de l’huile : triage, lavage, ramollissement de la pulpe,
dépulpage, extraction de l’huile. Même durcie, la pulpe des fruits
de l’aiélé peut être utilisée pour la production d’huile.
La pulpe durcie à 70 °C a une teneur en huile assez
élevée due au traitement à l’eau à chaud qui facilite l’extraction.
La qualité de cette huile est proche de celle issue de la
pulpe crue et de la pulpe ramollie. Les huiles de la pulpe
durcie après stockage des fruits se caractérisent par un taux
d’acides gras libres plus élevé comparé à l’huile de pulpe des
fruits crus frais [21]. Les tableaux
5 et 6 donnent quelques caractéristiques des huiles
des fruits de l’aiélé.
Tableau 6 Caractéristiques chimiques des huiles
des pulpes des fruits de l’aiélé.
|
Crus
|
Ramollis à 45 °C pendant 40 minutes
|
Durcis à l’eau
|
Durcis après stockage
|
|
Indices d’acide (mg KOH/g lipide)
|
10,2 ± 0,2
|
10,3 ± 0,4
|
10,8 ± 1,0
|
12,1 ± 0,1
|
|
Indice de peroxyde
|
7,8 ± 0,1
|
10,1 ± 0,1
|
11,1 ± 0,2
|
12,3 ± 0,3
|
|
Indices d’iode (g d’iode/g lipide)
|
86,5 ± 1,1
|
71,4 ± 1,1
|
68,4 ± 1,0
|
80,8 ± 1,3
|
|
Indices de saponification
|
184,8 ± 0,1
|
188,3 ± 0,3
|
202,3 ± 0,1
|
182,7 ± 0,2
|
|
Insaponifiables (g/100 g)
|
1,1 ± 0,1
|
1,2 ± 0,1
|
1,3 ± 0,1
|
1,0 ± 0,1
|
Applications
Des différentes analyses déjà effectuées sur les différentes huiles
végétales, et plusieurs applications potentielles sont possibles.
Au Nigeria, dans le cadre de la valorisation des oléagineux non
conventionnels, des chercheurs ont investigué sur les possibilités
de fabrication de la peinture, du cirage, des laits de beauté et
des shampoings à partir de l’huile des fruits de C. schweinfurthii.
L’accent est également mis sur les utilisations de cette huile
comme biocarburant. Les études montrent que l’huile
essentielle de C. schweinfurthii pourrait être un agent naturel
antimicrobien et antioxydant. Il existe également des
possibilités d’utilisation en pharmacologie [1, 2].
SAFOU (Dacryodes edulis)
Production
Le safoutier appartient à la famille des burséracées. C’est l’un
des rares arbres forestiers à vertus multiples de la forêt dense
tropicale. Malheureusement, sa domestication vient à peine de
commencer. La production tardive de la plante vient du fait
qu’elle est à peine connue en Afrique (quelques pays de l’Afrique
Centrale et Occidentale) et totalement inconnue ailleurs. À
première vue, ce retard résiderait dans le manque des données
scientifiques sur la qualité et la quantité de l’huile du fruit. Un
safoutier peut produire 7 000 à 10 500 fruits
par arbre. La production est estimée à 223 kg de fruit
par arbre, ce qui conduit à 40-50 kg d’huile par arbre si l’on
retient un rendement d’extraction d’huile de 18 % par rapport à la
matière fraîche. Notons cependant que le safoutier peut conduire à
des productions de l’ordre de 4 à 5 tonnes d’huile par
hectare.
Transformation
Les étapes suivies pour produire l’huile à partir des fruits de
safou sont les mêmes que celles utilisées pour le Canarium.
Il convient de faire remarquer que le Canarium et le safou
appartiennent à la même famille notamment les Burseracées.
En vue de valoriser au mieux les safous, les étapes suivantes
sont suivies pour produire les safous séchés. Il s’agit du
triage, du lavage, de l’épluchage, du séchage et du conditionnement
(figure 10).
Les produits obtenus (figure 11) sont très
appréciés des consommateurs.
Applications
Sur le plan nutritionnel, des travaux [22-24] ont été initiés ces
dernières années avec les études in vivo chez les rats pour les
huiles de C. schweinfurthii, D. edulis, R. heudeulotii et T.
conophorum. Ces études ont mis en évidence l’effet de la
consommation dans les formulations alimentaires de chacune de ces
huiles (5 % de l’aliment) sur la croissance, les paramètres
lipidiques sanguins, et quelques paramètres antioxydants chez des
rats mâles. Les teneurs plasmatiques de sélénium, de
malondialdéhyde, le taux globulaire de gluthation peroxydase des
groupes C. schweinfurthii (Cs), D. edulis (De), R. heudeulotii (Rh)
et T. conophorum (Tc) ne sont pas significativement différents (p
> 0,05). De toutes les huiles expérimentées, T. conophorum
et R. heudelotii sont les plus hypocholestérolémiantes et
hypotriglycéridémiantes. L’extraction des lipides de foie indique
que ce sont les rats des groupes De et Cs qui ont les plus
fortes teneurs en lipides.
Analyse
Depuis plus de 25 ans, notre équipe de recherche a analysé une
vingtaine d’oléagineux africains [25-44]. Une présentation
synthétique des résultats est illustrée par les tableaux 7 et 8 pour les acides gras et les
triglycérides respectivement.
Teneur en huile
La teneur en huile varie suivant la source d’huile. L’avocat
fournit la teneur d’huile la plus élévée alors que le maïs fournie
la teneur la plus faible. Ceci est dû au fait que c’est le germe de
maïs qui contient l’huile. Les huiles non conventionnelles
comme le safou et les corps gras, les courges et le djansang ont
des teneurs en huile supérieures à 50 %. Ceci suggère la
possibilité de mettre en place une petite huilerie à base de ces
plantes.
Tableau 7 Profil en acides gras des huiles végétales
africaines.
|
Acides gras
|
Caprylique
|
Caprique
|
Laurique
|
Myristque
|
Myristoleique
|
Palmitique
|
Palmitoleique
|
Stearique
|
Oleique
|
Linoleique
|
Linoleique
|
Arachidique
|
Gadonique
|
Behenique
|
Lignocerique
|
|
Corps gras
|
C8:0
|
C10:0
|
C12:0
|
C14:0
|
C14:1
|
C16:0
|
C16:1
|
C18:0
|
C18:1
|
C18:2
|
C18:3
|
C20:0
|
C20:1
|
C22:0
|
C24:0
|
|
Canarium
|
|
|
|
0,1
|
|
35,3
|
0,7
|
1,5
|
33,4
|
26,6
|
2,2
|
|
|
|
0,05
|
|
Arachide
|
|
|
|
|
|
11,1
|
|
4,6
|
45,8
|
31,6
|
|
1,8
|
0,7
|
3
|
1,2
|
|
Avocat
|
|
|
|
|
|
24,8
|
4,9
|
0,8
|
53,6
|
14,5
|
1
|
|
|
|
|
|
Balanites
|
|
|
0,1
|
0,1
|
|
15,9
|
|
6,9
|
33,5
|
43,6
|
|
|
|
|
|
|
Coco
|
9,1
|
6
|
46,5
|
18,4
|
|
8,1
|
|
4
|
6,1
|
1,5
|
|
|
|
|
|
|
Coton
|
|
|
|
0,8
|
|
24,7
|
0,6
|
2,5
|
19,4
|
51,5
|
|
0,3
|
|
|
|
|
Courge blanche
|
|
|
|
|
|
14,5
|
0,1
|
12,6
|
12,5
|
59,6
|
0,2
|
0,3
|
|
|
|
|
Courge rouge
|
|
|
|
|
|
10,9
|
0,1
|
11,5
|
14,5
|
62,3
|
0,1
|
0,3
|
|
|
|
|
Coula (noisette)
|
1,3
|
0,008
|
0,04
|
0,1
|
|
1,8
|
|
0,2
|
95
|
0,4
|
|
|
|
|
|
|
Djansang
|
|
|
|
|
|
5,5
|
|
6,4
|
7,4
|
28,3
|
51,1
|
|
0,1
|
|
1,2
|
|
Karité
|
|
|
|
|
|
3,8
|
|
41,6
|
45,8
|
6,9
|
|
1,4
|
0,2
|
|
|
|
Maïs
|
|
|
|
|
|
11,5
|
|
2,3
|
29,9
|
54,4
|
0,9
|
0,5
|
0,2
|
|
|
|
Palmiste
|
4,8
|
3,9
|
47,3
|
15,1
|
|
8,2
|
|
3,5
|
14,7
|
|
|
|
|
|
|
|
Palme
|
|
|
|
0,7
|
|
41,2
|
|
5,8
|
40,8
|
|
|
0,4
|
|
|
|
|
Safou
|
|
|
|
|
|
39
|
|
3,7
|
31
|
24,9
|
1,3
|
|
|
|
|
|
Sesame
|
|
|
|
8,5
|
|
6,6
|
|
0,7
|
44,6
|
38,9
|
0,3
|
|
|
|
|
|
Soja
|
|
|
|
|
2
|
0,5
|
|
5
|
25
|
55
|
9
|
0,2
|
1,5
|
|
|
|
Souchet rouge
|
|
|
|
|
|
15
|
|
4,2
|
69,6
|
10,3
|
|
0,7
|
|
|
|
|
Souchet noir
|
|
|
|
|
|
17,9
|
|
4,6
|
65,7
|
10,9
|
|
0,7
|
|
|
|
|
Moyenne
|
5,07
|
3,30
|
23,49
|
5,48
|
2,00
|
15,47
|
1,28
|
6,54
|
34,59
|
31,89
|
7,34
|
0,66
|
0,54
|
3,00
|
0,82
|
|
Ecart-type
|
3,19
|
2,48
|
23,42
|
7,07
|
0,00
|
12,18
|
1,83
|
9,11
|
22,14
|
10,47
|
15,69
|
0,53
|
0,52
|
0,00
|
0,54
|
Tableau 8 Profil en triglycérides des huiles végétales
africaines.
|
ECN
|
TG
|
Ara1
|
Ara2
|
Avo
|
Bal
|
Can
|
Coc
|
Cot
|
Coub
|
Coul
|
Cour
|
Dja
|
Kar
|
Maïs
|
Palme
|
Palmi
|
Safou
|
Ses
|
Soun
|
Sour
|
|
30
|
CyCiLa
|
|
|
|
|
|
1,8
|
|
|
|
|
|
|
|
|
2
|
|
|
|
|
|
32
|
CyLaLa
|
|
|
|
|
|
11,0
|
|
|
|
|
|
|
|
|
6,9
|
|
|
|
|
|
34
|
CiLaLa
|
|
|
|
|
|
15,9
|
|
|
|
|
|
|
|
|
9,6
|
|
|
|
|
|
36
|
EEE
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
15,9
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
36
|
LaLaLa
|
|
|
|
|
|
19,4
|
|
|
|
|
|
|
|
|
21,7
|
|
|
|
|
|
38
|
EEL
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
33,1
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
38
|
LaLaM
|
|
|
|
|
|
16,1
|
|
|
|
|
|
|
|
|
15,5
|
|
|
|
|
|
40
|
LEL
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
7,7
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
40
|
EEO
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
6,1
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
40
|
LaOLa
|
|
|
|
|
|
2,6
|
|
|
|
|
|
|
|
|
3,7
|
|
|
|
|
|
40
|
MLaM
|
|
|
|
|
|
9,3
|
|
|
|
|
|
|
|
|
8,3
|
|
|
|
|
|
40
|
EEP
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
6,1
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
40
|
LaLaP
|
|
|
|
|
|
1,7
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
42
|
EES
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
5,9
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
42
|
LaLaS
|
|
|
|
|
|
2,1
|
|
|
|
|
|
|
|
|
3,4
|
|
|
|
|
|
42
|
CyPS
|
|
|
|
|
|
4,6
|
|
|
|
|
|
|
|
|
4,0
|
|
|
|
|
|
42
|
LLL
|
0,9
|
2,2
|
|
9,2
|
1,9
|
|
14,3
|
20,4
|
|
|
7,3
|
|
8,0
|
|
|
0,7
|
|
0,3
|
0,1
|
|
42
|
OLnL
|
|
|
|
|
0,2
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
42
|
PLnL
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
44
|
LaOO
|
|
|
|
|
|
1,4
|
|
|
|
|
|
|
|
|
0,3
|
|
|
|
|
|
44
|
MOM
|
|
|
|
|
|
2,1
|
|
|
|
|
|
|
|
|
2,7
|
|
|
|
|
|
44
|
PMM
|
|
|
|
|
|
1,3
|
|
|
|
|
|
|
|
|
3,1
|
|
|
|
|
|
44
|
MLaS
|
|
|
|
|
|
1,6
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1,4
|
|
|
|
|
|
44
|
LOL
|
7,8
|
15,7
|
2,2
|
13,8
|
3,2
|
|
12,2
|
10
|
|
|
10,1
|
|
21,5
|
0,6
|
|
1,6
|
|
2,2
|
2,7
|
|
44
|
OLnO
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
44
|
PLL
|
2,3
|
4,3
|
|
10
|
|
|
24,9
|
23,6
|
|
|
|
|
8,6
|
2,7
|
|
16,1
|
|
1,6
|
1,6
|
|
44
|
PLnO
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
46
|
MOP
|
|
|
|
|
|
2,0
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1,7
|
|
|
|
|
|
46
|
LaPS
|
|
|
|
|
|
0,7
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1,9
|
|
|
|
|
|
46
|
OLO
|
19,0
|
21,2
|
11,1
|
10
|
|
|
4,8
|
5,6
|
|
|
|
|
19,0
|
1,8
|
|
2,9
|
|
9,4
|
10,4
|
|
46
|
PoOP
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
46
|
LOP
|
8 ,8
|
12,2
|
9,3
|
18,7
|
14
|
|
16,3
|
2,6
|
|
|
|
|
14,8
|
10,3
|
|
18,5
|
|
6,5
|
7,5
|
|
46
|
PLP
|
0,9
|
1,5
|
1,6
|
3
|
14,2
|
|
11,5
|
18,5
|
|
|
|
|
2,1
|
9,7
|
|
16,3
|
|
1,3
|
1,2
|
|
46
|
MOP
|
|
|
|
|
|
|
0,7
|
|
|
|
|
|
|
1
|
|
|
|
|
|
|
46
|
SLL
|
|
|
|
|
|
|
0,5
|
|
|
|
1,8
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
48
|
OOO
|
26,8
|
15,9
|
18,5
|
4,5
|
4,5
|
|
2,3
|
0,4
|
|
|
|
|
8,7
|
3,6
|
|
2,9
|
|
27
|
33,5
|
|
48
|
SLO
|
|
|
0,2
|
|
|
|
|
|
|
|
1,4
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
48
|
POO
|
13,6
|
10,4
|
21,3
|
|
19,7
|
0,3
|
5,2
|
|
|
|
|
|
4,9
|
21,7
|
0,7
|
17,2
|
|
|
|
|
48
|
POP
|
1,6
|
1,4
|
8,4
|
6,5
|
24
|
|
4,7
|
|
|
|
|
|
0,7
|
33,3
|
|
16,2
|
|
5,6
|
4,9
|
|
48
|
PPP
|
|
|
1,1
|
|
4,6
|
|
0,5
|
|
|
|
|
|
|
2,7
|
|
0,7
|
|
|
0,1
|
|
50
|
SOO
|
5,8
|
3,1
|
0,5
|
4,1
|
0,3
|
|
1,1
|
0,6
|
|
|
|
|
|
3,3
|
|
1,2
|
|
9,2
|
7,1
|
|
50
|
POS
|
1,1
|
2,0
|
|
4,9
|
1,3
|
|
1,1
|
4
|
|
|
|
|
2,1
|
6,5
|
|
1,8
|
|
3,2
|
2,5
|
|
50
|
PPS
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
0,9
|
|
0,2
|
|
0,7
|
0,4
|
|
50
|
PSS
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1,6
|
|
|
|
|
|
|
52
|
SOS
|
0,6
|
0,4
|
|
1,3
|
|
|
|
0,5
|
|
|
|
|
0,6
|
|
|
|
|
2,7
|
3
|
|
44
|
MOL
|
|
|
|
|
|
|
1,0
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
52
|
AOO
|
1,3
|
4,1
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
0,3
|
|
|
|
|
|
|
|
52
|
BLO
|
2,9
|
0,9
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
54
|
LiLO
|
2,6
|
1,1
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
54
|
POB
|
0,8
|
1,1
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
56
|
LiOO
|
1,1
|
0,4
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
52
|
GOO
|
1 ,1
|
0,8
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
54
|
BOO
|
0,8
|
0,7
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
50
|
SLS
|
|
|
|
|
|
|
0,2
|
|
|
|
|
|
1,7
|
|
|
|
|
|
|
|
42
|
MLL
|
0,2
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
0,3
|
|
|
|
|
|
|
|
40
|
LLLn
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
0,5
|
|
|
|
|
|
|
|
40
|
LLPo
|
|
|
|
|
|
|
0,9
|
0,4
|
|
|
|
|
0,6
|
|
|
|
|
|
|
|
48
|
PLS
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
0,9
|
|
4,9
|
|
|
|
|
|
|
|
46
|
SOLn
|
|
|
|
|
|
|
|
0,1
|
|
|
0,9
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
42
|
OEL
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
7,3
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
42
|
PEL
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
3,75
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
46
|
OEO
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1,1
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
44
|
PEO
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
0,8
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
46
|
OES
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
1,5
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Tableau 8 Légendes des abréviations du tableau 8.
|
Nom usuel
|
Nom scientifique
|
Abréviation
|
|
Arachide cultivar 1 (Nord Cameroun)
|
Arachis hypogaea
|
Ara1
|
|
Arachide cultivar 2 (Ouest Cameroun )
|
Arachis hypogaea
|
Ara2
|
|
Avocat
|
Persea americana
|
Avo
|
|
Balanite
|
Balanites aegyptiaca (L.) Del.
|
Bal
|
|
Fruit noir
|
Canarium schweinfurthii Engl.
|
Can
|
|
Coco
|
Cocos nucifera
|
Coc
|
|
Coton
|
Gossypium sp
|
Cot
|
|
Courge blanche
|
Cucurbita Cucumeropsis manii Naudin
|
Coub
|
|
Courge rouge
|
Cucumeropsis manii Naudin
|
Cour
|
|
Noisette
|
Coula edulis
|
Coul
|
|
Djansang
|
Ricinodendron heudelotii
|
Dja
|
|
Karité
|
Vitellaria paradoxa
|
Kar
|
|
Maïs
|
Zea mays
|
Maïs
|
|
Palme
|
Elaeis guineensis Jacq.
|
|
|
Palmiste
|
Elaeis guineensis
|
|
|
Safou
|
Dacryodes edulis
|
|
|
Sésame
|
Sesamum indicum
|
Ses
|
|
Soja
|
Glycine max (L.)
|
|
|
Souchet noir
|
Cyperus esculentus
|
Soun
|
|
Souchet rouge
|
Cyperus esculentus
|
Sour
|
Acides gras totaux
Les acides gras totaux varient en fonction de la source d’huile.
Le soja présente la valeur la plus élevée alors que la courge
blanche présente la valeur la plus faible. Cette variation est due
à la sélection variétale et aux conditions d’extraction. Parmi, les
huiles non conventionnelles, le Canarium et la courge rouge
présentent les valeurs élevées comparées aux autres oléagineux
africains étudiés.
Composition en acides gras
Les oléagineux étudiés présentent différents acides gras au nombre
de 15 (tableau 7). Leur taux varie
en fonction du type d’huile végétale. Les huiles de type
laurique (coco, palmiste) contiennent principalement l’acide
laurique en C12 (23,49-46,5 %) et l’acide myristique
(15,1-18,4 %). Ce sont les huiles concrètes. Les huiles de
type palmitique saturées (palme, Canarium, safou) possèdent plus de
35 % d’acide palmitique. Ce sont des huiles semi-concrètes.
Les huiles ou beurre de type stéarique (beurre de karité)
contiennent une forte proportion (> 40 %) d’acide stéarique.
Les huiles de type oléique (Coula edulis, arachide, avocat,
sésame, souchet), contiennent plus de 40 % d’acide oléique.
Les huiles de type linoléique (Balanites, coton, courge, maïs)
contiennent plus de 40 % d’acide linoléique. Elles sont
généralement sémi-siccatives. Les huiles tri-insaturées
(djansang) contiennent plus de 50 % d’acide linolénique. Les acides
laurique, palmitique, oléique, et stéarique sont les acides gras
principaux communément trouvés dans les oléagineux africains. Les
acides gras secondaires sont les acides myristique et
linolénique.
Composition en triglycérides
Le tableau 8 donne les valeurs de chacun
des triglycérides séparés. Les 15 oléagineux africains
possèdent des triglycérides en fonction de leurs types d’huiles.
Les huiles de type laurique possèdent quatre principaux
triglycérides (LaLaLa, LaLaM, CiLaLa, CyLaLa), et
3 triglycérides secondaires (LaMM, CyPS, CyCiLa).
Les huiles de type palmitique, stéarique, oléique et linoléique
possèdent cinq triglycérides principaux : OOO, POO, LOO, LLL et PLO
et trois triglycérides secondaires : LOL, POP, SOO.
Les huiles de type tri-insaturées possèdent deux triglycérides
principaux (EEL, EEE) et 6 triglycérides secondaires.
Le djansang a le taux EEE le plus élevé (15,9 %).
Conclusion
Les grandes cultures oléaprotéagineuses telles que le palmier, le
coton et l’arachide sont en constante évolution sur le triple plan
de la production, de la transformation et des utilisations.
Le karité se positionne comme une culture émergente avec son
incorporation dans le chocolat et les usages cosmétiques.
Les cultures domestiques comme le Canarium et le safou sont en
train de créer un renouveau de la culture oléagineuse africaine.
Ces fruits oléagineux sont valorisés sous forme de conserves
(Canarium) et fruits séchés (safou). Les compositions en
acides gras et en triglycérides ont permis de caractériser les
huiles végétales africaines.
La production des huiles des oléagineux en Afrique reste dans la
majorité des cas encore à l’échelle traditionnelle et constitue une
source de revenus pour les populations. La qualité des huiles
n’est pas uniforme. Les huiles produites sont utilisées dans
l’alimentation, la pharmacopée et le cosmétique.
La conservation du Canarium a atteint un niveau tel qu’il est
possible de mettre en place une petite unité de conserverie.
Le problème sera celui de la mise en place des circuits de
collecte et de caractérisation de la matière première afin de
connaître les origines d’appellations contrôlées.
En ce qui concerne le safou, la mise en place d’une unité de
production de produits séchés afin de résoudre le problème de perte
post-récolte très élevé dans cette filière ouvre des perspectives
intéressantes avec l’appropriation de la technologie par une petite
et moyenne entreprise.
Remerciements
Le conférencier remercie Womeni Hilaire, Bup Divine, Tchankou
Carine, Nouadjep Serges, Petsoko Mathurin, Atoukam Liliane et
Kapchié Virginie pour leur assistance technique.
Les remerciements vont également aux organismes qui ont
soutenu les différents travaux qui sont résumés dans cet article
(Université de Ngaoundéré (Cameroun), AUF (Canada), SCAC
(Cameroun), FIS (Suède), AIRE – Développementet IRD (France),
ATLAS/AAI (USA)). J’exprime ma gratitude à l’ensemble des
collaborateurs de l’Equipe de recherche RESH (Réaction, Extraction,
Sucrerie Séchage, Huilerie) pour leur précieuse contribution. La
figure 12
présente le récipiendaire de la médaille Chevreul 2009 et la
Présidente de l’AFECG.
Références
1 Kengue J, Kapseu C, Kayem GJ. Actes du 3e Séminaire
International sur la valorisation du Safoutier et autre oléagineux
non conventionnel. Yaoundé : Presses Universitaires d’Afrique, 2002
; 426 pages.
2 Kapseu C, Kayem J. Actes du séminaire International sur le
séchage et sur la valorisation du karité et de l’aiélé. Yaoundé :
Presses Universitaires, 2000 ; 410 pages
3 Kapseu C. Improvement of new sources of vegetable oil in
Cameroon. Final technical report of ATLAS/AAI project, Dairy
Science Department, OARDC/OSU, Wooster, Ohio, USA, 1993, 60 p.
4 Kapseu C, Kayem J. Actes du 2ème séminaire
International sur la valorisation du safoutier, Ngaoundéré. Presses
Universitaires de Yaoundé, 1998, 444 p.
5 Womeni HM, Ndjouenkeu R, Kapseu C,
Parmentier M, Fanni J. Application du procédé
séchage-friture aux amandes de karité : influence sur les indices
chimiques de qualité et les propriétés de fusion du beurre. OCL
2006 ; 13 : 1-5.
6 Womeni HM, Ndjouenkeu R, Kapseu C, Tchouanguep
Mbiapo F, Parmentier M, Fanni J. Effet de la Cuisson
et du Séchage des Noix de Karité (Butyrospermum parkii (G. Don)
Kostchy sur la Qualité du Beurre. Tropicultura 2006 ;
24 : 175-82.
7 Kapseu C, Nketcha PR, Bornaz S,
Parmentier M, Dirand M. Influence des conditions locales
de production et de stockage sur les propriétés de l’huile de palme
du Cameroun et ses fractions. Gennaio 2004 ; LXXV :
29-34.
8 Kapseu C. Physico-Chimie de la formation de dépôts solides à
partir de l’huile de coton. Doctorat d’Etat ès Sciences,
ENSIC-INPL, Nancy, France, Novembre 1989, 216 p.
9 Ndjeunga J, Ntare BR, Schilling R. Perspectives globales et
régionales du marché de l’arachide : compétitivité des producteurs
africains. In : Ntare Bonny R, Mayeux Alain, Waliyar Farid (Eds).
Conservation, évaluation et diffusion du matériel arachide et
production et diffusion de semences de base en Afrique de l’ouest :
comptes rendus de l’atelier de restitution du projet Germplasm
arachide, 22-24 avril 2002, Bamako, Mali. Patancheru : ICRISAT, p.
55-75. Atelier de restitution du projet Germplasm arachide,
2002-04-22/2002-04-25, Bamako, Mali, 2003.
10 Schilling R, Dimanche P. L’arachide dans le monde
et en Afrique : quelques données économiques récentes. OCL
1994 ; 1 : 8-11.
11 Womeni HM, Ndjouenkeu R, Kapseu C, Tchouanguep
Mbiapo F, Parmentier M, Fanni J. Séchage des Amandes
de Karité et Qualité du Beurre : Impact du Séchage Traditionnel au
Soleil. Tropicultura 2007 ; 25 : 240-7.
12 Womeni HM, Ndjouenkeu R, Kapseu C, et al.
Application du procédé séchage-friture aux amandes de karité :
influence sur les indices chimiques de qualité et les propriétés de
fusion du beurre. OCL, 2006 ; ;24 :175-82.
13 Bup Nde D, Kapseu C, Tenin D, Kuitche A,
Fon Abi C, Tchiégang C. Variation of the Physical
Properties of Sheanut (Vitellaria paradoxa Gaertn.) Kernels during
Convective Drying. Int J Food Engineering 2008 ; 4 :
1-19.
14 Mohagir C, Kapseu R, Kamga et al. Optimization of some
pre-treatments involved in the press extraction of Shea (Vitellaria
paradoxa Gaertner F.) butter. Asian Journal of Applied
Sciences 2009.
15 Njoukam R. L’Arbre aux Fruits Noirs : l’aiélé.
Flamboyant 1998 ; 46 : 11-5.
16 Tchouamo IR, Tchoumboué J, Punta JY,
Njoukam R. L’aiélé (Canarium schweinfurthii Engl.) : plante à
usages multiples en Afrique. La Rivista Italiana Delle Sostanze
Grassa, 2000 ; ;LXXVII:77-81.
17 Vivien J, Faure JJ. Arbres des forêts denses d’Afrique
Centrale. République du Cameroun ; Ministère français des relations
extérieures, de la coopération et du développement, France ;
1986.
18 Tchiegang C, Kapchie Noutchougoue V, Kapseu C,
Parmentier M. Influence du temps, de la température et des
conditions de stockage sur le ramollissement des fruits de l’aiélé
(Canarium schweinfurthii Engl.). J Food Eng 2001 ; 42 :
63-8.
19 Tchiegang L. Tchatchouang Ngasop C. Kapseu, Parmentier
M. Etude comparative du ramollissement des fruits de Canarium
schweinfurthii Engl. par voie humide et voie sèche. J Food Eng
2004 ; 62 : 69-77.
20 Tchiegang C, Kapseu C, Tchatchouang Ngasop L,
Parmentier M. Etude de quelques paramètres physico-chimiques
des fruits ramollis de Canarium schweinfurthii Engl. Pendant la
conservation dans différentes solutions acides. Sciences des
Aliments 2002 ; 22 : 289-303.
21 Tchiegang C, Kamga R, Kapseu C. African black
olive (Canarium schweinfurthii Engl.) : a novel ingredient for
small scales traditional oil production. La Rivista Italiana Delle
Sostanze Grasse 1998 ; 75 : 565-7.
22 Tchankou Leudeu BC. Etude sur des jeunes rats mâles des
propriétés nutritionnelles des huiles de Canarium schweinfurthii
Engl., Dacryodes edulis (G. Don) H. J. Lam, Ricinodendron
heudelotii (Bail.) Pierre ex Pax, et Tetracarpidium conophorum
Müll. Arg. Hutch. and Dalz. Thèse de Doctorat, Ecole Nationale
Supérieure des Sciences Agro-Industrielles/Université de Ngaoundéré
(Cameroun); 2006; 259 p.
23 Tchankou Leudeu BV, Tchiegang C, Dzondo
Gadet M, et al. Effect of Canarium schweinfurthii and
Dacryodes edulis oils on Blood Lipids, Lipid Peroxidation and
Oxidative Stress in Rats. Journal of Food Technology 2006 ;
4 : 275-82.
24 Tchankou Leudeu BC, Tchiégang C, Barbé F,
Nicolas B, Guéant JL. Ricinodendron heutelotii (Bail.) or
Tetracarpidium conophorum Müll. oils fed to male rats lower blood
lipids. Nutrition Research 2009 ; 29 : 503-9.
25 Tchiégang C, Kapchié NV, Mbofung CM,
Kapseu C. Variations dans les caractéristiques
physico-chimiques des fruits de l’aiélé (Canarium schweinfurthii
Engl.) de différentes provenances du Cameroun. La Rivista Italiana
Delle Sostanze Grasse 2000 ; 78 : 537-42.
26 Kapseu C, Parmentier M, Kayem GJ, Schufferner
Dirand M. Fatty acid and triglycerides of Canarium
schweinfurthii Engl. Fruits. International Tree Crops Journal
1996 ; 19 : 77-86.
27 Noumi GB, Ngameni E, Kapseu C, Parmentier M.Variation de la
composition en acides gras et en triglycérides de l’huile des
fruits de l’aiélé en fonction des conditions d’extraction et de la
couleur du fruit. Rivista Italiana Delle Sostanze Grasse LXXIX :
315-321
28 Kapseu C, Jiokap Nono Y, Parmentier M, Dirand M, Dellacherie
J. Acides gras et triglycerides du beurre de karite du Cameroun. La
Rivista italiana delle sostanze grasse 2001 ; LXXVIII : 31-4.
29 Kapseu C, Mapongmetsem PM, Silou T,
Roques M. Physico-chimie des fruits du safoutier (Dacryodes
edulis) camerounais. Tropicultura 1998-99 ; 16-17 :
37-42.
30 Kapseu C. Quelques propriétés physico chimiques des
huiles des oléagineux non-conventionnelles. La Rivista Italiana
Delle Sostanze Grasse (Italie) 1998 ; LXXV : 295-8.
31 Kapseu C, Parmentier M. Composition en acides gras
de quelques huiles végétales du Cameroun. Sciences des Aliments
1997 ; 17 : 85-92.
32 Kapseu C, Mbofung CMF, Kayem GJ. Acides gras
et triglycérides des huiles de fruits de Cyperus esculentus et
Balanites aegyptiaca. Sciences des Aliments 1997 ;
;17:531-7.
33 Kapseu C, Tchiegang C, Dellacherie J,
Dirand M. Huiles des noix de coco et de palmiste du Cameroun :
sources d’acide gras laurique. Sostanze Grasse 1997 ;
74 : 205-7.
34 Kapseu C, Houriez J, Roques M. Acides gras et
triglycérides de l’huile de maïs du Cameroun (Zea mays Lin.).
Sostanze Grasse 1997 ; LXXIV : 461-3.
35 Tchiegang C, Kapseu C. Influence de l’humidité, des
teneurs en coque et en gossypol total sur la couleur de la farine
des amandes des graines de cotonnier. J Food Eng 1997 ;
34 : 259-70.
36 Kapseu C, Tchiegang C. Composition de l’huile des fruits de
deux cultivars de safou au Cameroun. Fruits 1996 ; 51 : 185-91.
37 Kapseu C, Kamga R, Tchatchueng JB, Kayem GJ. Triacylglycerols
and fatty acids of the major tropical oils. Transactions of
Zimbabwe Science. Transformation of the Zimbabwe Scientific
Association, n° 70, 1996 : 28-32.
38 Kapseu C, Tchiegang C. Chemical Properties of
Ricinodendron heudelotii (Bail.) seed oil. Journal of Food Lipids
1995 ; 2 : 87-98.
39 Kapseu C. Kayem GJ, Balesdent D. Compositions d’huiles de
palme et ses fractions. Ann Fac Sci, H.S.n° 3. Chim Et Sci
Nat, 1994 ; :12-25.
40 Kapseu C, Kamga R, Tchatchueng JB.
Triacylglycerols and fatty acids composition of egusi seed oil
(Cucumeropsis Mannii Naudin). Grasas y Aceites 1993 ;
65 : 354-6.
41 Kapseu C, Kamga R, Tchatchueng JB,
Kayem GJ. Etude Comparative de la composition des huiles de
maïs et d’arachide. Revue Française des Corps Gras 1992 ;
7/8 : 215-8.
42 Kapseu C, Kayem GJ, Balesdent D,
Dirand M. Contrôle du raffinage de l’huile de coton par HPLC.
Sciences et techniques 1992 ; 2 : 37-41 ;
(RAIST).
43 Balesdent D, Kapseu C, Kayem GJ.
Caractérisation des triglycérides de l’huile de coton par
chromatographie liquide haute performance (C.L.H.P) en une seule
étape. Revue Française des Corps Gras 1989 ; 1 :
27-33.
44 Tchiégang C, Tchankou BC, Kapseu C,
Fomethe A, Parmentier M. Influence of water content of
the pulp extraction and the physiochemical properties of canarium
schweinfurtii oil. Eur J Lipid Sci Technol 2004 ; 106 :
613-20.
|