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Sédentarisation des éleveurs Mbororo et évolution de leurs pratiques au Nord Cameroun


Cahiers Agricultures. Volume 19, Numéro 1, 60-7, janvier-février 2010, Étude originale

Texte intégral   Summary  

Auteur(s) : Liba’a Natali Kossoumna, Patrick Dugué, Emmanuel Torquebiau

Résumé : Au nord du Cameroun, la croissance de la population rurale accroit la concurrence entre éleveurs et agriculteurs pour l’accès aux ressources naturelles. Les décideurs souhaitent voir les éleveurs se sédentariser avec leurs troupeaux et abandonner leur pratique de transhumance. En fait, si on constate bien une fixation de l’habitat des éleveurs, ceux-ci maintiennent la transhumance saisonnière des troupeaux. Les principales raisons de cette semi-sédentarisation des éleveurs Mbororo et de leur famille sont d’ordre économique mais surtout social : reconnaissance des campements d’éleveurs comme village, revendication d’infrastructures (forage, école), acquisition de droits fonciers. La poursuite de la pratique de la transhumance pour une partie du cheptel permet une exploitation raisonnée dans le temps et l’espace des ressources fourragères et résout le problème de l’exigüité des espaces disponibles pour l’élevage. Du point de vue économique, cette forme de sédentarisation rapproche ces éleveurs des marchés du bétail et des sources d’information. Ces systèmes de production semblent performants dans la mesure où les unités de production sont autosuffisantes en céréales et en lait et dégagent un solde monétaire. Leur durabilité dépend du maintien de la transhumance et donc de la disponibilité de grands parcours situés hors des territoires de sédentarisation actuels.

Mots-clés : productions animales, ressources naturelles et environnement

 

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