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Oléagineux, Corps Gras, Lipides
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EVOLUTION DE LA FORMULATION Avenir des lipides dans les émulgateurs


Oléagineux, Corps Gras, Lipides. Volume 4, Numéro 4, 271-5, Juillet - Août 1997, Dossier : Lipides et cosmétologie


Résumé   Summary  

Auteur(s) : Lucien WAGINAIRE, .

Résumé : Le rôle d'un émulgateur est d'associer harmonieusement les phases lipidiques et aqueuses d'une émulsion, sous forme d'une préparation homogène et stable. La caractéristique principale d'un émulgateur est que sa molécule comporte deux parties : la première présente une affinité pour l'eau et la seconde une affinité pour l'huile. Cette structure particulière lui confère une propriété spécifique : l'amphiphilie. Les émulgateurs sont généralement classés en : - émulgateur anioniques, - émulgateurs cationiques, - émulgateurs amphotères, - émulgateurs non ioniques. Actuellement, ces derniers sont le plus souvent utilisés en formulation cosmétique. Leur partie lipophile est, le plus souvent, composée d'acides gras, d'alcools gras, d'esters ou de cires naturelles ou synthétiques. La partie hydrophile est obtenue par condensation d'oxyde d'éthylène dont la longueur de chaîne détermine le niveau d'hydrophilie de l'émulgateur. Une classification des émulgateurs non ioniques a été proposée par Griffin, dans laquelle les émulgateurs sont classés en fonction de leur rapport hydrophile-lipophile. Il choisit de positionner l'ensemble des émulgateurs sur une échelle arbitraire numérotée de 0 à 20 : l'échelle H.L.B. Aujourd'hui, les dérivés d'oxyde d'éthylène sont de plus en plus décriés et l'industrie cosmétique recherche des substituts. Une nouvelle gamme d'émulgateurs non ioniques est proposée. Ces produits sont obtenus par estérification des acides gras naturels ou alcoolyse des huiles ou graisses à l'aide de polymères du glycérol purs et de composition chimique bien définie. Ces esters de polyglycérol apportent un réel progrès dans le domaine de la formulation cosmétique moderne.

Mots-clés : émulgateur, émulsion, amphiphilie.

ARTICLE

Introduction

Les lipides ont toujours occupé une place privilégiée dans les préparations destinées à l'embellissement et au soin du corps.

Depuis le cérat de Gallien (130-200 après J.-C.) et jusqu'au XVIIIe siècle, les divers ingrédients entrant dans la composition des produits cosmétiques n'ont guère varié. Les huiles et graisses d'origine végétale et animale telles que : saindoux, suif, huile d'olive, cires de suif ou d'abeilles, etc. composent seuls ou associés la plupart des préparations, généralement anhydres et peu souvent émulsionnées.

C'est la fabrication industrielle du savon qui, utilisé comme émulgateur, va constituer le point de départ de la science cosmétologique et l'origine de la formulation des émulsions.

Les émulsions en cosmétologie

Le simple mélange de différents lipides solides, liquides ou pâteux pose peu de problèmes. Leur caractère lipophile autorise leur miscibilité, généralement en toutes proportions et le rôle du formulateur se borne essentiellement, à régler les propriétés rhéologiques du mélange.

La tâche se complique si on veut obtenir une combinaison harmonieuse entre des lipides et de l'eau ou des solutions aqueuses sous la forme d'une préparation homogène, stable, plus ou moins consistante et facile d'utilisation, appelée généralement émulsion et plus largement dispersion.

Ces émulsions sont, de plus, souvent destinées à véhiculer, en plus ou moins grandes quantités, des substances dites «actives» hydrosolubles, liposolubles ou insolubles sous forme solide ou liquide. Dans le cas des produits de maquillage, elles sont également utilisées pour maintenir en dispersion homogène des matières pulvérulentes telles que : oxydes métalliques, terres naturelles ou pigments.

Pour y parvenir, le formulateur fait appel à des composés originaux particuliers appelés émulgateurs, tensio-actifs, surfactifs, ou encore agents de surface. Leur particularité réside dans un caractère commun dit amphiphile, c'est-à-dire qu'ils comportent tous dans leur molécule une partie possédant une affinité pour l'eau (partie hydrophile) et une autre partie possédant une affinité pour l'huile (partie lipophile). Les émulgateurs naturels sont peu nombreux et, si on excepte la lécithine, la saponine et le cholestérol, la plupart des émulgateurs utilisés en formulation cosmétique sont d'origine synthétique.

Rôle de l'émulgateur

Cette structure particulière de l'émulgateur lui permet, grâce à sa double affinité, de se concentrer aux interfaces, chaque groupement se dirigeant vers la phase pour laquelle il a le plus d'affinité. Il réalise alors un système ordonné, qui correspond à un état d'équilibre obtenu après un temps variable. L'émulgateur s'oriente ainsi à la surface de la particule dispersée en formant le film interfacial. Il favorise ainsi la formation de la phase dispersée sous forme de particules plus ou moins fines et assure la liaison intime entre les phases lipidique et aqueuse.

Classification des émulgateurs

En raison de la grande diversité des émulgateurs proposés et de la complexité croissante de leur molécule, la classification des émulgateurs a toujours présenté une difficulté importante conduisant à une codification trop large, incapable de renseigner ou d'orienter de façon satisfaisante le formulateur.

Néanmoins, ils peuvent être divisés en quatre groupes :

Les émulgateurs anioniques

Ils sont ionisés en solution aqueuse et la partie hydrophile est chargée négativement.

Ils sont très hydrophiles et sont surtout détergents, mouillants et moussants. ces propriétés font qu'ils sont très utilisés dans la réalisation des shampooings, bains moussants, etc.

Exemples :

- Savons alcalins d'acides gras

- Alkylsulfates

- Alkylphosphates, etc.

Les émulgateurs cationiques

Ils sont ionisés en solution aqueuse et la partie hydrophile est chargée positivement.

Ils sont surtout antiseptiques, conditionneurs et substantifs de la kératine.

Exemples :

- Amines grasses et dérivés

- Sels d'ammonium quaternaire, etc.

Les émulgateurs amphotères

Le groupement hydrophile présente une charge positive ou négative en fonction du pH de la solution. Ils sont cationiques en milieu acide et anioniques en milieu alcalin.

Ils sont relativement peu utilisés en formulation d'émulsions cosmétiques.

Les émulgateurs non ioniques

Ils ne sont pas ionisables en solution aqueuse, donc insensibles aux électrolytes.

Ils sont surtout émulsionnants, mouillants et solubilisants. On peut trouver dans ce groupe une très grande variété de composés qui vont de substances très lipophiles jusqu'à des produits très hydrophiles hydrosolubles, ainsi que tous les composés intermédiaires.

Exemples :

- Esters d'acides gras et de polyols

- Alcools gras éthoxylés

- Esters de sucres, etc.

Ce sont, encore aujourd'hui, les plus utilisés comme émulgateurs, en formulation cosmétique.

La grande variété de ces émulgateurs non ioniques a conduit de nombreux chercheurs à les classer. Parmi eux, Griffin a proposé une classification selon l'importance relative de la partie hydrophile et de la partie lipophile. C'est ainsi que la notion de rapport hydrophile-lipophile (hydrophilic-lipophilic balance) a été introduite. Il a choisi une échelle arbitraire de 0 à 20 dans laquelle on admet que les émulgateurs présentant une valeur H.L.B entre 0 et 10 sont lipophiles et ceux entre 10 et 20 hydrophiles.

Cette détermination est importante car elle permet de situer un produit par rapport aux autres émulgateurs et autorise une approche plus simple de l'étude du problème d'émulsion posé au formulateur.

Les propriétés fonctionnelles des émulgateurs non ioniques peuvent être classées en fonction de leur valeur H.L.B.

Différentes méthodes de détermination de la valeur H.L.B ont été proposées : par calcul ou expérimentales. Dans tous les cas, la valeur H.L.B n'est qu'une indication du type d'émulgateur à utiliser. Le formulateur doit, le plus souvent, faire appel à une longue expérience des milieux à disperser, des émulgateurs et des conditions de réalisation des émulsions, pour obtenir des résultats dans un temps relativement court.

Émulgateurs non ioniques : composition

Partie lipophile

Cette partie est généralement constituée de lipides fractionnés ou non, d'origine naturelle ou synthétique.

Ce sont essentiellement :

- Les acides gras aliphatiques ou ramifiés à chaîne moyenne ou longue, saturés ou non, généralement de C8 à C24.

- Les alcools gras naturels ou synthétiques, saturés ou non, de C12 à C30.

- Les glycérides partiels, saturés ou non.

- Les esters d'acides gras de glycols, polyols, sucres, etc.

- Les cires naturelles ou artificielles.

Partie hydrophile

Pour la plupart des émulgateurs non ioniques rencontrés sur le marché, cette partie est constituée principalement d'un certain nombre de molécules d'oxyde d'éthylène fixées par addition successive sur la partie lipophile ou par réaction des polyéthylèneglycols sur les acides gras ou les glycérides. Pour une même partie lipophile, la longueur du condensat ou du polyéthylèneglycol varie selon le degré d'hydrophilie recherché. Il est donc possible, grâce à ce procédé facile et peu onéreux, de réaliser une gamme étendue d'émulgateurs non ioniques.

Choix de l'émulgateur

Devant cette profusion d'émulgateurs mis à sa disposition, le formulateur fixera son choix en fonction de différentes contraintes et exigences telles que :

- Le type d'émulsion recherché : W/O, O/W, mixtes, microémulsion, suspension, etc.

- La composition qualitative et quantitative de chacune des phases dispersée ou continue de l'émulsion.

- Les caractéristiques rhéologiques et les exigences de stabilité physique, thermique requises selon la destination de l'émulsion.

Le formulateur, après avoir fixé la valeur H.L.B la mieux adaptée, devra encore choisir, pour cette même valeur H.L.B, la composition de la partie lipidique des émulgateurs retenus.

En effet, cette composition peut avoir une influence non négligeable sur les caractéristiques rhéologiques et la stabilité de l'émulsion. Il est facile d'imaginer qu'un émulgateur liquide, à température ambiante, puisse influer sensiblement sur la consistance de l'émulsion finie par rapport à son homologue solide à 25 °C. De la même façon, il est aisé d'admettre d'observer une différence de comportement entre un alcool gras éthoxylé et un ester de polyglycol de même valeur H.L.B.

Ces quelques exemples, que l'on pourrait multiplier, illustrent la complexité de la tâche du formulateur et le soin qu'il doit apporter dans le choix, avant formulation, d'un émulgateur, en particulier de la composition de sa partie lipidique.

Ce choix, essentiel à nos yeux, dans un souci d'homogénéité et de compatibilité physique, mérite également d'être orienté vers les compositions chimiques qui se rapprochent le plus de celles des autres constituants lipidiques de l'émulsion, qu'il s'agisse d'«actifs», de composants structurels ou encore d'additifs à but rhéologique ou, tout simplement, à visée marketing.

Un autre aspect du choix, à travers l'examen de la composition chimique de l'émulgateur, peut également être conditionné par sa compatibilité biologique, c'est-à-dire sa capacité à se faire «reconnaître» par la peau et son arsenal enzymatique. Cette approche «mimétique» peut, en plus des autres critères de choix cités ci-dessus, inciter la recherche à proposer de nouveaux émulgateurs.

Nouveaux émulgateurs non ioniques

Les progrès dans la recherche et l'analyse de traces, l'intérêt croissant pour les produits d'origine naturelle et le besoin de composants à totale innocuité font que les dérivés de l'oxyde d'éthylène sont de plus en plus décriés. La demande de substituts se fait pressante et la recherche de nouvelles molécules tensio-actives fait l'objet de nombreux travaux de laboratoire.

La partie lipophile de l'émulgateur est rarement mise en cause et la recherche se polarise surtout sur la découverte de nouvelles molécules destinées à constituer la partie hydrophile du composé amphiphile. Dans ce domaine, les produits d'origine naturelle sont malheureusement peu nombreux et, surtout, n'atteignent pas le niveau de performance des dérivés de l'oxyde d'éthylène.

En effet, même si les esters de sucres, polysaccharides ou autres dérivés de l'amidon, etc. apportent une réponse ponctuelle dans des domaines spécifiques, ces dérivés ne peuvent rivaliser avec les performances et la polyvalence des dérivés de l'oxyde d'éthylène.

Le pouvoir émulsionnant du chaînon (O-CH2-CH2)n est incomparable et, à notre sens, seuls les polymères de glycérol peuvent supporter valablement la comparaison. L'examen de leur structure chimique, qu'elle soit intramoléculaire de type :

ou plus fréquemment de nature intermoléculaire :

montre une similitude certaine qui se traduit par une forte affinité pour l'eau et leur combinaison avec les lipides ou leurs constituants permet d'obtenir d'excellents émulgateurs.

Connus depuis plus de 40 ans, ils ne sont pourtant que très peu utilisés en formulation cosmétique. La cause de cette désaffection réside dans leur mode de production. En effet, obtenus par déshydratation thermique et polymérisation du glycérol, les produits, en fin de réaction, sont des mélanges hétérogènes de différents polymères linéaires, mais également cycliques, dont la composition de type «Gaussien» est mal définie. De contrôle difficile, la longueur moyenne des chaînes dépend directement du niveau de température de réaction, et, surtout, du temps de réaction. Enfin, ils peuvent contenir des traces d'acroléine, composé éminemment irritant.

Depuis peu de temps sont apparus sur le marché des polyglycérols obtenus par un autre procédé, dont la composition chimique est bien définie, et qui sont garantis sans acroléine. Grâce à ces polymères, il est désormais possible de réaliser une gamme d'émulgateurs fiables, reproductibles et susceptibles de se substituer aux dérivés éthoxylés. Ce sont essentiellement :

- le diglycérol,

- le triglycérol,

- le tétraglycérol,

- l'hexaglycérol et

- le décaglycérol.

La partie lipidique de ces nouveaux émulgateurs peut être choisie parmi les acides gras d'origine naturelle ou les huiles et graisses végétales.

À partir d'acides gras

Par estérification directe, il est possible d'obtenir une gamme étendue d'émulgateurs qui couvrent une plage de valeurs H.L.B comprise entre 1 et 17, comme par exemple :

- Le tétra-stéarate de diglycérol H.L.B : 1,5

- Le di-palmitostéarate d'hexaglycérol H.L.B : 9

- Le mono-caprylate de décaglycérol H.L.B : 17

À partir d'huiles, de beurres ou graisses végétaux

Par alcoolyse, il est également possible d'obtenir des émulgateurs variés et originaux. Bien que la plage des valeurs H.L.B. soit plutôt orientée vers celle des émulgateurs de type W/O, il est possible d'obtenir, grâce à ces polymères polyglycéroliques, des huiles ou graisses végétales amphiphiles.

La grande majorité des lipides d'origine naturelle peut bénéficier de cette technique. Leur caractère trop strictement lipophile, souvent rédhibitoire pour une bonne mise en émulsion, se voit judicieusement supplanté par une hydrophilie contrôlée, ajustable au gré des besoins. Celle-ci atténue fortement, dans les préparations finies, l'effet occlusif des huiles utilisées en grande quantité.

Parmi ces huiles et graisses modifiées, citons par exemple :

- l'huile d'amandes douces amphiphile H.L.B : 4

- l'huile d'amandes douces amphiphile H.L.B : 6

- le beurre de karité amphiphile H.L.B : 7

- l'huile de noisettes amphiphile H.L.B : 4

- les T.C.M. amphiphiles H.L.B : 14

Pour l'instant, ce procédé ne s'applique qu'aux lipides mono-insaturés ou mono et di-insaturés mais il n'est pas interdit d'espérer, dans un délai relativement court, que la technique puisse également s'appliquer aux huiles riches en acides gras essentiels des familles n-3 et n-6. Avec ces dérivés, nous entrerions dans l'ère des «émulgateurs-actifs multi-fonctionnels».

Avec l'apparition des premières applications industrielles des liposomes, abandonnant l'utilisation de la lécithine au profit des émulgateurs non ioniques, la formulation cosmétique a commencé à se préoccuper du devenir et de l'efficacité des préparations.

Actuellement, un des soucis du chercheur consiste à trouver le vecteur dont la structure rappelle le plus possible celle des feuillets lipidiques intercellulaires. Dans cette quête, l'émulgateur occupe une place prépondérante car il doit tout à la fois participer physiquement à la structure, en respectant l'intégrité des actifs transportés mais, également, contribuer utilement à leur libération.

Aujourd'hui, les recherches s'orientent vers des formes encore plus sophistiquées et mieux maîtrisées. Qu'il s'agisse de nanoparticules, nanocapsules, nanosphères ou autres microréservoirs, elles font toutes appel à des émulgateurs de synthèse à base lipidique. Dans cette recherche, les esters de polyglycérols et les huiles amphiphiles peuvent certainement jouer un rôle important.

Comme nous l'avons vu précédemment, ces nouveaux émulgateurs permettent la réalisation d'excellents supports émulsionnés mais, de plus, et contrairement aux émulgateurs éthoxylés, ils présentent une très bonne biocompatibilité doublée d'une totale biodégradabilité.

Facilement reconnus par les enzymes cutanés, leur innocuité et leur absence de réactivité vis-à-vis d'«actifs» toujours plus fragiles, ainsi que la possibilité d'offrir l'émulgateur «sur mesure» le mieux adapté au problème, doivent permettre à ces nouveaux dérivés lipidiques d'apporter une réponse efficace aux questions complexes posées au formulateur cosmétique.

REFERENCES

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2. De NAVARRE MG (1962). Synthetic surfactants. Chem Man Cosmetics, Vol II, 2nd edition, 308-18.

3. BABAYAN VK, Mc INTYRE RT (1971). Prepa-ration and properties of some polyglycerol esters of short and medium chain length fatty acids. J Am Oil Chem Soc, 48 : 307-9.

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5. ORECCHIONI A, PUISIEUX F, SEILLER M (1983). Notions de H.L.B et de H.L.B critique. GALENICA 5, Chapitre 4, 158-88.

6. VAUTION C (1983). Les agents de surface : Classification. GALENICA 5, Chapitre 1, 5-49.

7. MARTINI MC, CHIVOT M, PEYREFITTE G (1996). Cosmétologie - Cahiers d'esthétique-cosmétique. Vol. 3.


 

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