ARTICLE
Auteur(s) : Elisabeth Riou, Laurence
Lefebure
Kraft Biscuits Europe, Centre Daniel Carasso, Route
Départementale 128 91767 Palaiseau Cedex
LU France, une société du Groupe Kraft Foods, commercialise des
biscuits, gâteaux moelleux et produits de panification
croustillante. Ces aliments céréaliers utilisent des
technologies très variées, allant des variétés traditionnelles
telles que les biscuits secs, les goûters fourrés, les cakes, les
gaufrettes, les biscottes, jusqu’à des produits plus innovants tels
que les extrudés. Les types de matières grasses utilisées dans
ces différentes technologies seront détaillés dans cette
contribution, ainsi que les fonctionnalités qu’elles apportent, les
défis à relever, des exemples de réalisations en matière
d’optimisation de la qualité lipidique et les perspectives pour
aller encore plus loin.
Types de matières grasses utilisées
dans les biscuits, gâteaux moelleux, produits
de panification croustillante
Les recettes de biscuits, gâteaux moelleux, produits de
panification croustillante mettent en œuvre des céréales, des
matières sucrantes et des matières grasses dans des proportions
variées, dépendant des technologies, des qualités organoleptiques
et nutritionnelles recherchées. Les céréales représentent
l’ingrédient majoritaire : Kraft Biscuits Europe achète quatre fois
plus de céréales que de matières grasses en volume. Bien que les
céréales jouent un rôle technologique essentiel, les études
montrent que les matières grasses jouent également un rôle au moins
équivalent.
À ce jour, on distingue deux grandes familles de matières
grasses utilisées dans les produits céréaliers :
- – les matières grasses dites « simples » qui regroupent
toutes les matières grasses pures raffinées. Elles se subdivisent
en matières grasses fluides ou huiles (colza, tournesol, tournesol
oléique, etc.) et en matières grasses concrètes ou graisses
(beurre, palme, coprah, palmiste, etc.) ;
- – les matières grasses dites « élaborées » qui sont
composées de mélanges d’huiles et/ou de graisses, émulsifiants,
antioxydants, conservateurs, arômes, soit sans eau ajoutée (on
parle de shortenings), soit avec eau ajoutée (on parle de
margarines).
Fonctionnalités des matières grasses et huiles
dans les biscuits, gâteaux moelleux, produits
de panification croustillante (figure 1)
Certaines fonctionnalités sont communes à toutes les applications :
- – participation du gras à la perception en bouche
(mouthfeel) et rôle de support d’arômes par « encapsulation » des
molécules aromatiques par le gras ;
- – transmission de la chaleur au cours de la cuisson.
La matière grasse est l’ingrédient qui possède le coefficient
de conductibilité thermique le plus élevé. Aussi, lors de la
cuisson, elle agit comme un très bon agent de transmission de la
chaleur, d’autant plus efficace que la phase grasse est continue
;
- – structuration des produits. Les matières grasses
jouent ici un rôle fondamental. Suivant le corps gras employé, la
quantité utilisée et son mode d’incorporation, on pourra obtenir
des pâtes aux caractéristiques tout à fait différentes : pâtes
laminées, pâtes rotatives, pâtes feuilletées, pâtes fluides type
génoise ou cake, etc. Les fonctionnalités demandées à la
matière grasse sont bien sûr différentes selon les cas (tableau 1). La multiplicité des recettes et
la grande diversité des processus de fabrication compliquent la
tâche des formulateurs dans l’identification de la matière grasse
la plus appropriée. Le tableau 1
donne des exemples de matières grasses utilisées suivant les
fonctionnalités recherchées et les quantités mises en œuvre.
Tableau 1 Exemples de matières grasses utilisées par
Kraft Biscuits Europe.
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Types de produits/coumpounds et fourrages
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Fonctionnalités
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Quantités de matières grasses mises en œuvre
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Exemples de matières grasses utilisées
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Gâteaux moelleux
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Moelleux Perception en bouche
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0 % à 30 %
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Huile de palme Oléine de palme
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Huile de coprah Huile de colza
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Crackers salés
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Friture : haute résistance, pas d’aspect cireux
Utilisation en spray : fraîcheur en bouche, pas d’aspect
huileux, résistance à l’oxydation
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15 % à 25 %
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Oléine de palme Huile de coprah Tournesol oléique
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15 % à 25 %
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Compounds et fourrages
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Compounds : fraîcheur en bouche, texture, résistance au
blanchiment gras Fourrage : perception en bouche,
cristallisation, pas de saponification
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30 % à 35 %
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Tournesol oléique Huile de palme Oléine de palme Huile de coprah
Huile de colza
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Anhydre : 25 % à 35 % Aqueux : 8 % à 30 %
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Biscuits secs
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Cohésion de la pâte, texture, résistance à l’oxydation
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3 % à 30 %
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Beurre Huile de palme Oléine de palme Huile de colza
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Produits de panification croustillante
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Texture, perception en bouche, cohésion de la pâte, résistance à
l’oxydation
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2 % à 15 %
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Huile de palme Beurre Margarine provenant d’huile de palme, huile
de colza
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Notre défi technologique : comment faire face
à des exigences nutritionnelles de plus en plus
fortes dans un contexte de sources de matières
grasses plus restreintes ?
Sur les 25 dernières années, l’évolution des connaissances a
mis en évidence des risques réels ou perçus comme tels par les
consommateurs, d’où une plus grande exigence au niveau de la
sélection des matières grasses. Cela a abouti à :
- – l’arrêt dans les années 1990 de l’utilisation d’huile
d’arachide pour éviter le risque d’allergie due à une contamination
éventuelle par des traces de protéines actives d’arachide ;
- – l’arrêt vers 1996 de l’emploi du suif et du saindoux
(étiquetés tous deux « matières grasses animales ») qui généraient
des questions des consommateurs, du fait, entre autres, de la crise
d’encéphalite spongiforme bovine ;
- – la suppression de l’utilisation de l’huile de soja, du
fait de la non-acceptation par les consommateurs français des
organismes génétiquement modifiés, avec en parallèle une grande
rigueur dans la traçabilité des autres matières grasses ;
- – une réduction des acides gras trans (AGT) dès 1997
grâce à une moindre utilisation des matières grasses hydrogénées et
à de nouveaux procédés de fabrication des matières grasses solides
(fractionnement, etc.).
Ce contexte, qui a réduit l’éventail des matières grasses à
disposition des formulateurs, a amené LU France (et Kraft Biscuits
Europe de manière plus générale) à adapter ses différents procédés
technologiques afin de conserver sa large diversité de recettes et
de technologies.
Par ailleurs, LU France a souhaité s’inscrire dans une démarche
de progrès nutritionnel dès 1999 qui se traduit pour son
portefeuille de biscuits (tableau 2) par
:
- – une utilisation plus importante des
céréales (+ 13 % en moyenne entre 1999 et 2008) ;
- – aux dépens des matières grasses, des saturés et des
sucres en baisse respectivement de (– 8 %), (– 16%)
(– 11%) pour la même période.
Ces chiffres témoignent qu’un travail important a déjà été
entrepris au niveau de la qualité lipidique des produits par
l’innovation et la rénovation des recettes lorsque cela est
possible.
Tableau 2 Amélioration nutritionnelle du portefeuille
produits de LU France entre 1999-2008.
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Evolution 2008/1999
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Céréales
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+ 13 %
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Matières grasses (g/100 g)
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– 8 %
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Matières grasses saturées (g/100 g)
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– 16 %
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Sucres (g/100 g)
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– 11 %
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Exemples d’optimisation de la qualité lipidique
des produits de LU France
La réduction des acides gras trans (AGT) : un effort
initié dès 1997
Dès 1997, LU France s’est attaché à travailler à la réduction de la
teneur en AGT des matières grasses végétales utilisées, selon un
processus en quatre étapes :
- – définition d’une teneur maximale en AGT (< 5 % des
matières grasses du produit, soit < 1 % dans le produit fini en
moyenne) en s’appuyant sur les données scientifiques disponibles
[1]. Cette norme interne s’est révélée être cohérente avec les
recommandations publiées ultérieurement par les Autorités
Scientifiques compétentes [2]. Une majorité de recettes s’est
révélée être naturellement conformes à cette norme dès 1997 ;
- – sélection rigoureuse de fournisseurs de matières
grasses sur la base d’un cahier des charges très exigeant ;
- – audit des procédés de fabrication (température,
pression, durée) pour s’assurer qu’aucun AGT n’apparaissait durant
la fabrication des produits ;
- – reformulation des recettes non conformes, avec pour
objectif une organoleptie équivalente, en tenant compte des
contraintes industrielles.
À ce jour, tous nos aliments céréaliers ont un taux d’AGT
inférieur à 1 g pour 100 g de produit fini conformément
aux recommandations de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des
Aliments (AFSSA) [2, 3]. LU France a par ailleurs participé à la
collecte des données de teneur en AGT dans les aliments du
commerce, réalisée par l’Institut Français pour la Nutrition en
2008. Ceci a permis à l’AFSSA [4] de réactualiser les données
d’exposition en AGT de la population française, et de conclure que
les apports moyens (0,8 % de l’Apport Energétique Total dans
l’enquête INCA 2, vs 1,2 %-1,4% pour INCA 1) et au 95e
percentile étaient inférieurs au seuil de 2 % de l’apport
énergétique total (seuil fixé en 2005 et maintenu en 2009),
quel que soit l’âge et le sexe.
Kraft Biscuits Europe : pionnier pour l’utilisation
de l’huile de colza dans les biscuits
Cette réduction de la teneur en AGT s’est également accompagnée
d’un travail de recherche et de développement pour maîtriser
l’utilisation de l’huile de colza. En effet, son profil lipidique
favorise l’apport en acide alphalinolénique et permet de réduire la
teneur en acides gras saturés (AGS) dans certaines technologies
biscuitières et de panification croustillante.
Utilisation de l’huile de colza dans le biscuit LU Petit
Déjeuner :
LU Petit Déjeuner a été lancé en 1997 pour répondre aux
attentes de la famille au petit-déjeuner. En effet, les études
consommateurs montraient que des biscuits étaient déjà
traditionnellement consommés au petit déjeuner, sans pour autant
avoir une recette adaptée. LU a souhaité proposer une gamme de
biscuits dont la composition nutritionnelle répondait aux besoins
nutritionnels spécifiques du petit déjeuner. En 1999, la gamme de
biscuits LU Petit Déjeuner apportait en moyenne 51 % de céréales.
Sa teneur en matières grasses était limitée à 35 % de l’énergie,
avec moins de 50 % des lipides sous forme de matières grasses
saturées, et avec un taux de sucres de 31,3 g/100 g en
moyenne. Un important chantier d’innovation (extension de gamme) et
de rénovation a été initié. Centré sur la mise au point d’un
mélange de matières grasses (à base d’huile de colza), il a permis
de diminuer fortement la quantité d’AGS, tout en limitant l’apport
de matières grasses à 35 % de l’énergie. La teneur en AGS de
la gamme de biscuits LU Petit Déjeuner est ainsi passée de 49 % à
29 % des lipides totaux en moins de 10 ans. Dans le même
temps, sa teneur en céréales a augmenté (atteignant 61 % en
moyenne), avec en parallèle une amélioration qualitative par
introduction de céréales complètes.
L’engagement de Kraft Foods vis-à-vis
de l’Organisation Mondiale de la Santé
Ce travail ne s’arrête pas là. Cette volonté de poursuivre les
efforts d’optimisation nutritionnelle s’inscrit dans l’engagement
mondial du groupe Kraft Foods (publié en 2008) vis-à-vis de
l’Organisation Mondiale de la Santé [5], afin de participer à la
stratégie globale sur l’Alimentation, l’Activité Physique et la
Santé. En particulier, Kraft Foods s’engage à mettre à la
disposition des consommateurs partout dans le monde des produits «
plus sains ». Pour cela, il faut que Kraft Biscuits Europe continue
à reformuler et innover pour proposer des produits répondant encore
mieux aux objectifs de santé publique : c’est-à-dire à teneur
réduite en sel, sucres, AGS et AGT, avec des portions adaptées.
Cette démarche d’amélioration s’accompagne d’une information
nutritionnelle compréhensible sur l’emballage, d’un marketing et
d’une publicité responsables envers les enfants, de la promotion de
l’activité physique et d’une hygiène de vie saine, et
l’encouragement de partenariats public-privé.
Quelles perspectives pour faire face
à ce nouveau défi nutritionnel ?
Pour aller plus loin dans la diminution des AGS [6, 7], le Centre
de Recherche de Kraft Biscuits Europe utilise tous les outils à sa
disposition :
- – sélection des matières premières ;
- – maîtrise des procédés ;
- – amélioration des équipements avec éventuellement des
investissements ;
- – partenariats de recherche tels que NUTRISAT.
NUTRISAT [8], est un programme de recherche européen, dirigé par
la Fédération Nationale des Corps Gras (FNCG). L’objectif est de
proposer des solutions de phases grasses avec un profil
nutritionnel exigeant (sans AGT et avec une teneur en AGS
inférieure à 25 % des lipides) mais qui respectent les contraintes
technologiques et organoleptiques. Le risque athérogénique de
ces mélanges est testé sur des modèles animaux.
Quoi qu’il en soit, l’innovation en terme de matières grasses
est un compromis entre les aspects nutritionnels, les contraintes
de stabilité, les propriétés rhéologiques, les qualités
organoleptiques, les aspects réglementaires et le coût.
Ainsi, LU France propose aux consommateurs une grande diversité
de biscuits, gâteaux moelleux et produits de panification pour
répondre à leurs attentes gustatives, nutritionnelles, économiques,
de praticité et de convivialité. Le processus continu
d’amélioration des produits s’inscrit dans les engagements de LU
France et dans l’engagement mondial du groupe Kraft Foods à agir
dans le cadre de la stratégie mondiale sur l’alimentation,
l’activité physique et la santé de l’OMS. Cette volonté nécessite
des efforts continus de recherche et de développement pour lever
les verrous technologiques liés à la baisse des AGS, à qualité
gustative constante et dans une fourchette de prix acceptable pour
les consommateurs.
References
1 British Nutrition Foundation. Rapport de la task force Trans
Fatty Acids de la British Nutrition Foundation. 1994.
2 AFSSA. Risques et bénéfices pour la santé des acides gras
trans apportés par les aliments. Rapport, 2005, a.
3 EFSA. Opinion of the Scientific Panel on Dietetic Products,
Nutrition and Allergies on a request from the Commission related to
the presence of trans fatty acids in foods and the effect on human
health of the consumption of trans fatty acids. Request n°
EFSA-Q-2003-022, 2004.
4 AFSSA. Avis de l’Agence française de sécurité sanitaire des
aliments sur l’estimation des apports en acides gras trans de la
population française (2009). Saisine n°2007-SA-0220, 2009.
5 Rosenfeld I, et al. A global commitment to action on
the global Strategy on Diet, Physical Activity and Health.
2008.
6 Gidding SS, Lichtenstein AH, Faith MS,
et al. Implementing American Heart Association pediatric and
adult nutrition guidelines: a scientific statement from the
American Heart Association Nutrition Committee of the Council on
Nutrition, Physical Activity and Metabolism, Council on
Cardiovascular Disease in the Young, Council on Arteriosclerosis,
Thrombosis and Vascular Biology, Council on Cardiovascular Nursing,
Council on Epidemiology and Prevention, and Council for High Blood
Pressure Research. Circulation 2009 ; 119 : 1161-75.
7 Scientific Opinion of the Panel on Dietetic Products,
Nutrition and Allergies on a request from European Commission on
the review of labelling reference intake values for selected
nutritional elements. The EFSA Journal 2009 ; 1008 : 1-14.
8 www.ctcpa.org.
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