ARTICLE
Auteur(s) : Jean Sibiri
Zoundi1, Karim Hussein2, Léonidas
Hitimana3
1Institut de l’environnement et de recherches
agricoles (Inera), 04 BP 8645, Ouagadougou 04 Burkina Faso
2Organisation de coopération et de développement
économiques (OCDE), 2, rue André Pascal, 75775 Paris cedex 16
France
3Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest/Organisation
de coopération et de développement économiques (OCDE), 2, rue André
Pascal, 75775 Paris cedex 16 France
La culture du coton joue depuis des décennies un rôle important
dans l’économie des pays ouest-africains. En 2003, le coton
représentait environ 51 % des recettes totales d’exportation
pour le Burkina Faso ; 37 % pour le Bénin ;
36 % pour le Tchad ; et 25 % pour le Mali [1]. Selon
le Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO), l’importance
stratégique du coton en Afrique de l’Ouest et du Centre se situe à
trois niveaux : i) l’activité de production est assurée
par 2 à 3 millions de petites exploitations familiales de
2 à 10 hectares ; ii) le coton constitue la principale
source de devises pour plusieurs pays de la région ; iii) il
existe un lien entre la production de coton et celle des céréales
dans la région [1].Face à l’instabilité des prix et à la
concurrence des fibres synthétiques [2], certains analystes
[3] estiment que l’innovation agricole peut permettre aux
producteurs de faire face aux défis de la compétitivité et de la
durabilité.Toutefois, les réformes en cours dans la région en
matière de libéralisation et de privatisation des filières
cotonnières suscitent quelques questions aux services de la
recherche et de la vulgarisation quant à l’accès des
« cotonculteurs ». Est-il possible pour les producteurs,
dans un tel contexte, de participer à l’innovation agricole ?
La présente étude analyse cette question à partir de consultations
et d’études de cas réalisées au Burkina Faso et au Mali.
Cadre analytique, méthode et approche
La collecte des données a été faite à partir de consultations avec
des acteurs variés comprenant des organisations paysannes, des
structures de vulgarisation, des sociétés cotonnières, des
opérateurs privés intervenant dans la filière, des décideurs
politiques. Ces informations ont été complétées par une revue de la
littérature existante dans le sous-secteur et notamment des
nombreux travaux réalisés par le CSAO [1].
Le concept d’« innovation agricole » intègre à la
fois : i) des changements matériels concernant par exemple les
semences végétales ou animales ; ii) des évolutions
institutionnelles, sociales ou organisationnelles concernant
l’organisation des producteurs, des circuits de distribution des
intrants ou de commercialisation ; iii) des évolutions
conceptuelles en termes de connaissances et règles de décision
concernant les systèmes de culture ou d’élevage.
Dans la présente étude, le champ d’analyse a été circonscrit aux
changements matériels, aux connaissances et aux pratiques
agricoles. L’investigation s’est focalisée sur l’accès des
producteurs aux services de la recherche ou de conseil agricole ou
à des facteurs matériels comme les intrants. Elle a également
reposé sur le concept que les producteurs sont les véritables
acteurs du processus social d’innovation en faisant évoluer leurs
pratiques de culture et d’élevage, en modifiant leurs calendriers,
en recourant plus ou moins à des intrants externes…, en somme en
prenant des risques.
Résultats et discussion
Caractéristiques générales des réformes
Dans le passé, le sous-secteur coton était considéré comme un
modèle de « révolution technologique » ou d’accès des
producteurs au progrès technique. Cela résultait de la conjonction
de trois principaux facteurs.
1. Une recherche-développement orientée vers la demande des
acteurs de la filière. Plusieurs mécanismes comprenant des
concertations périodiques étaient institués entre la recherche, les
sociétés cotonnières et les producteurs. Ces concertations élargies
permettaient un meilleur pilotage des activités de la
recherche-développement à travers l’élaboration et la réalisation
de contrats-programmes. Au Mali par exemple, ces échanges
périodiques impliquaient la Compagnie malienne de développement des
textiles (CMDT), l’Office de la haute vallée du Niger (OHVN) et
l’Institut d’économie rurale (IER).
2. Un conseil agricole rapproché offert par les sociétés
cotonnières. Cet appui-conseil prenait en compte le système coton
dans son ensemble en vulgarisant des techniques concernant toutes
les productions (coton, céréales, oléagineux, élevage…). Au Mali,
près de 1 000 agents étaient engagés avant la restructuration,
soit un ratio de 1 agent pour 250-300 exploitations
agricoles.
3. Des services efficients en amont et en aval de la production.
L’amont de la production dans le sous-secteur coton était
entièrement géré par les sociétés cotonnières qui s’occupaient de
l’approvisionnement en intrants et équipements, de l’accès au
crédit pour les autres activités telles que l’élevage. La
construction et l’entretien du réseau routier ont également
facilité la commercialisation des autres produits agricoles.
Les résultats de nos enquêtes indiquent que les réformes sont
mises en œuvre à des degrés divers selon les pays. Au Burkina Faso,
où elles sont les plus avancées (tableau 1( Tableau 1 )), elles ont entraîné une redéfinition
des rôles entre les acteurs en matière d’offre de services
agricoles. Dans ce pays, les réformes profondes sont intervenues à
un moment où les producteurs disposaient d’une organisation
professionnelle suffisamment structurée, l’Union nationale des
producteurs de coton (Unpc-B). Cette organisation a participé
activement au processus de privatisation des zones Centre et Est et
détient des parts sociales dans les trois sociétés cotonnières. La
situation est différente au Mali (encadré 1) où l’appui à
l’émergence d’une organisation de producteurs de coton constitue un
des objectifs de la mission de restructuration.
Quel que soit l’état d’avancement des réformes, la tendance
générale est la volonté affichée d’accorder plus de pouvoir de
décision aux producteurs au sein de la filière.
Tableau 1 Réformes de la recherche et du conseil
agricole au sein de la filière coton au Burkina Faso.Table 1.
Reforms of agricultural research and extension services within the
Burkina Faso cotton subsector.
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Fonctions
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Avant la libéralisation (avant 1990)
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Situation actuelle (jusqu’en 2004)
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Situation envisagée avec l’entrée en scène des nouvelles
sociétés
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1. Recherche-Développement (RD)
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État à travers l’Institut de recherche et organismes de
développement rural
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(i). État (Inera) pour la recherche et Sofitex pour le
développement
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(i). État (Inera) pour la recherche et sociétés cotonnières pour le
développement
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(ii). Implication des producteurs dans la validation du contenu de
la RD via le comité de gestion
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(ii). Rôle plus marqué des producteurs dans la définition de la RD
à travers l’interprofession
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2. Organisation de la production et de la distribution des
semences
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(i). État (Inera) pour la production de semences de base
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(i). État (Inera) pour la production de semences de base
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(i). État (Inera) pour la production de semences de base
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(ii). Réseaux de producteurs de semences certifiées de la
Sofitex
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(ii). Réseaux de producteurs de semences certifiées de la
Sofitex
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(ii). Réseaux de producteurs de semences certifiées
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3. Appui-conseil (vulgarisation)
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État à travers les structures décentralisées de développement
rural
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(i). Sofitex pour le conseil technico-économique
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(i). Sociétés cotonnières pour le conseil technico-économique
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(ii). Producteurs pour le conseil en gestion économique et
financière (Coges)
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(ii). Renforcement du rôle des producteurs pour le Coges
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4. Approvisionnement et gestion des intrants
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Sofitex en charge de la commande et de la distribution des
intrants
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(i). Participation des producteurs à la décision pour la commande
des intrants
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(i). Participation des producteurs à la décision pour la commande
des intrants
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(ii). Responsabilisation des producteurs pour les intrants
céréales
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(ii). Renforcement de la responsabilisation des producteurs pour
les intrants céréales
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(iii). Mise en place de règles communes pour les sociétés
cotonnières
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Les réformes et leurs conséquences sur le système d’innovation
agricole
Génération de technologies innovantes dans le cadre du
« système coton »
Le processus de changement technique a toujours été raisonné en
termes de « système coton » [4]. Ainsi, les
« paquets technologiques » sont généralement bâtis autour
de techniques d’assolement-rotation coton-céréales-légumineuses
avec une intégration de l’élevage. Ce dernier procure la force de
traction et les fertilisants organiques [1, 5]. Les résultats
de l’étude indiquent ainsi une relation étroite entre l’évolution
des superficies de cotonnier et celles des céréales, notamment le
maïs (( figure 1
)), et des tendances similaires ont été observées pour les
superficies cultivées. Au Burkina Faso par exemple, les résultats
de la campagne agricole 2003 indiquent que la zone cotonnière
de l’Ouest qui compte 16 provinces sur un total de 45, a
fourni à elle seule 84 % des quantités totales de maïs-grain.
Le sous-secteur coton présente donc un effet d’entraînement pour
les autres cultures telles que les céréales et des études récentes
confirment cette tendance [1].
En termes de conséquences de la libéralisation, les résultats de
l’étude indiquent que pour le moment, le système d’invention des
technologies demeure lié à la demande des
« cotonculteurs ». Ainsi, les différents mécanismes mis
en place, tels les comités de gestion de la filière, constituent
des cadres de validation des contrats budget-programmes de
recherche-développement prenant en compte les desiderata des
producteurs.
Toutefois, une privatisation de la recherche avec la
libéralisation totale de la filière aurait pour conséquences
directes l’affectation des coûts réels de la création des
techniques innovantes sur les revenus des producteurs. Cette
situation limiterait l’accès des producteurs les plus démunis à ces
techniques, avec de possibles répercussions sur les céréales en
raison de leur lien étroit avec la culture du coton. Cela poserait
surtout la question de la sécurité alimentaire dans les pays où
l’essentiel de la production céréalière est réalisé dans les zones
cotonnières.
Appui et conseil agricole
Une conséquence perceptible des réformes intervenues dans le
sous-secteur coton est la tendance à la privatisation des services
de conseil agricole (formations, information sur les marchés) et de
facilitation de l’accès aux intrants. Au Burkina Faso, cela s’est
limité au conseil en gestion économique. Ainsi, l’Unpc-B
expérimente le conseil en gestion économique (Coges), ce qui a
permis d’assainir la situation financière des groupements de
producteurs de coton (Gpc). L’opération soutenue par l’Agence
française de développement (AFD) à travers le projet d’appui aux
organisations professionnelles de coton (Pa/Opc), prévoit une prise
en charge progressive des salaires des conseillers par l’Unpc-B.
Dans le cas du Mali, la privatisation envisagée concerne
l’appui-conseil agricole de façon générale et sa mise en œuvre
suscite quelques interrogations (encadré 1).
Ainsi, le retrait du conseil agricole du mandat des sociétés
cotonnières constitue un risque d’abandon du concept de filière
intégrée pour lequel la responsabilité des sociétés allait de la
production à la commercialisation.
L’analyse de la situation du passé révèle que l’appui-conseil
agricole rapproché a joué un rôle déterminant dans le succès
technologique au niveau des zones cotonnières. Ainsi, les
inquiétudes suscitées par les réformes encore inachevées au Mali,
poussent la réflexion pour une alternative qui serait une
responsabilité entière des producteurs dans la gestion du conseil
agricole. Même si cela donnait du pouvoir aux producteurs, le
risque perceptible est celui de la bureaucratisation et de la
dispersion des énergies des organisations de producteurs au
détriment d’enjeux plus stratégiques liés aux politiques agricoles.
Une telle option nécessiterait également un renforcement des
capacités des producteurs pour gérer correctement cette fonction,
notamment en matière d’encadrement et d’évaluation des conseillers
agricoles.
Accès aux intrants
Les résultats de l’étude indiquent également qu’un des éléments
importants des réformes a été la responsabilisation des producteurs
pour l’approvisionnement en intrants. Si pour le coton, on observe
encore une implication partielle des sociétés cotonnières, la
tendance est à la responsabilisation entière des producteurs pour
les intrants céréales, que l’Unpc-B expérimente depuis 2001 au
Burkina Faso.
Débutée au cours de la campagne agricole 2001-2002 avec un
budget de 600 millions de Francs CFA1, l’opération a atteint des budgets de 4,207
et 3,485 milliards de F CFA, respectivement en 2002-2003
et en 2003-2004. Le taux d’intérêt du prêt contracté auprès des
banques est passé, lui, de 11 % à 9 % grâce à la capacité
de négociation de l’UNPC-B. Les taux de remboursement ont été de
100 % et de 98 % pour les deux premières campagnes, ce
qui a accru la confiance des partenaires financiers [6].
Au-delà du succès rencontré en termes de mobilisation des
ressources financières et de récupération des crédits auprès des
producteurs, l’enseignement majeur est que l’opération concerne des
produits agricoles ne bénéficiant pas pour le moment de débouchés
ni de prix rémunérateurs garantis.
L’expérience révèle ainsi qu’un accompagnement institutionnel
des producteurs dans la durée apparaissait nécessaire, notamment en
ce qui concerne la recherche de marchés rémunérateurs pour les
produits céréaliers.
Si l’analyse des situations vécues au Mali et au Burkina Faso
conclut à l’existence d’une volonté de responsabiliser les
producteurs, celle-ci n’a pas été suivie d’un accompagnement pour
le renforcement durable des capacités [7]. L’opération
d’approvisionnement des producteurs en intrants céréaliers par
l’Unpc-B au Burkina Faso, par exemple, a été développée sans aucune
action particulière de renforcement organisationnel telle que la
mise en place de coopératives de services pour la gestion des
intrants ou la recherche de marchés porteurs pour les céréales.
Ainsi, si les producteurs ne disposent pas de capacités suffisantes
pour accéder aux intrants nécessaires à la mise en œuvre de
nouvelles connaissances, cela affectera négativement l’innovation
agricole dans le sous-secteur coton.
Conclusion
L’élément encourageant des réformes est la volonté affichée
d’accorder plus de place aux producteurs au sein de la filière.
Pour la création des technologies, tout laisse croire que la
privatisation de la recherche cotonnière n’est pas pour le moment à
l’ordre du jour. Mais cette éventualité poserait la question de
l’équité sociale, c’est-à-dire celle de l’accès égal des
producteurs démunis et vulnérables aux informations sur les
techniques innovantes susceptibles d’améliorer leur productivité.
Pour le conseil agricole, les débats futurs concerneront le
transfert progressif de cette fonction aux producteurs et aux
opérateurs privés. Le passage de cette fonction sous la gestion des
producteurs nécessite néanmoins une approche progressive et
prudente, au fur et à mesure qu’ils acquièrent les capacités
requises.
Ainsi, que ce soit pour l’accès au conseil agricole ou aux
intrants nécessaires à la diffusion des innovations, un
renforcement dans la durée des capacités institutionnelles des
organisations professionnelles s’avère nécessaire dans ce nouveau
contexte de libéralisation/privatisation des filières
cotonnières.
Références
1 Hussein K, Hitimana L, Perret C. Economic and
social importance of cotton production and trade in West
Africa : Role of cotton in regional development, trade and
livelihoods. SAH/D (2ws) 556. Paris : Sahel and West Africa
Club Secretariat (SWAC/OECD), 2005.
2 Miroudot S. Quel avenir pour l’initiative sectorielle en
faveur du coton après l’échec de Cancun?. Paris : Institut des
sciences politiques, 2004.
3 Fok M. Préserver un futur au coton africain :
Revendication légitime d’équité dans les échanges mondiaux ne sera
pas suffisante. Rapport de recherche. Montpellier : Centre de
coopération internationale en recherche agronomique pour le
développement, Département des cultures annuelles-Programme Coton,
2003. wwww.cirad.fr/presentation/programmes/coton/fok.pdf.
4 Zoundi SJ. Processus d’innovation dans le sous-secteur coton
en Afrique de l’Ouest : enjeux et défis pour les producteurs
dans un contexte de libéralisation/privatisation de la filière
coton. Ouagadougou (Burkina Faso) : Réseau des organisations
paysannes et des producteurs agricoles de l’Afrique de l’Ouest
(Roppa), 2004.
5 Berger M, Belem PC, Dakouo D, Hien V. Le
maintien de la fertilité des sols dans l’Ouest du Burkina Faso et
la nécessité de l’intégration agriculture-élevage. Cot Fib Trop
1987 ; XIII : 201-11.
6 Ouédraogo D. Lauby/Samandoulgou L, Ouédraogo D. Situation des
lieux, enjeux et perspectives de l’opération « Intrants
Céréales » de l’Union nationale des producteurs de coton du
Burkina. Rapport définitif. Ouagadougou (Burkina Faso) :
Ministère de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources
halieutiques (MAHRH) ; Projet d’appui aux organisations de
producteurs de coton (PA-OPC) ; Union nationale des
producteurs de coton du Burkina (UNPC-B), 2004.
7 Zoundi SJ, Hitimana L, Hussein K. Économie
familiale et innovation agricole en Afrique de l’Ouest : vers
de nouveaux partenariats. Document de synthèse. SAH/D (2005)550.
Paris : Secrétariat du Club du Sahel et de l’Afrique de
l’Ouest (SCSAO). Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest (CSAO),
2005.
1 1 euro = 655, 96 F CFA.
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