ARTICLE
Auteur(s) : Patrice Djamen Nana1, André
Djonnéwa2, Michel Havard3, Anne
Legile4
1 Service d’appui au développement local
(Sadel-Gie), BP 293, Garoua, Cameroun.
2 Institut de recherche agricole pour le développement
(Irad), Maroua, Cameroun.
3 Cirad – Irad Prasac, BP 1146, Garoua,
Cameroun.
4 Projet Développement paysannal et gestion de terroir
(DPGT), Sodécoton, BP 302, Garoua, Cameroun
La politique de libéralisation de l’économie camerounaise exige des
producteurs ruraux qu’ils s’organisent pour gérer les services dont
ils ont besoin et pour négocier avec les acteurs des filières de
production. Par ailleurs, pour faire face à la concurrence
régionale et internationale, ils doivent améliorer les performances
technico-économiques de leur système de production. La réussite
d’un tel pari passe par le renforcement de leurs capacités de prise
de décision [1]. Cela est encore plus pertinent au Nord-Cameroun où
les agriculteurs n’ont bénéficié que d’un encadrement sectoriel et
dirigiste, assuré principalement par la société de développement de
la culture du coton et axé sur la diffusion des innovations
techniques. Les modèles de vulgarisation des sociétés cotonnières
d’Afrique francophone et du système « Formation et
visites » prévalent [2]. Ils accordent peu de place au
renforcement des capacités des producteurs qui restent attentistes,
et peu enclins à formuler de réelles demandes d’appui et
conseil.
En réponse à cette lacune, une méthode de conseil qui prend en
compte l’ensemble de la situation d’une exploitation et cherche, en
dialogue avec l’agriculteur, à établir une trajectoire
d’amélioration sur plusieurs années [3], a été mise en œuvre par
l’Institut de la recherche agricole pour le développement (Irad)
dans le cadre du Pôle régional de recherche appliquée au
développement des savanes d’Afrique Centrale (Prasac). Après une
description de cette démarche et une discussion des premiers
résultats obtenus, des enseignements sont tirés et de nouvelles
questions sont posées sur la démarche et les conditions de sa
diffusion.
Contexte et méthodologie
L’insuffisance des connaissances sur les exploitations agricoles
en général, et les difficultés des paysans à exprimer des demandes
d’appui et conseil, en dehors des doléances habituelles sur les
crédits, les intrants, le matériel agricole, etc. nous ont amenés à
réaliser simultanément des études diagnostic sur les exploitations
agricoles et à tester une démarche de conseil aux exploitations
familiales (CEF). Ces études et cette démarche de recherche-action
ont permis de caractériser le fonctionnement des exploitations et
les besoins d’appui et conseil, éléments de construction de la
démarche CEF.
Des études diagnostic sur les exploitations agricoles
De ces études, il ressort que la majorité des exploitations sont
de type familial et de petite taille (6 personnes dont
3 actifs). Moins de 30 % des producteurs sont équipés en
traction animale, les superficies cultivées sont donc relativement
faibles : 2,2 hectares, dont 30 % en cotonnier [4].
L’élevage est peu développé et il concerne surtout les caprins.
Ces systèmes de production ne permettent pas de satisfaire
pleinement les paysans : 50 à 60 % ne produisent pas
assez de céréales pour nourrir leur famille [5], et leurs revenus
monétaires sont limités (entre 200 000 FCFA1 et 300 000 FCFA). Ils proviennent
pour environ 2/3 de la vente de coton, et 1/5 des activités
extra-agricoles [6].
La prédominance de l’incertitude sur la prévision dans les
pratiques de gestion est significative de ces difficultés. Les
décisions s’envisagent souvent en réponse à des opportunités et/ou
contraintes ponctuelles [7].
De fait, les producteurs attendent la solution technique
« clés en main », garante d’une augmentation de
production. Les études réalisées montrent qu’il est important de
développer leur capacité de diagnostic, y compris pour mieux
valoriser les innovations techniques et donc améliorer la
rentabilité technico-économique de leurs exploitations.
11 = 655,97 FCFA.
Une activité de recherche pour l’action
En réponse aux besoins mis en évidence ci-dessus, une démarche
de CEF, inspirée d’expériences menées au Burkina Faso dans un
contexte similaire [3, 8] a été élaborée en 1999 par l’Irad dans le
cadre du Prasac [7], en partenariat avec le projet
« Développement paysannal et gestion des terroirs »
(Dpgt). L’implication du Dpgt a permis de tester la méthode à
grande échelle, et d’initier la réflexion sur sa diffusion.
À partir de 2001 (année 3 de l’expérimentation de la démarche), le
Prasac a lancé des études d’impact du CEF en comparant les
caractéristiques et performances des exploitations bénéficiant du
CEF à celles de l’ensemble des exploitations des mêmes villages
[9].
Résultats et discussions
Au bout de quatre ans de travaux, le contenu d’un CEF adapté au
contexte du Nord-Cameroun a pu être précisé, et est à l’origine de
nouvelles questions de recherche.
Une démarche d’aide à la décision progressive
L’objectif de cette démarche est de susciter la réflexion des
producteurs : analyse de leurs pratiques, et développement de
raisonnements fondés sur la mesure, le calcul (en particulier
économique) et la prévision. Pour y parvenir, un programme souple
et progressif est proposé sur trois ans (figure 1). Il va de la
formation aux bases de la gestion (année 1), à la définition et
l’utilisation d’indicateurs technico-économiques (année 2) pour
aboutir en année 3 au conseil à l’exploitation stricto
sensu.
Année 1 : Formation des producteurs aux bases de la
gestion
Cette formation est bâtie autour de trois modules (sécurité
alimentaire, gestion de la trésorerie et programme prévisionnel de
la campagne agricole) conçus pour amener les producteurs à intégrer
la mesure et la prévision dans leurs pratiques.
Le module « sécurité alimentaire » vise à aider les
paysans à couvrir les besoins alimentaires de leur famille toute
l’année.
Cela revient à les aider à déterminer précisément leurs besoins et
leurs ressources. En effet, faute de mesure, peu de producteurs ont
une idée exacte de leurs besoins : chaque jour, on prélève le
mil dans le grenier, et quand tout est fini, on se débrouille. Il
en résulte des situations de disette, même dans les exploitations
(22 % des cas) produisant suffisamment [5]. Les producteurs
tirant l’essentiel de leurs ressources de l’agriculture, la
production vivrière détermine les quantités disponibles pour
l’alimentation.
La comparaison besoins/ressources permet donc d’envisager à temps
des solutions alternatives pour les périodes de déficit. Les
nouvelles connaissances acquises provoquent des changements de
pratiques [9]. La mesure et la prévision rentrent progressivement
dans le processus de prise de décision (« Désormais, je sais
que ma famille a besoin de 7 tasses de maïs par jour »)
[5]. Soixante-quinze pour cent des producteurs bénéficiant du CEF
estiment qu’ils gèrent mieux leurs récoltes, en réduisant les
gaspillages et ventes intempestives à la période des récoltes [9].
Des résultats similaires ont été obtenus en zone cotonnière du
Burkina Faso [8]. Ainsi, les exploitations déficitaires achètent le
complément de céréales à la vente du coton. Dans les familles
dégageant des surplus de production, les ventes sont planifiées de
manière à en tirer le meilleur parti.
Le module « élaboration d’un programme prévisionnel pour la
campagne agricole » a pour objectifs d’aider le paysan à
raisonner son assolement par rapport aux besoins alimentaires et
monétaires identifiés précédemment, et à rechercher l’adéquation
entre les ressources disponibles dans son exploitation
(main-d’œuvre familiale, trésorerie, matériels, etc.) et les
besoins nécessaires à la conduite des cultures. Plus de 80 %
des producteurs bénéficiant du CEF ont élaboré un programme
prévisionnel pour la campagne agricole [9]. Cela leur a permis de
mieux conduire les cultures et de réaliser les opérations à temps,
la prévision et l’acquisition des intrants ayant été faites à
l’avance. Dans plus de 50 % des cas, la définition de
l’assolement tient davantage compte des besoins à couvrir et des
ressources disponibles, de la force de travail notamment.
Année 2 : Initiation aux analyses
technico-économiques
En année 2, les producteurs consolident les acquis de la
première année pour la maîtrise des outils de mesure et de
prévision et améliorent leurs capacités de diagnostic. Les données
collectées en année 1 par les producteurs lors du suivi
technico-économique des cultures sont utilisées en année 2 pour
l’initiation aux analyses technico-économiques. Il s’agit
de :
– l’initiation au calcul économique en effectuant un compte
recettes-dépenses par culture ;
– la comparaison pour les principales cultures des résultats
obtenus par les producteurs formés aux référentiels techniques
régionaux afin de savoir où se situent leurs atouts et leurs
insuffisances et les aider à opérer les ajustements adéquats.
Avec cet exercice, les paysans perçoivent mieux l’impact de leurs
pratiques sur leurs résultats et comprennent que tout ne relève pas
de la fatalité, certaines choses pouvant être faites autrement et
mieux.
En raison de la jeunesse de l’expérience, l’impact du CEF sur les
performances technico-économiques des exploitations ne pourra être
apprécié qu’à moyen, voire long terme. Les études d’impact menées à
ce jour [9] montrent que les exploitations participant au CEF
obtiennent de meilleurs résultats économiques (tableau 1) . Mais on ne peut pas distinguer
les effets induits par cette démarche d’appui-conseil des effets
dus peut-être aux caractéristiques particulières des exploitations
participant à cette expérience (exploitation mieux équipée,
surface/actif plus grande, etc.).
Tableau 1. Caractéristiques
comparées des exploitations en CEF et celles des terroirs
Prasac.
Table 1. Main characteristics of farm receiving MAFF
compared to the general average of the farms of Prasac
villages.
|
Exploitations en CEF |
Moyenne générale des exploitations |
| Âges CE (années) |
34 |
43 |
| Nombre actifs/personne |
3,5/7,2 |
3,1/5,5 |
| CE scolarisés |
≥ Classe de CM1
(en %) |
71 |
32 |
| Total scolarisé
(%) |
82 |
44 |
| Assolement |
Sup. cultivée
(ha) |
3,2 |
2,2 |
| Coton (%) |
31 |
30 |
| Céréales
(%) |
42 |
56 |
| Propriétaires TA (%) |
47 |
37 |
| Élevage |
Bovins |
0,9 |
0,7 |
| Petits
ruminants |
4,5 |
2,9 |
|
Coton |
1 256 |
920 |
| Rendements |
Maïs |
2 400 |
2 000 |
| (Kg/ha) |
Sorgho |
1 100 |
860 |
|
Arachide
(gousses) |
1 400 |
1 400 |
| Production des céréales (Kg/personne/an) |
330 |
250 |
| Valeur monétaire de la production
(FCFA/exploitation) |
440 000* |
320 000* |
| Source |
[1] |
[4] |
CE = chef d’exploitation ; TA = traction
animale 1 ; * 1 = 655,97 FCFA.
Année 3 : le conseil d’exploitation stricto
sensu
Après ce processus d’apprentissage des années 1 et 2, le
conseiller accompagne, en année 3, le producteur dans le choix et
la mise en œuvre des décisions stratégiques correspondant à un plan
de développement de l’exploitation. Compte tenu des spécificités de
chaque exploitation [10], et à la demande de nombreux participants
en deuxième année de CEF, un conseil individualisé a été mis en
place [11]. La majorité des conseils délivrés portent sur le
montage de projets des agriculteurs. Testé pour la première fois
depuis octobre 2001, ce conseil en quatre étapes sur un an
nécessitera ultérieurement des ajustements :
• Étape 1 : Diagnostic de l’exploitation et du (des) projet(s)
de l’agriculteur.
Le conseiller procède avec l’agriculteur à l’analyse des atouts et
des contraintes de son exploitation afin d’établir la pertinence de
son (ses) projet(s).
• Étape 2 : Évaluation du (des) projet(s).
Le conseiller affine l’analyse technico-économique de
l’exploitation et des solutions envisagées par l’agriculteur pour
la réalisation de son (ses) projet(s).
• Étape 3 : Discussion des propositions.
Le conseiller discute avec le producteur des résultats de
l’analyse technico-économique pour lui donner de nouveaux éléments
pour sa prise de décision.
• Étape 4 : Suivi de l’exploitation et évaluation du (des)
projet(s).
Le conseiller accompagne l’agriculteur dans le choix des
ajustements nécessaires pour la réussite du projet. Le suivi lors
de cette étape permet d’apprécier l’impact du (des) projet(s) sur
l’ensemble de l’exploitation.
Des enseignements et des questions
Le CEF implique-t-il de recourir nécessairement à
l’écrit ?
La prise de notes est importante dans le CEF, car il est
hasardeux de poser un diagnostic fiable et de prescrire un conseil
pertinent en absence de données chiffrées exactes. C’est dans ce
sens qu’un carnet contenant des informations sur la structure, les
performances et le programme prévisionnel de l’exploitation a été
proposé aux producteurs chargés de le mettre à jour régulièrement.
Pour le producteur et le conseiller, c’est à la fois un outil de
diagnostic, de gestion et de suivi. En raison du faible taux de
paysans alphabétisés et du caractère progressif de la démarche, la
prise de note était secondaire pendant les années 1 et 2. En
revanche, son importance est capitale pour la mise en place d’un
conseil stratégique à partir de l’année 3 [12], mais le grand
intérêt que le CEF suscite chez les producteurs illettrés suggère
que des outils et méthodes appropriés soient développés pour
eux.
Le public cible
Plus jeunes et bien scolarisés, les producteurs adhérant à cette
démarche sont également mieux équipés, ce qui leur permet de
cultiver plus de superficies. Les producteurs non équipés en
traction animale et couvrant difficilement leurs besoins
alimentaires et monétaires participent moins au CEF. Les
producteurs âgés à la tête d’exploitations en déclin sont quasiment
absents du dispositif. De fait, on constate que le CEF attire
prioritairement les exploitants qui « ont quelque chose à
gérer » en termes de surplus alimentaires et monétaires ;
ce sont généralement des exploitations jeunes en phase de
croissance, ou ayant des revenus extra-agricoles élevés, ou encore
de grandes exploitations d’agro-éleveurs bien équipés en traction
animale et capitalisant dans l’élevage. Les producteurs non équipés
en traction animale et couvrant difficilement leurs besoins
alimentaires et monétaires participent moins au CEF. Les non
alphabétisés représentent 18 % des effectifs en CEF, et
44 % de l’ensemble des paysans.
Conseil de groupe ou conseil individuel
L’animation de groupe durant la période de formation permet un
gain de temps et prépare les producteurs à l’utilisation
individuelle des outils de gestion, chaque producteur devant
appliquer à son propre cas les connaissances acquises. Les groupes
CEF étant constitués sur l’unique critère du volontariat,
l’hétérogénéité qui en résulte favorise les échanges d’expériences
entre les différentes catégories d’exploitations. En revanche, des
difficultés liées à la différence de niveau de scolarisation sont
observées pour ce qui est du suivi et de la progression harmonieuse
du groupe. La mise en place du conseil individuel doit ensuite être
réservée à l’élaboration et au suivi de projets lorsque les
producteurs sont amenés à faire des choix importants
(investissement, réorientation, etc.) L’animation des groupes
d’exploitants reste un élément important pour la réussite de la
démarche.
CEF et innovations techniques
En fonction des diagnostics réalisés, la démarche CEF peut
intégrer des questions techniques liées aux processus de production
ou à la gestion des ressources naturelles. Des actions techniques
(formation, expérimentation, démonstration) sont réalisées sous le
contrôle des paysans. C’est un changement important pour ces
derniers qui se considèrent habituellement comme des manœuvres pour
les expérimentations qu’ils réalisent avec la recherche et le
développement. Ces actions techniques permettent d’ouvrir et de
développer le champ de références techniques des paysans,
d’accélérer leur appropriation de la démarche (changements de
pratiques) et de renforcer leur adhésion par l’apport d’éléments
concrets (tests, démonstrations). Ces actions portaient surtout sur
la multiplication des semences, les tests et démonstrations
d’équipements, les expérimentations sur la fumure organique,
etc.
Les animateurs/conseillers : de la prescription à l’aide à
la décision
Les conseillers sont au cœur du dispositif car ils assurent les
fonctions de formateurs, d’animateurs (au niveau du groupe), de
facilitateur et de conseiller (tableau
2). Doté d’une expérience de terrain, le conseiller doit
posséder des connaissances pratiques en agronomie générale et de
bonnes aptitudes pédagogiques lui permettant de réaliser un travail
d’écoute et de diagnostic.
Tableau 2. Les tâches et activités
d’un animateur/conseiller aux exploitations familiales ([12]).
Table 2. Activities of a farms’ extension agent
(counselors) ([12]).
| Animation |
Formation |
Vulgarisation |
Conseil |
- Aide à la
constitution des groupes
- Animation des groupes de paysans
- Organisation des sessions thématiques |
- Formation des
groupes de paysans aux bases de la gestion et aux analyses
technico-économiques
- Formation des paysans relais |
- Présentation
et discussion des fiches techniques
- Actions techniques (multiplication des semences, utilisation
fumure organique, etc.)
- Démonstration et tests d’équipements de traction animale
- Introduction d’innovations
- Organisation de visites d’échanges |
- Diagnostic
d’exploitation
- Conseil tactique (préparation de la campagne agricole)
- Conseil stratégique (aide au montage et au suivi
technico-économique des projets d’investissements) |
Un animateur de niveau scolaire moyen – Brevet d’études du
premier cycle (BEPC) – peut prendre en charge les programmes
des deux premières années. En revanche, le programme de l’année
3 requiert des conseillers de niveau Bac + 2 au
moins. Dans la perspective de la diffusion de la démarche et donc
de la capacité du monde rural à financer ce service, on peut
imaginer des animateurs/conseillers travaillant à temps plein avec
4 à 6 groupes d’une vingtaine de participants. Le
conseiller spécialisé dans le conseil stratégique interviendrait de
façon ponctuelle dans quelques exploitations et participerait à
l’animation de l’ensemble du dispositif (tableau
2).
Conclusion
La démarche proposée pour renforcer les capacités de prise de
décision des producteurs du Nord-Cameroun repose sur la formation
aux bases de la gestion et le développement du conseil stratégique
aux exploitations agricoles. Mise en œuvre par des
animateurs/conseillers, cette démarche progressive sur trois ans
suscite un vif intérêt chez les producteurs dynamiques et soucieux
d’améliorer leurs performances. C’est une démarche itérative et
interactive où le conseiller aide le producteur à trouver la
« paire de souliers qui lui convient » [13]. Les premiers
effets sur les pratiques paysannes se traduisent par l’intégration
de la mesure et de la prévision dans le processus de prise de
décision. Les outils et méthodes sont à parfaire, notamment pour
une meilleure prise en compte des producteurs non alphabétisés. En
outre, des réflexions sont à initier au sujet du financement et de
la diffusion du conseil aux exploitations familiales n
Références
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Research and Extension “Local Identities and Globalization”.
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(Cameroun) : Faculté d’agronomie et des sciences agricoles,
2000 ; 70 p + annexes.
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la décision pour les exploitations agricoles du Nord-Cameroun.
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1999 : 81-93.
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outil de vulgarisation. Agriculture et Développement
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Dschang (Cameroun) : Faculté d’agronomie et des sciences
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Guide à l’usage des agents de développement et des responsables de
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théoriques et méthodologiques. Dijon : Enesad-Cnerta,
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Irad -- Dpgt : Bilan des actions de la campagne
2000-2001. 24-26 septembre 2001. Garoua (Cameroun) :
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13. Parent D. La vulgarisation agricole en trois
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